samedi 14 novembre 2009

Divinus sublimis


Si je pouvais transposer mes habilités à jouer la carte de la spéculation dans le domaine touffu du cinéma en gamble au poker je serais peut-être millionnaire.
Si je reviens dans une autre vie après avoir pratiqué le boursicotage de contrat comme je le fais depuis quoi … vingt-six ans déjà, je pourrais surement me réincarner en fine stratège militaire et gagner plein de guerre.
Je m’imagine la douceur de la facilité, l’assurance du don inné, le geste sur, sans arrière pensée du champion joueur d’échec.
Toujours le bon choix, ne jamais avoir à remanier son coup, jamais de regret, toujours gagnant.


Si seulement je pouvais me fier entièrement aux dates, aux montants d’argent, aux offres, aux commodités et aux besoins inhérents de la vie à combler …

Et ben … non

J’ai envie de choisir la joie de me rendre au boulot
J’ai envie de faire des bisous ultras matinaux aux gens avec qui je travaillerai parce que besogner dans le bonheur c’est plus impératif que jamais quand c’est 90 heures semaine.
Dans les pires conditions, j’y suis pour des raisons alimentaires, mais si l’offre d’à côté me promet un fou-rire par jour pour quelques espèces trébuchantes en moins, je préfère de loin cette option.
J’aime ce que je fais mais je voudrais tellement avoir le don d’ubiquité (et une cape d’invisibilité, come on Harry, passe moi là !) pour pouvoir enfin voir et entendre ce qui se mijote dans les meetings et me faire mon propre avis dans un but ultime, celui de faire le bon choix !
Parce qu’il y a toujours un criss de dilemme qui se pointe !

Beau problème me direz-vous mais …

Je fais le choix, justement, d’être heureuse avant tout, de côtoyer mes préférés, de m’extasier devant leurs forces et leurs talents, de m’attendrir de leurs faiblesses passagères.
Que toutes mes copines ésotériques s’avalent la langue avant de me traiter de Balance ascendant Balance, oui c’est dur de faire un choix parce que ça équivaut toujours à une déception, quelque part, pour quelqu’un …
Je ne vous parle même pas de la session d’auto-flagellation avec la branche de houx mouillée à genoux dans la garnotte qui s’en suivra si je faisais la mauvaise prédiction.

Un jour on m’a dit : Si la mauvaise réputation d’un nouveau patron arrive avant lui, y’a un problème en vue.
Tous les talents de spéculations ne valent rien quand on se retrouve devant les faits accomplis foireux, en compagnie d’humains qui ne méritent ce titre.

Si seulement je pouvais faire comme dans Back to the future …

3 commentaires:

Djouly Del'Haval a dit…

Le choix est un un dur moment à passer, une réflexion du pour et du contre, de ce que l'on veut et de ce que l'on ne veut plus jamais ou pas du tout. Il peut nous tordre les tripes, nous obliger à se questionner, s'imposer par la force mais au bout du compte on y perd et on y gagne toujours.
L'inconnu fait toujours parti de nos choix en cinoche, On connaît le jeu, on a de nouvelles cartes à chaque "game", nos adversaires ou coéquipiers changent, mais la partie fini toujours un jour pour mieux recommencer une autre fois!
Hum... te casse pas la tête mon amie!

mon'oncle ti-guy a dit…

« J’ai envie de choisir la joie… » Bon choix! La vie est un jeu qu’on ne joue qu’une foie… aussi bien en profiter! Super bon La Shirley.

Paco a dit…

Le bon choix est connu de notre for intérieur, malgré les prix à payer inhérents à chaque choix. Ce qui brouille les cartes, c'est le bruit qui pollue l'esprit. Assis toi tranquille, la peur étant le bruit le plus fort. Respire lentement. Fais le vide. Et tu sauras. c'est un 5 minutes bien investi...