lundi 28 décembre 2009

Rituel purificateur


On se prépare comme des ados qui s’en vont à leur troisième danse ou comme les Cariocas pour le mois de Février !
On shoppe no petits kits, on se fait beaux et belles.
On va même étirer nos couleurs Cubaines à l’Île aux tubes.
On s’assure d’avoir tout ce qu’il faut sous la main en terme de noix de cola, de taurine et de Tylénol sinus Jour pour le speed légal.
On redouble d’ardeur au gym et au Yoga pour être tight le soir S.

On est superficiels ou on l'est pas ! On flash ou pas !
C’est qu’on risque d’enlever nos t-shirt parce qu’il fera trop chaud.
C’est qu’on risque de danser onze heures vous comprenez ?!?!
Faut pas nous juger !

Pendant que certains « full » le bar, préparent la bouffe, font des playlist de rigodons, préparent la chambre d’amis pour la visite venue de loin, ne savent plus quelle émission-revue-de-l’année ils regarderont et/ou se magasinent un show de musique trad pour faire ça comme dans le bon vieux temps, La Shirley, Zamouri, Matt Le Gaulois et trois autres fabuleuses poulettes se préparent physiquement et mentalement au rite purificateur du 31 Décembre que chaque année nous apporte.

On a choisis notre évènement, ce sera le NÜ LOVE et notre plan B en cas de catastrophe ou d’interruption sera le CONSPIRATION. Peut-être même les deux si on se sent emportés ! Ces évènements là sont toujours difficiles à prédire, on peut vivre le nirvana ou un cauchemar, c’est selon, vaut mieux toujours avoir une autre option sous la main.

Préparation, transport, arrivée vers 11.30 pm, file, fouille, entrée et une dizaine de DJ, deux styles, deux salles, danse, eau vitaminée, vitamines, danse, gens contents, sur leur 36, drogués ou pas, danse, tympans en purée pour trois jours assurés,danse, retour à la maison vers midi, cinq livres en moins, trempe « à lavette », affamée et super crinquée de bonnes vibes, les jambes en marmelade, le cœur plein de joie et la tête qui aura fait son Major-Reset pour commencer l’année 2010 en beauté.

C’est le rituel purificateur, comme je disais, mais c’est surtout la célébration de la vie, pis je vous dis même pas comment j’ai hâââââte pis comment je suis en vie et combien j'ai envie de célébrer !!!!
Comme si j’avais 16 ans, hâte de même !
Oh que …
Oh que …


Je vous en souhaite au moins un de même dans votre vie si vous ne l'avez pas encore fait !

Vous et vos nouveaux 2999 amis en quête d'éden sensoriel, son et lumière, de communion électronique qui fleure bon le Guru et le Red Bull !

Antiseptie à la banalité, ne jamais accepter le drabe !

Je vous souhaite une année 2010 pleine de santé, de mouvance, d'avancements, d'anti-stagnation et de fous rires !

Et pis l'amour évidement ...

mercredi 23 décembre 2009

De Nowel et d'eau fraiche

La Shirley fait partie du groupe de rabat-joie qui ont décidé un de ces quatre de ne plus participer au délire de consommation hystérique du joyeux temps des fêtes, même pas à la version minimisée de l’échange avec budget restreint, nope !

Au pire, en cas de chantage émotif de la part d’un irréductible acquéreur frénétique qui s’attendrait à recevoir un petit quelque chose de ma part, j’ai dans ma manche quatre beaux as en forme de truffes ou de brownies maison emballés soigneusement qui, en général, ravissent même les plus puristes des fêtards !

Mais … les petits enfants, les petits enfants !!! Et ben les petits enfants ils sont déjà enterrés vivants sous une montagne de boites multicolores, entourés de membres de familles trop contents à leur place, qui gazouillent et encouragent aux remerciements et aux bizous forcés … yark ! J’ai participé à cette mascarade un minimum de quatorze ans, mon fils a cru au Père Noël deux ans de plus que ses amis tant mes scénarios furent étoffés et j’ai assassiné mon lot de sapin que j’exposais comme des trophées de chasse d’une Afrique lointaine. Je me suis régalé de la surprise qui fait s’écarquiller les yeux si grands qu’ils risquent de rouler sur le plancher mais tout ça a pris une autre tournure au fil du temps.

Par contre, la Shirley grincheuse et trop conscientisée-ennuyante et empêcheuse de tourner en rond professionnelle, a le sens de la fête, qu’on ne s’y méprenne pas !
Alors, le party a souvent lieu chez elle ou bien elle aide les autres courageux qui voudraient s’aventurer à recevoir leurs smalahs respectives ou le clan au complet sans oublier les amis-esseulés-sans-familles et les nouveaux arrivants et tout ça sans rechigner.

Je dis sans rechigner … c’est faux … Je vous mentirais si je ne vous racontais pas la fois où ma crazy-sista et moé-même nous sommes rebellées contre les célébrations à teneur de Bondieuseries et la session des cantiques chantés à tue-tête, pas dans le rythme, sans musique et avec des paroles alignées de façon douteuses qui faisaient se pâmer les plus âgés du groupe élevés chez les curés et les bonnes soeurs. On comprenait l’élan mélancolique mais on en pouvait plus pareil !!!

Nous n’avons pas fait que pleurnicher, oh non, c’est mal nous connaître, nous sommes arrivées avec la solution à nos maux !!! Ce Noël là en fut un Disco mesdames et messieurs ! Rien de moins !
Toute la famille a participé, costumée, le toupet flipé et le doigt pointé au ciel pour faire honneur à John Travolta, en comptant sur la playlist ultra fournie de Disco hits achetés sur Itunes pour l’occasion!

Ça n’a pas fait que des heureux mais au moins on a cassé la tradition et on a ri un bon coup jusqu’à faire péter les haut-parleurs un peu plus tard en soirée … Presqu'un franc succès quoi …

Je continue de me battre à grand coup de câlins, d’invitations, d’appels à la simplicité et à la joie de vivre pour que cette fête, toute religieuse soit-elle, à l’effigie de ce bon vieux Jésus , de Saint-Nic ou à celle des signes de piastres, en soit une d’échange, de fraternité et d’amour.
Ben oui ! Chuis kétaine hein ?!?

J’ai envie que le 24 et le 25 décembre soit un rassemblement de ceux qui ne se côtoient pas assez durant l’année, qu’on passe la soirée à se mettre au courant des derniers développements, qu’on se conte des jokes, qu’on écoute ce que les autres ont à dire, qu’on se colle dans le salon, qu’on se bourre la face du plat confectionné par d’autres dans la salle à manger, qu’on boive un peu trop pis qu’on soit juste assez feeling pour danser avec not’mononc favori, qu’on joue aux tites autos sur le plancher avec les petites nièces et qu’on aie mal au cœur à cause du vin maison de notre tante qui se voit en Châtelaine millésime et qu’on se colle sur nos amoureux en leur rappelant que sans eux notre vie serait d’un nul, mais d’un nul !

Et quand tout le monde rentre chez eux, allonger ses pattes dans le sofa et flatter la tête de mon Tiku dont je ne pourrai plus abuser autant que je voudrais jusqu’à ce qu’il s’endorme, plein de bouffe, de traces de canabis ingéré discrètement, de restant d’alcool et de la satisfaction du party accompli. À 19 ans c’est important le party accompli !

Noël naissance, Noël partage, Noël accolades et Noël gras, spécial pontage, le tout avec un grand pichet d’eau froide, deux Advil et plein d’amour …

Je vous le souhaite à votre goût, simple ou compliqué, plein de tout ce vous vous souhaitez !!!

Pis je vous aime fort fort ! xxx

La Shirley




lundi 21 décembre 2009

Déni tout inclus : The sequel, part 3


Maintenant qu’on a fait le tour du jardin d’enfant, joué à tous les jeux, on connaît tous nos animatores, là, ça y’est, je crois qu’on est du pour une sortie parascolaire sans drink délavé, sans musique kétaine à tue-tête, sans buffet beige et insipide, là ça y’est on a envie d’un peu d’exercice cérébral.
Bon, je ne parle pas d’un crash course sur la littérature Espagnole du 18eme siècle ici mais bien d’un tour guidé (oui oui !) dans le trésor poussiéreux qu’est la Havanne avec Nina, notre maman du jour.

Une maman extrêmement articulée, chouette et souriante. J’y vais avec mon ti-couple, qui semble fin prêt à sortir le drapeau blanc et qui se retrouve séparé dès la minute où l’on met le pied dans l’autobus climatisé aux accoudoirs graisseux. Je dégote enfin un siège libre, au fond, près des bécosses, à côté d’un monsieur dans la soixantaine esseulé.

Bonjour, moi c’est Michel, Bonjour moi c’est Shirley … Et c’est là qu’une simple journée passée en troupeau soumis se transforme en ce que je considère comme ma plus belle découverte du séjour à Cuba …

Michel … Je ne l’oublierai jamais, je vous le promets !
Il y a en cette vie des gens qui ont de grands moments de courage et Michel fait parti de ce lot de valeureux guerriers.
En une semaine, le bougre a quitté sa femme, pris sa retraite, sorti du garde-robe et décidé de faire le tour du monde après avoir travaillé aux Postes ad vitam aeternam, vidé ses comptes de banque sur les 2 femmes de sa vie, élevé sa fille seul et s’être défendu d’être ce qu’il était pour vrai durant le ¾ de son existence.

Finalement, on a pas tellement écouté ce que nous racontait Nina, on a jasé de ses voyages, des miens, des hommes, de nos enfants, on s’est pris en photos, on a rigolé en masse, on s’est échangé des adresses et quand on s’est fait éjecté sur le parvis de l’église, mes amis sont venus très vite vers moi en me demandant si j’avais besoin d’un sauvetage anti-mononc-téteux et je les ai rassurés en leur disant même que s’ils voulaient enfin être seuls (je fus tout sauf envahissante mais bon …), fallait pas se gêner, au contraire, je venais tout juste de le décorer de la médaille « you-me-friends » pour la journée !

Ah …
Ah bon … j’ai senti un petit vent froid. Pas que je ne les aimais plus mais j’avais enfin un ami pour jouer et souriant par-dessus le marché !!! Tant pis pour le courant d’air, ils allaient devoir s’endurer, c’est que c’est pratique une amie, ça empêche les débordements et faut se tenir un peu mais là ça y’est, je ne servirais pas d’abri-nucléaire aujourd’hui, j’ai rendez-vous dans le coin bricolage avec un nouveau pote !

Le musée du rhum, le Capitol, la Viega Habanah avec ses quêteux déguisés en Cubains-typiques qui fument des cigares gigantesques en plastique, son square plein de livres poussiéreux, les fameuses bagnoles des années 50 qui NE ROULENT PAS TOUTES, j’aimerais le préciser, elles ornent les devantures de restos, la place de la révolucionne qui célèbre la grandeur d’un meurtrier sanguinaire aux airs de jeune premier, mort en martyr, qui fait vendre des t-shirts aux effluves de rébellion, la place centrale qui se fait renipper à grand coup de pinceau et le restaurant qui nous a enfin servi un repas digne de ce nom furent partagés avec simplicité et convivialité pendant que le reste du troupeau Québécois passait des remarques navrantes et déconcertantes de niaiserie …
Si un jour j’ai un pays, faudra faire quelque chose avec ses habitants …

On s’est laissé plein d’adieux sincères à l’arrivée de l’hôtel, je m’ennuyais déjà quand, au bar, je me suis commandé un Pina Colada pour se remettre dans l’esprit du party obligatoire (ou presque) et après avoir rejoint mes comparses à l’animacionne du Jeudi, j’ai émis l’envie de sortir shaker what God gave me un peu plus tard en soirée et mon plan fut accueilli comme si je proposais d’aller jouer au croquet avec le troupeau d’Allemand saoul du resort …
Ok d’abord ! J’irai seule avec mes bergers de cheptel jeunes et dynamiques.
C’est quand même l’avant-dernière soirée pour sortir !!!

Le reste de la soirée s’est déroulé comme une série d’actes manqués que je n’expliquerai pas because la dignité en prendrait un sale coup et je perdrais surement mes deux amis que j’aime et que j’ai déjà gaffé sur ce blog et qu’on ne m’y reprendra plus et que de toute façon c’est pas de vos affaires !

J’ai surtout passé un lendemain seule sans amis à repousser Alex le life-guard, Bob et ses bonbons, Monsieur-l’Île-aux-coudres saoul à dix heures am, le Bourlingueur français aux airs de « roady » d’Offenbach et à la verbo-motion de style Kalashnikow, jaser avec le couple Hollandais brulé au troisième degré en burn-out et philosophé avec Mathew de Vancouver, dix-huit ans, pot-head professionnel et franchement adorable.
Quand mes deux potes ont finalement émergé, j’ai bien soupesé l’aura de drame et je n’ai pas passé de remarque à part ceci :

« Je vous aime tendrement tous les deux et je vous confirme que vous n’allez pas du tout bien ensemble.»

La suite fut simple, souper insipide, empaquetage de valises, derniers drinks, adieux sans convictions, bizous au barman qui faisait les meilleurs cafés, achat de rhum et de cigares, aéroport enfumé, attente, confessions d’autres touristes sur leur séjour, appréciations et défaveurs, matantes de Trois-Rivières qui se vantaient que ça couterait cher à leurs maris, pas de Michel à l’horizon …

C’est que je l’aurais bien revu celui-là …

Mais comme on s’était si bien dit tous les deux, tous les chemins mènent au rhum …
On s'y recroisera surement ...
Si j’y retourne, je n’irai qu’à la Havane apprendre la salsa Cubaine plus sérieusement, c’est leur seule légèreté.
Jespère seulement y recroiser mon coup de foudre platonique qui me fait réaliser encore et encore qu'il n'y a rien comme de faire ce qui nous rend heureux, quelqu'en soit le prix !


mercredi 16 décembre 2009

Leçon de féminité

C'est encore, à ce jour, le plus fort, la plus forte, arrangez ça comme vous voulez ...

Mais avant de chanter et de faire des spectacles, Rupaul était le Cat-walker des plus grands couturiers pour les plus grands défilés à travers le monde.

C'était la minute ultra superficielle de Miss Shirley, admiratrice du International Glow !

Déni tout-inclus, the Sequel part.2

Il y aura eu durant ce séjour quelques activités autres que les vagues, l’eau salée, l’alcool à volonté et les travaux de boyaux intestinaux louches, et oui !
Vous aurez été prévenus, pas moyen de s’ennuyer dans les tout-inclus, du matin au soir on vous enrôle dans un tourbillon d’occupations qui vous donnera, tout au plus, quelque chose à raconter en revenant !

Par un beau Mardi soir après un spectacle burlesque mettant en vedette les locataires du très chic Kawama resort, les chouettes copains de l’Animacionne nous annoncent que nous allons à la Discoteca Mediteraneo pour entendre le meilleur band du coin sur une terrasse immense recouverte de sequoias, illuminée par un light show d’étoiles.

Je connais pour y avoir dansé il y a 4 ans avec Zamouri.
Pourquoi ne pas répéter l’expérience avec mon duo précaire, ça les changera des gros silences lourds et la musique adoucit les mœurs y parait …
Vamos à la discoteca, donc.

Band live, barman dans l’jus, facteur d’humidité extrême, parfum cheaps et Cohibas mixés à du Reaggaton, de la Salsa et du Bob Marley pour amalgamer les party-goers en délire venus du froid, ayant de sérieuses carences de caliente ,de frotte-bizoune et de laisser-aller maladroit.
C’est du joli !

En ma qualité de « touriste-femelle-seule » je me retrouve crac-boom express dans un maëlstrom de danseurs en rut, en commençant par un magnifique mulâtre de cinq pieds quatre aux yeux vert jade qui a l’âge de mon fils et qui me consacra après plusieurs minutes de danse comme étant la Mejor Danzante de tout Cuba (qu’est-ce qu’un gars dirait pas pour scorer !) et me décore de la médaille « You-Me-Hôtel ».

Il ne bronche pas à la vue de mon alliance, encore moins quand je lui dévoile mon âge paléolithique, Me like fortitou,me like ! dit-il les deux mains jointes sur le cœur, les yeux en révulsion. Of course you do ...

Je fais donc faire une traduction simultanée par mon berger-du-cheptel-Kawama (tous les touristes de Varadero sont là avec leur Animacionne respectifs!) que si il veut baiser, y’a la terrasse qui déborde de jeunes donzelles pleines de rhum et d’espoirs et qu’il faudrait s’y mettre maintenant et lâcher un peu la dame qui lui plait mais qui pourrait être sa mère.
Rien n’y fait ! Jusqu’à une deuxième récidive accueillie par un NON catégorique et il disparaît, aspiré par la foule.

Un couple de fifis de Gatineau carbonisé s’est approché pour me féliciter de mes pas de danse et me demande pourquoi le danseur m’a sauvagement abandonnée. J’explique.
Ils me traitent de folle de laisser pareille occasion passer et je leur précise que je ne suis pas pédophile et que le seul homme que j’ai envie de mordre est à Montréal.

Là ça y’est, ils me traitent de kétaine en riant! Je hausse mon épaule bronzée et me mets à danser avec un autre jeune homme, plus friendly, berger-de-cheptel de son état, danseur émérite au sourire contagieux, pas gluant pour deux pesos et enfin, pour couronner le tout, Luis …


Grand black baraqué, athlète affublé de bling-bling et t-shirt Ed Hardy Chinois où l’on pouvais lire « Puta de madre » et qui avait une érection permanente en forme de baobab dans son pantalon de sport blanc qu’il frottait sur tout les culs disponibles de sexe féminin.
Comprendre ici, câliss-de-fatigant qu’il aura fallu chasser de façon un peu plus robuste !
Navrant parce que très bon danseur, sauf que ...

Le concept « Danser-sans-fourrer » n’est pas tout à fait au point dans les Caraïbes où beaucoup de femmes vont, dans le but de collectionner leurs parts de tendresses et d’accouplements annuelles ,wish is fine with me.
Sauf que la Shirley aime danser à Cuba, forniquer à Montréal avec son époux. Bon. Pinga !

Retour à la garderie vers 4 heures AM bien pleine de bailar, de Cuba-libré et d’égo poli à grand coups de muy guapa mujer par-ci et sexi-mamasita par-là en compagnie toujours de mes tourtereaux spleenesques qui ne s’amusèrent guère, trop occupés à ne pas être sur la même longueur d’onde côté danse et musique.

Le lendemain fut une journée de farniente aux relans d’alcool et aux odeurs de crème solaire à lire le joli livre d’Anna Gavalda, L’échappée belle, sur la plage brulante et je me suis mise à m’ennuyer de ma sœur et de mon homme parce que c’est un livre qui parle de complicité et dans ma semaine au chaud, ça commençait à manquer gravement …

Au moins j’ai bronzé !

lundi 14 décembre 2009

Déni tout inclus, the Sequel part.1


Rendez-vous avec couple fragile à l’heure des sorties de bar, j’en revenais justement, à quoi bon dormir, me suis-je dis !
Taxi gentil, serviable et envieux qui nous dépose à la première étape de la semaine à venir qui a des airs de retour en enfance et/ou de CPE pour adulte, lunchs, biberons, activités et dodos au programme.
Joyeuse mêlée aéroportuaire, les yeux et les cheveux encore pleins de sommeil qui fait la file bien gentiment, fait ce qu’on lui dit de faire docilement et arrive enfin dans l’utérus-avion où elle attend un peu trop pour que tout semble normal …
Fausse couche ! On sort, Huston we have a problem, on ira dans un autre avion … quatre heures plus tard.


Vaut mieux ça que de ne jamais arriver, me dis-je, sage et moins chialeuse que la moyenne.
Le manque de sommeil commencera à se faire sentir si on mesure les cris et les pleurs des bébés qui se relaient en crescendo a capella pour au moins la moitié du vol. Tiens moi aussi j’ai envie de pleurer tout d’un coup parce que l’appareil s’est mis en mode « machine à laver à spinne » pour l’autre heure qui a suivi au son, cette fois-ci de mes prières à tous les Dieux du ciel et de la terre, de toutes les religions que je connais.

Arrivés dans un Varadero gris et pluvieux, très chaud, le staff nous avertis avec une pointe de panique dans l’œil qu’un front froid est sur le point d’arriver, que ça ne durera que 36 heures, de ne pas se décourager, qu’il fera beau tout de même, comme si ils avaient un contrôle sur la chose, Mignon.

Je ferai quelques généralités ici pour souligner ma 4ieme visite au pays de Fidel et des cigares dans un but bien simple, celui de ne jamais être déçus si vous y aller un de ces 4 :

1- On mange TOUJOURS de façon moyenne à mauvaise, ce qu’il y a sur le menu est souvent différent de ce que vous retrouverez dans votre assiette.

2- La température est toujours la même soit ensoleillé avec passages nuageux, alizés en bonus.

3- Tous les hôtels de 3 étoiles et plus sont fiers de vous annoncer qu’il y a de l’animacionne, du bolley-vall, du Vingo, du AquaYim et des spectacolos au moment du Tshow Taïgne, que vous ne vous ennuierez jamais, qu’il n’y aura jamais de silence et qu’il ne manquera jamais de rhum, que ça vous plaise ou non.

4- À peu près tous les gens qui travaillent ailleurs que sur le site de l’hôtel mais autour de celui-ci, essaieront de vous séduire dans le but de se faire offrir un drink ou deux que vous irez chercher et qu’ils boiront en remerciant le ciel qu’il y aie encore des gens capable d’un peu de délinquance, c’est qu’il fait chaud pour tout le monde et qu’ils n’y ont pas droit, eux, au bar-open !

5- Dans la catégorie « Ils sont chauds les morrons », les grands gagnants sont ex-equo les Quebs,les Allemands et les Russes, les Torontois en deuxième, les Ritals et les Espagnols en bas du podium. Si vous aviez honte comme moi, faites vous passer pour des Finlandais ou des Suédois, y’en a pratiquement jamais, vous ne serez donc pas démasqués.

6-La salsa à Cuba est l'équivalent de la Bottine souriante chez nous. Même si il y a un certain revival de la musique trad ici je vous promet que vous écopperez d'un sourire forcé lorsque vous demanderez ce genre de musique au DJ qui n'a d'oreille que pour le raggeaton et le Hip-Hop Américain et il vous passera du criss de Buena Vista chu pu capab'Social Club ou encore des hits de 1959, comme si je passais Le rapide blanc à la place de Mes Aïeux ... Et pourtant ils et elles dansent tous et toutes comme des rois et reines mais ils l'ont plus souvent qu'autrement appris à l'école de tourisme pour faire plaisir aux visiteurs qui veulent du Puro-Duro ou dans les partys de famille pour faire danser les grand-mères et les mononc'.

Voilà pour les généralités.

Comme je ne suis pas du genre « sport-aquatique » et encore moins « sport de groupe », mon domaine de prédilection pour le temps à tuer dans la garderie ensoleillée est le « PIPOL-WATCHING » et ça, mesdames et messieurs, ça chuis bonne là-dedans !!!
En fait, j’excelle en la matière et je livrerai mon mémoire anthropologique de gomme-balloune dans les jours suivants puisque la liste est trop longue.

Varadero compte 4000 habitants fermes (pratiquement personne de "born-and-raise") et voit passer au plus haut de sa saison touristique 50 000 personnes en manque de temps libre et de coup de soleil.
Donc, je passe tous les bébés-touristes en revue dans mon collimateur , je les baptises, je les scrutes, les étudies, je les catalogues et je les archives tout en prenant soins de partager mes pensées à voix hautes avec mes compagnons de voyage qui eux, malheureusement, n’avaient pas tellement envie de moqueries improductives et gratuites … Oh well, too bad !

Je riais seule souvent en m’ennuyant fermement de mon Zamouri chéri qui est un fin observateur de la faune qui l’entoure et qui est surtout un grand appréciateur de mes niaiseries futiles et superficielles !

Vous aurez mon compte rendu plus tard cette semaine, j’en suis encore à tout mettre à l'ordre sur un document Word, de peur d’oublier des détails précieux comme des diamants !

Allez, vamos !

vendredi 4 décembre 2009

Shirley gone fishing


Au moment où vous atterrirez ici, j'aurai surement déjà atterri à l'aéroport de Varadero où un bel autobus vitré-air-conditionné-asceptisé m'attendra avec une tite pancarte portant fièrement le nom exotico-kitsch de l'hôtel-uterus qui me bichonnera, me nourrira, me bercera pour sept jours consécutif comme un petit phoetus précieux dont on doit prendre bien soins.

Accompagnée de mes deux amis en couple fragile, de ma crème, mon paréo et mon bikini, j'aurai peut-être la force de me trainer sur le bout de la plage loin des autres Tabarnacos en vue de me construire un spectaculaire cancer de peau, un foie aux vapeurs éthyliques et un estomac dérouté par tant de bouffe insipide.

Je me tiendrais loin de la piscine si quelques parents irresponsables ayant fait finir l'école plus tôt à leurs enfants erraient par là, car comme tous, nous savons bien que le contact enfant+piscine= hurlements de joie mais hurlements tout de même !
Pas envie de finir à m'expliquer avec un juge la raison pour laquelle j'aurais noyé un bambin aux cris stridents d'une piscine douteuse d'un todo-incluido de Cuba et finir en tôle avec peine amoindrie pour cause de folie passagère ... non ...

J'y vais pour faire le plein de Vitamine D, pour continuer mon beau beat de vacancière, pour faire honneur à ma nouvelle prof de yoga sur la plage et ne penser à rien pour sept jours.
En espérant que le DJ de l'ère de jeu ne trippe pas trop sur Céline Dion et qu'il soit un peu au courant des "trend" latinos en nous passant les derniers hits de raggaton et de salsa. De toute façon mon Ipod n'est jamais trop loin ...

Y'aura surement des photos de mes orteils, de mes drinks, de la piscine, de la mer et du staff, en attendant voici un air aux allurres d'Adieux déchirants mais ne vous y méprennez pas ...
Love you all !!!



jeudi 3 décembre 2009

Vrac à la sauce "J'm'invite"

Ça joue à la Tag entre blogueurs-ses et parait qu'on peut s'inviter.

Ben j'm'invite, coudonc ! Et imaginez vous donc que ça cause de plaisirs !!!

Et parce que ça part d'ici, que ça coure là-bas et que ça rebondi jusque là, je sens que ce sera délicieux et festif, chatoyant et intelligent.

Je me permets donc de même en faire un vrac, des fois que.
Allons-y Allonzo !

Un plaisir des yeux?
Des danseurs et danseuses au style émergeant, underground, dans la rue, dans un club qui se donnent à fond comme si leur vie en dépendait, comme si c’était facile.

Un plaisir que l’on partage?
Un repas rare et réussis entre amis sur-gourmands et appréciateurs de bonne chère.

Un plaisir d’enfance?
La Bible imagée à la trame dorée de mon Grand-Papouth, expliquée comme il se doit à une tite fille de 6 ans et qui en a fait le plus flyé de tous les contes, lue sur ses genoux au rythme de sa chaise berçante.

Un plaisir odorant?
Oh le sac de café fraichement moulu de Café Italia, oh …

Un plaisir égoïste?
Manucure et pédicure avec mes amies Viet complètement disjonctées une fois dégênées

Un plaisir de l’oreille?
Roger Sanchez à l’ouverture du STEREO pendant huit heures , la tête dans les speakers au risque d’y laisser mes tympans.

Un plaisir charnel?
L’huile d’Argan parfumée au Néroli sur ma peau et mes cheveux qui en redemandent après un bain bouillant d’une heure … ou un massage donné par Samira chez Ovarium, je sais plus … Les deux ?

Un plaisir inconnu ?
Causer en Espagnol avec facilité,comme si de rien était, avec des amis de Cuba

Un plaisir du goût ?
La panacotta à la cardamome et mousse au chocolat amer que je fais depuis pas assez longtemps

Un plaisir anachronique?
Ne jamais se tanner des gospels chantés par Elvis

Un plaisir qui ne coûte rien ?
Jaser des heures durant avec mon grand veau de fils, de tout et de rien, rire comme deux bossus.

Un plaisir honteux ?
Je peux pas le dire … ok d’abord … un Mae-West avec un Coke

Un plaisir hors de prix ?
Une retraite dorée dès l’âge fabuleux de 50 ans

Un plaisir défendu?
Faire ce que je veux, quand ça me tente, avec qui je choisis, là où ça me plait, quand j'en ai envie.

Un plaisir surestimé?
La perfection.

Un plaisir à venir?
Une chaudière de Pina Colada sur une plage de Varadero comme une vraie Shirley de luxe !

MAJ: Y'avait la fantasmagorique Cochonnette-Lubrique -Surbrillante-Surdouée qui m'avait invité et je ne l'avais même pas vu !!! Je suis d'un rustre !!! Mais d'un ruuuuustre ! Merci Miss Nelson ! (Attention, yeux et esprits chastes, c'est pas un endroit pour vous hein ...)

mercredi 2 décembre 2009

Garantie


Encore un pamphlet revanchard sur la vie qui avance trop vite me demanderez-vous ?
Et ben oui !
J’assume ! Je le cris tout haut à gorge (enrouée) déployée ! J’en veux au temps qui me rattrape ! Je crie vengeance car je suis mauvaise perdante !

Or, me voilà donc qui entre dans les rangs des gens de mauvaise foi , se faisant croire que l’activité physique leur fera le plus grand bien, qui gobent toutes les histoires des bienfaits du sport, qui croient dur comme fer qu’un esprit sain ne peut faire autrement que de se retrouver dans un corps aux mêmes vertus, comme si je ne grouillais pas assez comme ça déjà …

Je vais mettre mon ti-kit d’humilité ici et tout de même admettre un truc …
Je travaille trop, très fort physiquement, je « tombe » en vacances et c’est le cas de le dire et je dors comme une marmotte jusqu’à ce que les plaies de lit me sortent de force du dit pieu …
Pendant ce temps, je remercie tous les Dieux du ciel et de la terre de m’avoir faite menue, pleine d’énergie et un peu trop fière-pette, ce qui me donne la douce illusion que je suis en forme pour mon âge … mouais …
Sauf que c’est bien joli être enfin reposée, il y a tout un ensemble de fibres musculaires, de tendons, de ligaments, d’ossature, de mécanique squelettique, d’acide lactique et de condition cardiovasculaire qui considère que je les malmène et que je les prends un peu trop pour acquis. Bon …
Grosse chicane de couple entre ce que je veux et ce que je peux …

Je ne fais pas de sport ! Je danse une ou deux fois par semaine, je remplis et vide des camions pleins de vêtements, de grosses boites, de sacs, de diables remplis de caisses, je cours partout et je passe 98% de mes journées debout avec une ceinture-banana remplie un max , toujours pendue à mon walkie-talkie qui me décore la taille basse de mon jeans.
Je ne fais pas de sport j’ai dis, mais c’est tout comme ! Pardi !

Je veux bien croire que c’est tout comme …
C’est même pas vrai ! La preuve ? J’ai pris un cours de yoga hier soir et ça allait plutôt bien. J’ai poussé ma luck avec un cours de Classical stretch qui se déroulait tout de suite après et qui se passe au trois quart en position de squat et ce matin, amis et amies, je reprends contact avec mes longues et fines cuisses de grenouille ! Je vous jure, elles sont toutes là ! Et j’ai la preuve que travailler fort n’équivaut en rien à un travail consciencieux et ciblé de son body dans un cours de stretch donné par une prof souple et déchainée qui ne veut que notre bien !

Ce qui me rapporte à l’anecdote numéro 295 de mes histoires de plateau de tournage où un réalisateur sexolique de sa condition me demanda quel âge j’avais dans le but lubrique de me culbuter au wrap party. Je lui dis que j’avais 33 ans (à l’époque) et il me dit d’un ton très sur de lui :-« Bon ben, t’es à 2 ans de la fin de ta garantie, t’es mieux d’en profiter tu suite ! ». Je fus insultée noire et je rétorquais qu’à l’âge qu’il avait il était périmé depuis un maudit boutte en plus de lui préciser que je faisais parti des modèles qui ont une garantie prolongée jusqu’à 40 ans, MOI !

Prétention mis à part, je n’avais pas complètement tort !
Sauf que je suis sans garantie depuis deux ans maintenant et je commence à concevoir qu’il faudra me rentrer au garage et au body-shop pour faire un sérieux tune-up parce que l’orgueil ça fait bien pour un temps mais y’a pas de miracles au fil d’arrivé.
On fait pas d'omelettes sans casser d'oeufs Shirley !
La dame de 72 ans qui se tordait comme un jeune serpent me l'a fait gentiement remarquer hier soir ...
"Wanna be like me young thing ? Come here three times a week and you'll live long enough to see your grand grand child ! "
Ok Ma'am !


Votre corps est votre voiture
Votre cœur est votre moteur
Votre âme en est le conducteur
« Juan Manuel Fangio »

lundi 30 novembre 2009

Déni tout inclus

Billet de dernière minute pour Cuba
Départ Samedi
Huit dodos, huit réveils au chaud
Vitamine D en format cure de choc
Non y’a pas de neige
Non je ne m’affublerai pas de grosses bottes
Pneus d’hiver ? Quels pneus d’hiver ?
À défaut de partir longtemps
Le refus en trousse tout inclus
Le bout d’une plage à moi seule
La diète au Pina-Colada
De la bouffe infecte servie avec le sourire
Deux amis adorables
Un Tiku au loin
Un Zamouri enterré vivant sous les tâches
Pas de labeur en vue
Promet moi, Miss Nature
Que tu te feras belle pour moi
Ne serait-ce qu’une semaine
Ne serait-ce qu’un moment
Je suis en crise de déni aigüe
Mon sac est déjà prêt
J’ai même pas encore de billet

MAJ: J'ai mon billet, je pars Samedi, tenez vous le pour dit !

samedi 28 novembre 2009

C'est Samedi soir

Comme j'ai dansé jusqu'à cinq heure trente hier soir, je vais me contenter de la douce illusion d'un Samedi soir enflammé, de moves qui tuent, de musique qui arrache dans le confort de mon salon en me promettant que je ne me coucherai pas tard ...

They knew how to do it !

vendredi 27 novembre 2009

Road test


Il est beau quand il veut mais à mes yeux, y’a rien à faire c’est le plus beau tout le temps.
Il est grand et fort quand il se fouette, mais à mon ventre, il est le plus petit chou du monde.
Il est intelligent et avenant quand il le faut, mais à mon âme, il est plus sensible que l’on ne croit.
J’ai connu avec celui-là l’amour avec un grand A, les peurs les plus sombres et l’abnégation de soi à la puissance dix.


Je fais une des dernières expérience de la vie avec mon Tiku adoré de six pieds, cent quatre-vingt livres d’amour et de rires gras, le test du dernier boutt’ de cordon à couper.
Ce grand coup de ciseau symbolique se veut d’arriver à la date fatidique que j’ai moi-même inscrite au calendrier pour enfin se donner le courage à tous de lever bien haut le pied, le placer au derrière du principal intéressé et de pousser bien fort dans un élan de liberté, pour le premier envol officiel en bas du nid en fermant les yeux, en en ouvrant un seul, puis deux et voir si le vol plané a lieu tout en espérant qu’aucun crash ne survienne …


La grande répétition a lieu maintenant au moment où j’écris ces quelques lignes.
Il a commencé à travailler en cinéma dans le département de la machinisterie cet été et il a dégoté un contrat sur une télé-série tournée au Nouveau-Brunswick pour deux mois aux côtés de son paternel et de ses vieux mononc’ , retour prévu le vingt Décembre. Il est donc absent de la maison depuis la mi-Octobre. Zamouri et moi vivons comme un jeune couple sans enfants, renouant ainsi avec les spontanéités d’après-midi dans le salon et en appréciant une maison toujours à l’ordre dans laquelle il ne manque jamais de lait pour le café …

Mon Tiku ayant hérité de la génétique académique de sa mère, tout ce qui s’appelle maternelle, école, secondaire, aide aux devoirs, classe spéciale, cours d’été, prof privé, ergo, pédo, psycho, weirdotherapeuthe a fait parti de notre quotidien à tous dès son jeune âge de six ans et ce jusqu’à ce que le bout de papier tant convoité arrive à l’âge incertain de dix-huit ans. Il était plus qu’évident qu’on en ferait pas un physicien avec PHD en physique quantique qui ferait des mathématiques pour passer le temps … non …

Il a par contre hérité des talent sociaux de celle-ci, ayant donc tous les dons pour faire le party et aussi un besoin vital de faire parti d’un groupe et d’y compter, la raison pour laquelle il a été (et est encore) tenté par une carrière dans les forces armées ou la GRC , mieux encore, si un miracle arrivait avec ses capacités scolaires, il appliquerait sans penser dans la police mais bon, l’effort mental et intellectuel le faisant saigner des oreilles, sa génétique de « grip » a pris le dessus et force est d’admettre qu’il aime ça et qu’il fitte dans ce cercle autant que les GPS dans les taxis Montréalais.
Sa vie de jeune homme prend des allures de yellow brick road, bien partie, bien rémunérée, pas trop mal entouré,donc, c’est là que le Premier Juillet 2010 entre en scène …

Je dis depuis au moins déjà trois mois à qui veut bien l’entendre que le camion est loué, que la bière est achetée et que la pidz est commandée, qu’il ne reste plus qu’à trouver l’endroit où l’on devra domper les boites et les meubles en espérant que ses amis seront libres cette journée là parce que le deux Juillet 2010, les murs de la cave qui fut son territoire, se feront arracher par mes potes démolitionneurs professionnels dans le dessein d’une chambre immense au sous-sol pour mon Zamouri et moi-même et d’un grand bureau illuminé au rez-de-chaussée dans notre ancienne chambre.
Que de beaux projets !

Je le dis en riant, avec un air de brute sanguinaire et à chaque fois, mon cœur de mère se serre trop fort. Je retiens mes grosses larmes lourdes et j’avale la boule de pétanque qui se loge au fond de mon gorgoton, le sourire carnassier en coin.
Faut ce qui faut.

Le cordon coupé, je deviendrais alors une mère de fin de semaine, une mère dans les durs moments, une mère parfois inquisitrice, pas trop j’espère, une mère pour les grandes oreilles, pour les soupers dominicaux, les cadeaux qui arrivent à point et peut-être un jour une maman qui garde ses petits enfants …

Je garde en tête que je m’ennuie fermement et que j’ai hâte qu’il revienne , que cet ennuie est un test sur ma capacité à dealer le manque qui s’en suit et que sa vie lui appartient entièrement, qu’il en fera ce qu’il veut bien en faire et que je ne serai dorénavant plus celle qui dicte la route mais bien le "rest-area" tant attendu, prometteur de soulagement et de remplissage de panse, toujours là quand on en a besoin.

Une absence comme un road test du futur de ma vie sans mon bébé, mon grand garçon, mon ado boutonneux, mon petit homme et l’homme qu’il sera , grand, fort, beau et bien.
J’espère.

J'espère que je passerai l'épreuve et que j'aurai une bonne note ...

mercredi 25 novembre 2009

Vrac Attachez vos tuques de Nowel


La fête du Ti-Jésus sera de couleur verte plus que rouge et or cette année !

Je vous propose ici un joli melting pot de mégasinage responsable, ludique, local et varié, pas trop granola-extreme et qui visent les médames et les méssieurs ainsi que leurs progénitures !

*Commencez tout d’abord par vous procurer la bible du vert Montréalais qui vient sous forme de mini brique pleine de coupons rabais et de semaines gratuites d’essais et de deux pour un et qui porte le joli nom de « Le Guide Conscience Verte ». On peut se la commander sur leur site et-ou se l’acheter pour 20$ dans tout les bons magasins granos connus (Rachelle-Berri,Alfalfa, Moksha yoga, Bonnys,Tau, Avril) et surement plein d’autre …

J’arrive pas à faire le tour, y’a trop de tout !!! Et après le joyeux temps des fêtes, si l'envie irrépresible de vous mettre au sport vous prennait, j'ai compter 8 semaines d'essais gratuites de 3 sortes de yoga, je vous dis ça de même ...

*Ensuite, embarquez en voiture en joyeux groupe familial ou amical, direction
« Le Marché de Noël de l’Assomption » faire le tour de l’imposante mais chaleureuse installation des cabanoels, des artisans locaux et des environs qui proposent des produits bios, faits main, pour tout les goûts, sans compter la vente de sapins et ce, jusqu’au 23 Décembre.
Je suis super fière des deux organisateurs et c’est la fantasmagorique Anne Dorval qui parraine le projet. Manquez pas ça !

* Juste d’y penser , le cœur vous lève déjà de toutes les tourtières et les dindes pleines de farce dont on vous gavera ? Vous avez envie de pleurer juste à l’idée d’aller faire vos courses en compagnie d’hôtes stressés et dans l’jus qui poussent et se garochent de tout les bords dans un chaos désordonné ? Fini ce temps là ! Si vous n’avez pas envie d’aller vers vos légumes, laissez les légumes venir à vous ! Cet endroit livre CHEZ VOUS ses merveilleux paniers de légumes et fruits bio, au trois quart produits ici, sous des formes variées et accommodantes et, est en plus, réputé pour traiter son staff aux petits oignons !

C’est le temps ou jamais de mettre un peu plus de vert dans vos assiettes de façon nonchalante !

*Vous recevez dans le temps des fêtes une horde de Mamouths sans façons accompagnés de leurs enfants destructeurs-massifs et vous envisagez un grand ménage du printemps suite à leur passage dévastateur mais Ô combien festif … Sachez que tout peut se faire sous la douce et calme couleur de gazon frais … Une compagnie jeune dynamique débarque chez vous armée de produits naturels, efficaces et frais pour nettoyer le mess laissé par vos partys endiablés à un prix plus que raisonnable. Ils font même le ménage de vos bureaux et entreprise.


Si par le fait même, on vous a bousillé vos beaux atours et qu’ils sont imbibés de champagne, de tarte au sucre et de parfums louches, lancez moi tout ça au seul et unique service de nettoyeur Vert certifié de notre belle ville, le très sérieux Royal Nettoyeur ! Il fait des merveilles !

*Vous aimeriez être au faîte de la connaissance en matière d’adresses smaths, urbaines et chics tout en restant full écolo ? Vite, ne perdez aucunes précieuses secondes et garochez vous sur ce site-ci ! Vous vous abonnez, c’est gratissss et vous recevez un zimèle dans le confort de votre foyer qui vous suggère un endroit où amener votre blonde se faire dorloter, votre chum magasiner des cossins de gars écolos et virils, des endroits où vous et vos Tikus seront bienvenus pour un café, un jus, une activité, même si celui-ci vient de découvrir avec un plaisir suave, la puissance de ses poumons affiliés au virtuose de ses cordes vocales …

En gros, soyez verts, cools, relaxes, prenez soins de vous et sortez de chez vous dans l’esprit de Nowel !

Si comme moi , vous préfereriez être dans le sud sur une plage à vous remplir l'estomac de Pina Colada, restez en ligne sur un site de billets de dernière minute, histoire de dégoter un petit miracle et sauter dessus à pieds joints, en brandissant votre carte de crédit bien haut ...


Allez ...


dimanche 22 novembre 2009

Hommage aux Techs

Que dire de plus ...

Sans les électros, le cinéma ne serait pas ce qu'il est !

Bizous à tous !




Quoi rajouter ?

Sans les machinos, le cinéma ne serait pas ce qu'il est !

On rirait tellement moins ...

Bizous à tous !

samedi 21 novembre 2009

Coming out de ma muflerie

Ça y’est c’est fait !
Ma première bourde majeure sur mon blogue !

Ce qui devait être une belle journée passée en bonne compagnie autour d’une bonne bouffe se transforme en temps qui s’étire dans la lourdeur des remords et tout ça par ma faute …
La grandeur de ma gueule n’a d’égale que la dette Américaine, le tact me fait parfois défaut et la haine du mystère me fait souvent dire tout haut ce que les gens pensent tout bas.
J’ai le verbe grandiloquent, le qualificatif généreux et la description mélodramatique.
Ce qui laisse toute la place à l’interprétation sous toutes ses formes, plaisantes ou désagréables.

J’évolue dans un milieu où une personne de qui fait de l’embonpoint se fait affectueusement appeler « El gros », où l’on se moque de toutes les failles de conduite automobile en vous baptisant d’« Estik de femme au volant » et où les gens atteints de gingivites se font demander devant tout le monde s’ils n’ont pas , par hasard, « mangé un petit bâton de caca », on n’oubliera pas de critiquer vertement votre coiffure en s’informant du combat ultime entre vous et la brosse à savoir qui a gagner, si vos vêtements ne plaisent pas à la majorité on entendra surement quelqu’un dire qu’il y avait dons de vêtement au comptoir de la Maison du Père y’a deux jours , vous passez une mauvaise journée et vous manquez d’énergie, on rassurera très vite les comparses que vous êtes là suite à l’obtention d’une subvention pour la réinsertion sociale , bref …

La moquerie domine, la petite humiliation quotidienne devient signe d’acceptation et la raillerie vaut l’équivalent d’une accolade.
Le mot d’ordre : Si on vaut pas une risée, on vaut pas grand-chose.

J’ai une famille qui s’aime à grand coup de règlements de comptes incisifs et baveux dans la plaisanterie tout en disant des vérités décorées de quolibets, ce qui nous sied en général, ce qui reste dans nos têtes dures et nos cœurs de pierre plus efficacement que la façon douce et courtoise de communiquer ses doléances.

Pendant ce temps, force est d’admettre que la bitcherie quotidienne comme le lait dans nos cafés, nous efface doucement mais surement le peu clairvoyance émotive qu’il nous reste pour jauger les Autres. Ceux qui sont doux, délicats, gentils, à l’écoute, sensibles, affectifs, intuitifs, compatissants ou encore vulnérables et pour qui une dérision vaut une claque sur le nez.


Tout le monde n’a pas la corne au ventre comme les gros lourdeaux de la construction à leurs mains ou comme les clowns du cinéma à leur caractère.
Tout le monde n’a pas la verve et la loquacité de mon Clan Familial turbulent.

Il ne se fait donc pas rare que, de par mes descriptions parfois trop spontanées, je froisse les gentils qui ne méritent pas de se sentir comme des parias.
Il arrive parfois que mes lancées lyriques soient perçues comme des critiques acerbes et méprisantes qui risquent de blesser profondément ceux et celles qui les perçoivent ainsi.
L’interprétation du mot « Débarquer » peut sonner comme débarquement, voire invasion.
Tout est dans le momentum.

Mais là … j’ai fais de la peine à des gens que j’aime, que je ne vois pas assez et qui ont leur lot d’inquiétudes à gérer, qui ont vraiment mal pris un petit passage dans un de mes texte (que j’ai changé pour enlever l’injure à l’insulte) qui pourtant , quand il fut écrit, le fut avec une douce moquerie toute coquine sans arrière pensées condescendantes.
Sauf que j’y ai surement été un peu fort, sur un sujet surement trop sensible, dans un moment qui n’était surement pas le bon et franchement, je suis plus que honteuse et pleine de remords.

Je me trouve franchement médiocre et insensible et j’ai le cœur immensément gros.
J’ai dis au téléphone combien j’étais désolée et combien le but des trois lignes écrites n’était pas d' insulter mais bien pour tirer la pipe.

Bravo, Bravo La Shirley pour cette fabuleuse gaffe qui prouve bien que ce n’est surement pas seulement un mal de dos qui empêche le déroulement des festivités prévues mais surement un mal à l’amour-propre et à la fierté qui paralyse et fait mal avec raison.

Je suis d’une muflerie infantile parfois navrante qui me fait passer pour ce que je ne suis pas, une Shirley méprisante et arrogante qui regarde les gens de haut et qui endure plus qu’elle n’apprécie la présence des gens.

En gros, ça courre mal avec un pied dans la bouche et j’en tire une jolie leçon de tact et de subtilité dans le gros repentir sincère et affligé.

Je vous aime savez …

vendredi 20 novembre 2009

À la va comme je te bouffe


Quand soudainement j’ai une orgie de temps se dessine devant moi et me fait de l’œillade, l’envie de la remplir à grand coup de plaisir est insurmontable !
Le seul moyen d’éviter la tentation, c’est d’y succomber (dixit un mur de restaurant dans le Lubéron écrit à la main).

Après une errance d’une semaine en pyjama anti-sexe et pantoufles roses poilues tue-l’amour, les nuits mélatoninées de quatorze heures, le cheveu en bataille, l’absorption complète de mon corps dans les plumes de mon sofa géant, le laptop qui ronronne sur mes genoux et des pots immenses de tisane, je me suis dit qu’un petit projet sans conséquence pourrait me donner le coup de pied au cul nécessaire à me sortir de ma torpeur postproduction …

Casanière comme dix, pas question de me mettre à faire du sport ou prendre un cours de je ne sais quoi, mon corps me fait mal et ma tête est en purée pour encore un moment.
Si le choc thermique risque d’être trop grand en plus, ça me prend une grosse heure à me demander si les courses à faire son si urgente que ça, je crois avoir déjà écris quelque part sur ce journal électronique que je n’aime pas tellement le froid … au point de même appréhender une visite chez mon Tamoul de dépanneur, sourire de 93 dents inclus à cinquante mètres de ma casbah.

Alors, que pourrais-je bien faire de mes dix doigts (même pas manucurés c’est pour vous dire l’état de la fille) qui ne me demanderais pas trop d’effort et qui me rendra bêtement heureuse et qui profiterais à l’univers en plus ?
Et l’illumination arriva enfin …

Depuis une semaine bientôt deux, je cuisine comme si j’avais une famille de douze à nourrir, j’ai commencé à rouler des centaines de truffes à toutes les saveurs du monde, fleurs d’oranger, lavande, thé earl grey, thé chaï, rhum Martiniquais, fraises alcoolisées, coco bio et mangue, pistache, basilic et tutti quanti. Très envie de partager tout ça …

J’ai dorénavant un agenda de souper d’amis que je n’ai pas assez vu, des collègues de travail devenu des copains obligatoires à ma santé mentale, je reçois à la maison comme si c’était Noël parce que je ne suis pas obligée, verrines smaths ou spagatte à la bonne Franky (comme disait mon ex François) en cas de dernière minute, saveurs , parfums, textures et douceurs assaisonnés de fous-rires et arrosés de bons vins.

Ma Titemère a eu droit à son repas dominical en présence de son gendre adoré , de sa grande fille chérie devant un petit bout d’agneau tout tendre et un gratin de topinambour pas piqué des vers tout en se racontant comment la vie, le temps, les gens, sont …
Ça parle tellement mieux la bouche pleine !


Je concocte des panacottas à la cardamone en pot Masson pour envoyer à mon Tiku qui pleure tout les jours depuis un mois loin de sa mère (i wish) en pays de Nouveau-Brunswick là où tout n’est que friture et que tout ce qui a la couleur verte est destiné à nourrir les animaux, surtout pas les adipeux de Caraquette !!! Mesdemoiselles qui auraient un œil sur mon fils, sachez que j’ai mis au monde une bonne fourchette, doublé d’un marmiton en devenir, affublé d’un appétit gargantuesque, faqueeeeeee hein?!?!
Get with it, sortez les casseroles, les livres de recettes, faites un tour au Marché Jean-Talon , hop, hop, et remplissez moi ça ce ventre là, vous aurez surement le meilleur de lui par la suite !

En gros, les vacances, ça sert à engraisser et du haut de mes cent neuf livres, j’y tends comme disent les romanichels !
Ça sert aussi à retrouver un tant soit peu de gros bonheur gras en mode High-Rotation pour tout les moments de la vie où tout va trop vite ...

mardi 17 novembre 2009

Oraison funèbre

La mort d’un Pierrot
Pas tout blanc avec une collerette, oh non ...
Tout rougeaud qui fleurait bon le bran de scie et la pipe
Un Pierrot aux mains grandes, fortes et rugueuses
Des mains qui caressaient le bois et en faisait ce qu’il voulait
Des mains d’où il sortait des étoiles
Sans compter les chutes de reins, il en a caressé combien …
Ses grands rires qui fendaient la place comme pour marquer son territoire
Pour faire peur à la mort, pour bouffer la vie comme un gros sac de chips
Sans fin, sans fond

Si l’irresponsabilité avait un visage, ce serait peut-être le sien
Mais il aurait les moustaches de la candeur et la couleur du ciel dans ses yeux
Jamais de méchanceté mais jamais de protection
Jamais de cadre mais toujours la spontanéité
De toute façon, on avait une mère pour le sal boulot, non ?
Tellement facile mais surement mieux
Ce Pierrot qui faisait trembler les femmes d’amour et sautait par-dessus bord
En cas de naufrage, l’homme à la mer avant les femmes et les enfants
J’en connais deux qui auraient pris un peu plus de temps avec lui

Non trois …
Parce qu’après le rapt qui dura dix ans
Celui-là même qu’il a laissé faire
Celle qui ne voulait pas qu’on s’approche de lui fut enfin détrônée
Pour une rare fois, il aura ramé pour tout sauver
Heureusement qu’il était junky de la peau des femelles pour qu’une d’elle arrive à point
Crise de manque évitée de justesse
On l’a aimée tout de suite puisqu’elle nous a remis notre père sur un plateau d’argent
Grégaire, hédoniste, accueillant et disponible
Drôle et coquin, assez pour mettre de côté les manques et les failles
Se racheter, comme un ex-prisonnier en réinsertion, pas seulement sociale

Se rendre compte que les jours sont comptés en faisant l’amour
Ça ne pouvait arriver qu’à lui
Cinquante-quatre printemps arrachés par un seul automne
Thank God j’ai eu le temps de lui dire que je l’aimais
Thank God il m'a rendu la pareille
Thank God j’ai eu le temps d’enfouir mon grand nez dans son cou
Imprimer son parfum de papa pour toujours en vue des souvenirs
Juste avant la première neige de Novembre 1996
Me semble que c’était hier

Et pis pour que l’amour revienne, Vieux motard que jamais
Comme tu disais

samedi 14 novembre 2009

Divinus sublimis


Si je pouvais transposer mes habilités à jouer la carte de la spéculation dans le domaine touffu du cinéma en gamble au poker je serais peut-être millionnaire.
Si je reviens dans une autre vie après avoir pratiqué le boursicotage de contrat comme je le fais depuis quoi … vingt-six ans déjà, je pourrais surement me réincarner en fine stratège militaire et gagner plein de guerre.
Je m’imagine la douceur de la facilité, l’assurance du don inné, le geste sur, sans arrière pensée du champion joueur d’échec.
Toujours le bon choix, ne jamais avoir à remanier son coup, jamais de regret, toujours gagnant.


Si seulement je pouvais me fier entièrement aux dates, aux montants d’argent, aux offres, aux commodités et aux besoins inhérents de la vie à combler …

Et ben … non

J’ai envie de choisir la joie de me rendre au boulot
J’ai envie de faire des bisous ultras matinaux aux gens avec qui je travaillerai parce que besogner dans le bonheur c’est plus impératif que jamais quand c’est 90 heures semaine.
Dans les pires conditions, j’y suis pour des raisons alimentaires, mais si l’offre d’à côté me promet un fou-rire par jour pour quelques espèces trébuchantes en moins, je préfère de loin cette option.
J’aime ce que je fais mais je voudrais tellement avoir le don d’ubiquité (et une cape d’invisibilité, come on Harry, passe moi là !) pour pouvoir enfin voir et entendre ce qui se mijote dans les meetings et me faire mon propre avis dans un but ultime, celui de faire le bon choix !
Parce qu’il y a toujours un criss de dilemme qui se pointe !

Beau problème me direz-vous mais …

Je fais le choix, justement, d’être heureuse avant tout, de côtoyer mes préférés, de m’extasier devant leurs forces et leurs talents, de m’attendrir de leurs faiblesses passagères.
Que toutes mes copines ésotériques s’avalent la langue avant de me traiter de Balance ascendant Balance, oui c’est dur de faire un choix parce que ça équivaut toujours à une déception, quelque part, pour quelqu’un …
Je ne vous parle même pas de la session d’auto-flagellation avec la branche de houx mouillée à genoux dans la garnotte qui s’en suivra si je faisais la mauvaise prédiction.

Un jour on m’a dit : Si la mauvaise réputation d’un nouveau patron arrive avant lui, y’a un problème en vue.
Tous les talents de spéculations ne valent rien quand on se retrouve devant les faits accomplis foireux, en compagnie d’humains qui ne méritent ce titre.

Si seulement je pouvais faire comme dans Back to the future …

jeudi 12 novembre 2009

Drogues douces


De toutes les drogues que j'ai prise, de tous les alcools imbibés, de tous les excès irréfléchis dont je me suis engluée, deux seuls n'auront jamais droit à une cure de désintoxication de ma part.


Je refuse de cesser de dormir et de manger, même si je le fais trop depuis cinq jours !

Même si tout passe en deuxième ...
Même si j'oublie tout le reste ...
Plus rien d'autre n'a d'importance !

mardi 10 novembre 2009

Fabuleux Filous Part 1

Je commence un truc auquel je jongle depuis un petit moment.
Entourée de gens complètement gogols en tout temps, faisant des métiers qui ne font pas loi, je me suis toujours pâmée sur ce qu'ils faisaient en dehors de leur lieu de travail déjà marginal.

Imaginez vous donc que les gens qui oeuvrent en Cinéma, tous départements confondus, ont des hobbies ! Genre, "même-après-une-semaine-de 90-heures" , me pogne une envie irréprésible de faire autre chose que ce que je fais d'habitude !

Comme de belles tricheries, des vols de temps, de fabuleux filous, c'est moi qui vous l'dis !

Je commencerai avec mon merveilleux Claude Hazanavicius, Preneur de son légendaire qui s'est découvert des talents de sculpteur. Il est exposé ça et là. Je suis l'heureuse propriétaire d'une de ses magnifiques pièce, non, deux ! J'avais un jour acheté un "démo" et je lui ai donné deux fois le prix qu'il me proposait pour l'encourager à continuer et nous bénir de son art !

ALLEZ-Y VOIR ! ENCORE ET ENCORE !

lundi 9 novembre 2009

Murphy et Pavlov,chums de brosse

Trois semaines déjà que le problème perdure.

Une vibration comme un dildo géant caché dans les murs de ma casbah qui vrombit dès que le thermomètre descend un tant soit peu.
Je me dis que je n’attendrai pas que le bruit devienne un problème, je ferai appel à mon plombier préféré qu’il rectifie l’ennuie parce que là, franchement, ça nous empêche de dormir cette saloperie de bourdonnement.

Mr Desplats se pointe en cette magnifique journée d’été des Indiens, au moment où l’énigme se termine d’elle-même … plus de boucan, fini, silence de mort. On comprend que c’est un problème de chauffage, hein ?!? On en a profité pour parler des rénos que je ferai l’été prochain tout en tendant l’oreille des fois que le bruit ne se remette en branle …
Et ben non, non non, Merci loi de Murphy de mes deux, d’avoir fait déplacer un plombier débordé pour rien, merci vraiment !

Pendant ce temps, ma drôle de manie de faire des listes pour ne rien oublier de mes millions de to-do prend des proportions gargantuesque quand je me retrouve en vacance ou avec un peu de temps devant moi.
Et je fais des listes de bouffes, et je griffonne des énumérations de rendez-vous à prendre, et je te catalogue les travaux à venir, et que je te fasse des belles colonnes de chiffres pour savoir si je devrai vendre mon petit cul pour avoir enfin un sous-sol dernier cri, et que je te répertorie les soupers avec les zamis et les drinks à boire …

Oui oui, je vais tout faire ce que j’ai noté mais s’il advenait que je perde une de mes petites litanies, je serais perdue comme Hansel et Gretel dans le bois et je devrais TOUT REFAIRE pour être certaine de suivre ma petite route de brique jaune préalablement tracée sur un beau pad en papier, incapable de me rappeler de quoi que ce soit si je n’ai pas mon papyrus à l’œil .
Merci Chien de Pavlov bavant, plein de vilaines manie qui te tchoppe la spontanéité et qui fait des associations misérables ou instinctives …

J’ai regardé par la fenêtre ce matin je me suis dis : « Tiens, y’a l’air de faire frett! »
M’habille comme un ours pour me foutre tout-nue dans la rue dix minutes plus tard.
Le nombre de dernières cigarettes allumées par dépit en attendant l’autobus ne venant jamais qui furent écrasées après deux puff du temps où je fumais tout plein vaut bien l’équivalent de mille paquets. Les lumières qui virent invariablement au rouge quand on est en retard, le bouton sur le nez le soir d’une première date Réseau-Contact, le premier repas raté avec le nouveau chum qu’on veut impressionner …
Vous finirez ce billet à ma place j’en suis certaine … Ah ce bon vieux Murphy …

Après m’être arraché mes vêtements, dans la bagnole, en route pour mes petites courses (avec mes petites listes hein …), mon itinéraire bien en tête, je me suis dirigée sans réfléchir vers les studios Mel’s pour me rendre compte que ce n’est pas là du tout que je m’étais dit que j’irais ! Ça va Madame Dans La Lune ? Ce n’est pas sur ta liste espèce de gourde que je me suis dis !
Retour vers le futur, brasse, fouille, achète, bricolle, bouquine , pour enfin réaliser que je m’étais dis plutôt dans la matinée qu’il serait bien d’aller au bureau chercher mon chèque de paye et que je ne l’avais pas noté …
Vous finirez ce billet à ma place j’en suis certaine … Ah ce bon vieux Pavlov …

Faits inversés défavorables, instincts broussailleux, savez, voyez le genre …
Antithèses de Cracker-Jack ou associations vaseuses de gars saoul …
Comme deux marins chums de brosse qui s'aident quand ils tombent mais qui se tapent sur la gueule à la moindre niaiserie !

Y’a de ces jours où tout a une couleur de conspiration.

DJ Shirley is in da house saveur 90's


Commençons ce Lundi en écoutant de la musique.
La semaine aura une toune par jour selon votre humeur.

Lundi donc, "la-vie-c'est-de-la-marde" mais quand on chante c'est moins pire.

Mardi, je travaille fort, je sers à quelque chose à quelqu'un, quelque part, j'ai une réponse à vos questions ...

Mercredi, si les années 90 peuvent tu revenir OPC que je me fasse une belle coéffure carrée, faut pas que j'oublie le lait, le dentiste, le chôming à remplir, chuis dans'l'jus ...

Jeudi, besoin d'un coup de pouce divin, un gospel qui fait taper du pied et qui me booste pour un dernier effort.

Vendredi, le dernier effort que voici, bonheur du devoir accompli, besoin d'un drink et d'amis now !

Samedi, ayoye ... Mais après deux-trois-douze cafés je devrais être capable de sortir ce soir.

Dimanche, ouille ... tout doux .... aouch ... relaaaaaaaaaaax

jeudi 5 novembre 2009

Balade sucrée au fond de l'âme


Il est de ces moments cathartiques qui nous sautent dans la face au moment où l’on s’y attend le moins qui sont effrayants ou géniaux.

Avant-hier, sur un plateau de tournage comme un autre, on fait faire une petite action toute simple à deux petites filles complètement adorables.
Une cocotte de 6 ans volubile et sans gêne qui faisait la conversation (fort interressante d’ailleurs) à tout le monde et sa cadette à l’air renfrogné qui se méfiait de tous et qui appelait souvent sa maman dès qu’une grosse coiffeuse trop friendly s’approchait.

L’action était celle-ci : elles devaient arriver dans le salon de coiffure au moment où leur maman d’emprunt se faisait sacrer une volée assez testostéronnée par une femelle agent secret qui venait lui faire le message de disparaître pour des raisons obscures.
En bref, jouer la peur de voir sa maman chérie se faire bardasser et se sauver dans l’arrière boutique.


Quand vint le temps pour l'équipe de se fermer la gueule et que la réalisatrice a crier Action, les petiotes se sont exécuter avec tant de naturel que les larmes me sont montées aux yeux parce qu’en l’instant de deux secondes, je me suis revue avec ma petite sœur en train de jouer dehors et de tomber sur les parents qui s’engueulent et qui pleurent, la prendre par la main et l’amener en courant loin du spectacle affolant qui s’offrait à nous de façon incongrue.
Putain de merde, chiotte, crotte, ça m’a pris une demi-heure avant que le flot de larme ne cesse …
Le plus fou c’est qu’elles nous ressemblaient physiquement en plus …
Gros choc de peine incontrôlable trente ans plus tard …

Dans un autre ordre d’idée, la fin du même tournage arriva, l’emballage du projet se fait les deux doigts dans le nez et à notre départ de l’atelier de costume, notre Designer trop gentille nous remet à toutes un petit cadeau pour nous remercier du boulot effectué dans un cadre tout sauf idyllique (we survived « Tangled ») et toutes frétillantes de joie, on déballe nos petits paquets pour y trouver, Ô délice, des petits bijoux de livre de recettes.

J’ouvre le mien qui se concentre sur toutes les recettes à base de chocolat et la première page sur laquelle mes yeux se posent me renvoie abruptement dans la cuisine de mes grands-parents à Oka, à l’âge de 10 ans, où ma merveilleuse Mme Patrie, femme de confiance de cette maisonnée, m’avait fait faire mon premier gâteau au chocolat en suivant religieusement les dires de la bible Farine Five Rose.


Je vous jure que j’ai entendu le bruit des batteurs sur la paroi du bol de céramique beige et blanc, j’ai pas rêver l’odeur de la farine, du sucre et du beurre, je me suis vue me débattre avec le cacao qui colle sa poussière divine sur mon t-shirt …
Un voyage dans le temps sensoriel multiple et vif comme l’éclair.

À peine le temps de me concentrer et déjà mon cerveau s’emballait dans des souvenirs rugueux ou doux, comme quoi, la mémoire est bien capricieuse même si on l’entraine durement à avaler des tonnes d’informations pertinentes …

Il aura fallu deux petites minounettes et un livre de gâteaux pour me faire faire des voyages impromptus, au cœur de mon âme qui me prouve que tout chez moi n’est que sensation, amour, amitié, peine, joie et sucreries …

P.S.: Je t'aime tellement ma sista, mais tellement !

dimanche 1 novembre 2009

Classique sexy 50's

La célébration du guidounage version 1956

"Je suis un courailleux, je suis un courailleux et je couraille couraille couraille ..."
Dans le genre pour faire freaker toutes les mères de jeunes filles ...
Plus ça change, plus c'est pareil !

Nez rouge et extasy


Certain qu’après une semaine de 79 heures, l’idée de me travestir en fée clochette ou en nain de jardin ne m’a pas effleuré l’esprit je l’avoue …
Pour le peu d’énergie qui me restait, j’ai rejoins mon merveilleux Zamouri au très neat & swell Roméo pour une tarte aux tomates dont j’ai besoin de fix une fois par mois au moins, pour aller ensuite se trémousser l’arrière-train au Karma, où parait-il, selon certaines jeunes femmes très Hip, spinnait un DJ qui faisait promesse de nirvana musical …


Did not happen …
Même avec un billet (à prix très correct il va sans dire) acheté à l’avance, un line-up de fées Carabosse, de terroristes masqués, d’Elvis obèses et danseuses Shanduh très impatient piaffait devant les grandes portes métalliques d’une autre époque.
Bref, grosse gang de monde gelés (dans tous les sens), à boutt’, pas confortables et insultés d’attendre comme un troupeau de mouton devant le passage du train.
Yark !
Avec toute la grâce dont je suis capable, j’ai lancé un beau « On décâliss d’icite my love ! » à mon Zamouri qui a tellement plus de patience que moi …

Demi-tour pour retrouver notre bon vieux Salon Daomé où les très funky-sexy-groovy Clifford Brown et Marinelli ont fait sauter la baraque une fois de plus.
À la porte, bizous, bizous, h1n1, passe devant tout le monde, paye même pas, bizous, h1n1, passe au vestiaire, laisse un gros pourboire sal, bizous, h1n1, j’aime les passe-droit, h1n1,entre enfin dans le petit racoin noir où il fait bon danser jusqu’à ce que les mix d’alcool et de dope rende la gente humaine dépourvue de tout sens d’équilibre, de savoir-vivre et de bon goût …
Ciao bye la dignité … mais bon … le but c’est de s’amuser malgré le make-up écrapouti et le costume débraillé ! Dansons, nous nous sommes dits !

Évidement, la fille des guénilles a su apprécier la belle débrouillardise de certains, la créativité des autres, l’humour douteux des uns, l’envie de sexyness des filles, la quête du super-héros des gars, les connaissances folkloriques et les efforts de séductions célébrées à grand coup de frenchs avec des dents de vampires ! Toujours génial ! J’aurais donné cher pour un don de téléportation et faire le tour des clubs en un clin d’œil.
Ça devait flasher chez Mado ! Le Parking est toujours assez impressionnant ! Le Stéréo devait être hallucinant ! Tout manqué ça … pffffffff …
Y'a malheureusement mes jambes qui m'ont fait faux-bond pas très tard , ma tête rêvait déjà d'un oreillé moelleux avant même de me pointer dans l'antre joyeuse et bruyante.

Je m’en vais surement élire un clown dans quelques heures moi-même, histoire de rester dans l'esprit de la fête !
Ma lhoween, Ta lhoween, Sa lhoween, La lhoween durera au moins quatre ans cette année ! On devrait envoyer Guy distribuer des nez rouges …

Bonne semaine à tous ! Allez voter bande de vous autres !

mercredi 28 octobre 2009

Cure à la débilité

Vous avez l'automne et l'hiver au complet pour l'apprendre par coeur.
Merci
Tout le monde ensemble !

Note au groupe Mes Aieux : Faites des vidéoclips au plus god damn parce que je suis obligée de mettre des trucs pareils et c'est un peu gênant. Merci. La Shirley


lundi 26 octobre 2009

Montréal sweetheart

Ça résume assez bien ce que j'en pense ...
Je propose du sang neuf en la personne de Monsieur Rappaz .

Écrivain, blogueur et farceur émérite qui me fait penser à un certain Rhinocéros dans sa façon toute simple et drôle de se présenter...
Il doit commencer à savoir de quel bois notre belle ville se chauffe puisqu'il répertorie depuis un boutt' ce qu'on y entend en tout ses lieux !

Tant qu'à voter par dépit ...
Tant qu'à crier haut et fort que c'est une joke, au moins qu'elle soit drôle !


Je propose que vous y alliez même si tous ceux qui se présentent vous donne l'impression d'éxercer votre droit de vote dans le beurre (ou le caca c'est selon).
J'irai même jusqu'à vous proposer de faire du scrapbooking à la Claude Lafortune ou des origamis avec votre ti-boutte de papier pour proclamer votre mécontentement avec créativité.
La veille c'est l'Halloween, vous allez sûrement fêter et boire de façon irresponsable, vous endormir dans un état second en portant encore votre costume un peu pas mal défraichi et ben y'a qu'à profiter de cet acte manqué pour vous pointer encore affublé de vos plus beaux atours au bureau de vote ; à trash, trash et demi ! Pas besoin de vous dire que si vous êtes déguisés en clown vous gagnez un esti de gros toutou !


Je veux bien croire que la gangrène est partout, que la construction est mafieuse, que la bouffe et le nightlife est hellsangelisés, que les concessionnaires de chars usagés sont gang-de-rue-isés et que le 3/4 de la vie économique Montréalaise survie grâce aux apports plus que généreux du stupre et de la luxure mais faudrait pas non plus encourager et banaliser l'affaire ...


Montréal est le petit village où il fait bon vivre, où les gens cohabitent, partagent, vivent et meurent.
Montréal offre de tout à tous sans arrières pensées au risque de se faire accuser de ne pas réfléchir.
Montréal fleuri au printemps et se déneige de l'hiver.
Mon Montréal me bourre la panse et invite les meilleurs DJ du monde.
Montréal mérite un peu plus que ce qu'on lui donne parce que toujours faire affaire avec des pimps malveillants qui la barouette, elle aura trop d'échymoses qui risquent de la rendre pas mal moins sexy ...
Montreal qui propose de tout à tous sans concession en se faisant traiter de naïve.
Montréal qui reçoit avec grâce.
Montréal qui se donne à qui veut bien en prendre avec son cul d'enfer et ses vieux chicots pourris.
Mon Montréal qui invite les plus flyés et les plus talentueux.
Montréal qui se donne le devoir de pousser ses petits en bas du nid .
Ma ville avec son acnée juvénile et son âme de vieille pute dégarnie.
Montréal sweetheart, escorte de luxe aux tendances végétariennes ...
Je souhaite seulement que tes proxénètes seront plus généreux à l'avenir ou qu'un miracle arrive et qu'ils voient la lumière ...
Qu'ils t'aiment enfin pour ce que tu es vraiment, la plus belle ville d'Amérique du Nord.
Moi je t'aime tsé !

L’affiche est une réalisation de Sarah Déry de l'UQAM

mercredi 21 octobre 2009

Là ça suffit !


Si j'entends encore quelqu'un me parler
De pandémie
De grippe porcine
D'H1N1
De piqure
De line-up
De virus
D'aiguilles
De désinfectant
D'infirmière
De médecin
De microbiologie
De rhume
De seringue
De fléau
D'influanza
De fluides
De panique
De maux
Et de mort
Je vous promet que je vais donner une bonne raison à nos gouvernants de refaire faire un vaccin pour une nouvelle rage jamais détectée auparavant ...

Allez-y vous autre
Je devrais être safe !
MAJ: Voici de l'info et de la lecture sur le sujet du mot qu'il ne faut pas dire ...

lundi 19 octobre 2009

Très tendance ou Classique 90

La chose géniale des modes récupérées c'est que dès l'an prochain, les années 90 redeviendront IN !
Pour célébrer en avance et faire de vous des précurseurs et des visionnaires des tendances, voici pour vous en primeur la toune qui m'a le plus fait perdre la tête dans ces années là à chaque fois que ça passait dans un club.
Merci à DJ Farley qui me l'a fait découvrir dans le temps du très chic Business!
Mélancolie ...

Élan gérontophile


Ça ne prend que des Amerloques chauvins pour débarquer dans un bout de pays, regarder des catalogues de visages plaisants à l’œil, pointer des photos du doigt pour choisir parmi les chanceux qui risquent d’êtres les Élus, comme sur un menu de soupes tonkinoises.

Ça ne prend que des J.A.P. aux œillères étampées Prada en gros cuir coriace pour réussir à voir le potentiel esthétique et photogénique de ce Monument à d’autres Amerloques.

Ça ne prend qu’une Shirley pour faire semblant de s’évanouir de pâmoison devant sa photo en jurant que c’est le seul homme de 70 ans et plus qui lui ferait faire des bêtises et ce, devant un bureau plein de « producers » very influants,débordés et pas très enclins à la joke paillarde.

Ça prend ben rien qu’une gang de stuck up de Studio management incultes et primitifs pour dire qu’il est trop exigeant et qu’il se prend pour une star …

Ça prend une seule Shirley, insulté et touchée au cœur pour dire devant tous ce troupeau de lèche-cul et de suiveux sans colonne :

BUT HE IS A STAR !!!

Bande de nuls …
Armand Vaillancourt quand même …
Ils pourraient s’informer quand même …
Non mais ! Quand même !

dimanche 18 octobre 2009

Au pays de Candy


Quelqu'un peut me dire ?

Je fais quoi moi une fois que j’ai fini la lecture des journaux ?
Je vais où une fois le lot de nouvelles à la télé passé ?
Après avoir vu et écouter les causes de tous ceux qui souffrent, que puis-je faire ?
On s’attend à quoi de ma personne une fois que je sais le millième des horreurs qui se déroulent dans les pays pas comme le mien ?

Moi la choyée, qu’est-ce que je peux faire devant une vidéo de jeune fille battue à mort par ses pairs pour avoir osé aimer ?

L’ours polaire sur sa banquise devenue glaçon de drink, je l’aide comment ?

L’enfant qui a les pieds usés et l’âme en compote d’avoir trop marché et d’avoir appris comment démonter une Kalachnikov en 14 secondes plutôt que d’écrire et compter, plutôt de jouer au ballon, je fais comment pour le sortir de là ?

Le sida qui gruge des populations complètes, je l’arrête par où ?

La misère des femmes, la rage des hommes, l’exploitation des enfants, l’abattement des aidants, la frigidité des tout-puissants, la faiblesse des hargneux, l’aigre-douceurs des mourants, la vie, la mort, eux, nous … Je fais quoi câliss ????????

Parce qu’on me demande mon avis, on sollicite mon aide, on veux mes dons, on me demande mon appui, on me veut consciente et impliquée, on espère que j’adhère et que je combattrai, on souhaite me voir aux premières lignes du combat, moi, ma voix, ma pancarte, mon carnet de chèque et ma virulence.

Je voudrais bien, mais franchement y’a de ces jours ou y’en a marre.
Je peux me l’arracher ma voix, elle restera muette aux oreilles de ceux qui runnent le show.
Je peux vider mon compte de banque pour filer moins cheap, le flouze il va pas dans les bonnes poches.
Je peux bourrer les boites vocales-mailing-facebook et compagnie de vidéos et de causes auxquelles se joindre pour le mieux-être de tous, ça ne donne strictement rien si ce n’est que de faire comme si on y était … une info-pub de la marde ambiante, juste assez pour te faire sourciller mais sans les odeurs, le party sans le ménage qui suit.

Je peux signer toutes les pétitions et encourager ceux qui crient plus fort que je ne crierai jamais même si celles-ci finissent toutes avec le même sort, soit un ticket pour une visite guidée de la cause sans possibilité d’y faire apport réel …

J’ai gagné la loto à la naissance, je suis née ici, en santé, dans une famille parfaites de ses imperfections, avec une destinée incertaine mais duveteuse et confortable.
Mes maux ne sont rien, mes angoisses grossières, mes ennuis vulgaires si je me compare avec ce que la terre porte en son sein et même si j’y mettais toutes mes énergies comme on me le demande hypocritement, je sais pertinemment que le seul aide que je puis apporter est à proximité, il n’est à son meilleur que quand c’est moi et moi seule qui peut l’apporter, rarement plus loin qu’à 4 rues de chez moi …
Encourager bien sur mais me faire sentir coupable de ma vie, de ma chance , non, plus maintenant.
Je ne serais pas une « touriste de la misère » comme ELLE l’a si bien dit dans son roman fabuleux. Je ne vivrais pas au pays de Candy ...

L’impuissance ne me dévorera pas vivante, elle me poussera par contre à choisir mes batailles et à y aller moi-même parce que je ne peux pas regarder les autres faire le sal boulot et ne pas m’y mettre un peu aussi … Samuraï de fin de semaine, mais Samuraï quand même.

J'irai où je peux, comme par le passé, aider et si j'ai envie de douceur et de couleurs d'arc-en-ciel, je pigerai à grosses poignées dedans pour faire honneur à ma veine et ma fortune.

jeudi 15 octobre 2009

En ces temps d'incertitude

Je parle météo en chialant, mais j’ai une solution.
Je me plains du boulot quand c’est trop, mais il y a une issue .
Je ne suis pas patiente avec le peuple en général, mais il existe un aboutissement .
J’ai des vilaines manies, mais le repos de la guerrière existe bel et bien.

Mes vieux os et mes muscles exploités me font souffrir, mais il y a une trêve .
Je suis pleine de doléances, mais il y a dénouement.
J’ai parfois le cœur gros, mais le secours est là.
Je vois loin, les jumelles sont là, prêtes à l’emploi .
Je ne veux rien voir, rien entendre, la ouate est accessible, toujours douce.
Je m’enrage la bave qui éclabousse, j’ai l’appui, solidaire .
Je me ratatine de bonheur, l’attendrissement arrive avec .
Je suis entière, il est mon complément .

Fort, souple
Le chest le plus radicalement addictif .
Ma vie va bien quand je suis dans ses bras.
He’s mine
Zamouri je t’aime