vendredi 20 novembre 2009

À la va comme je te bouffe


Quand soudainement j’ai une orgie de temps se dessine devant moi et me fait de l’œillade, l’envie de la remplir à grand coup de plaisir est insurmontable !
Le seul moyen d’éviter la tentation, c’est d’y succomber (dixit un mur de restaurant dans le Lubéron écrit à la main).

Après une errance d’une semaine en pyjama anti-sexe et pantoufles roses poilues tue-l’amour, les nuits mélatoninées de quatorze heures, le cheveu en bataille, l’absorption complète de mon corps dans les plumes de mon sofa géant, le laptop qui ronronne sur mes genoux et des pots immenses de tisane, je me suis dit qu’un petit projet sans conséquence pourrait me donner le coup de pied au cul nécessaire à me sortir de ma torpeur postproduction …

Casanière comme dix, pas question de me mettre à faire du sport ou prendre un cours de je ne sais quoi, mon corps me fait mal et ma tête est en purée pour encore un moment.
Si le choc thermique risque d’être trop grand en plus, ça me prend une grosse heure à me demander si les courses à faire son si urgente que ça, je crois avoir déjà écris quelque part sur ce journal électronique que je n’aime pas tellement le froid … au point de même appréhender une visite chez mon Tamoul de dépanneur, sourire de 93 dents inclus à cinquante mètres de ma casbah.

Alors, que pourrais-je bien faire de mes dix doigts (même pas manucurés c’est pour vous dire l’état de la fille) qui ne me demanderais pas trop d’effort et qui me rendra bêtement heureuse et qui profiterais à l’univers en plus ?
Et l’illumination arriva enfin …

Depuis une semaine bientôt deux, je cuisine comme si j’avais une famille de douze à nourrir, j’ai commencé à rouler des centaines de truffes à toutes les saveurs du monde, fleurs d’oranger, lavande, thé earl grey, thé chaï, rhum Martiniquais, fraises alcoolisées, coco bio et mangue, pistache, basilic et tutti quanti. Très envie de partager tout ça …

J’ai dorénavant un agenda de souper d’amis que je n’ai pas assez vu, des collègues de travail devenu des copains obligatoires à ma santé mentale, je reçois à la maison comme si c’était Noël parce que je ne suis pas obligée, verrines smaths ou spagatte à la bonne Franky (comme disait mon ex François) en cas de dernière minute, saveurs , parfums, textures et douceurs assaisonnés de fous-rires et arrosés de bons vins.

Les beaux-parents débarquent, on ne veut pas les brusquer avec des mets trop abracadabrants, direction resto-bistro-américain. On ne voudrait surtout pas leur faire peur avec du tout-cru, du « pas-de-viande » ou encore pire, des poissons pas cuits sur du riz sucré !!!

Ma Titemère a eu droit à son repas dominical en présence de son gendre adoré , de sa grande fille chérie devant un petit bout d’agneau tout tendre et un gratin de topinambour pas piqué des vers tout en se racontant comment la vie, le temps, les gens, sont …
Ça parle tellement mieux la bouche pleine !


Je concocte des panacottas à la cardamone en pot Masson pour envoyer à mon Tiku qui pleure tout les jours depuis un mois loin de sa mère (i wish) en pays de Nouveau-Brunswick là où tout n’est que friture et que tout ce qui a la couleur verte est destiné à nourrir les animaux, surtout pas les adipeux de Caraquette !!! Mesdemoiselles qui auraient un œil sur mon fils, sachez que j’ai mis au monde une bonne fourchette, doublé d’un marmiton en devenir, affublé d’un appétit gargantuesque, faqueeeeeee hein?!?!
Get with it, sortez les casseroles, les livres de recettes, faites un tour au Marché Jean-Talon , hop, hop, et remplissez moi ça ce ventre là, vous aurez surement le meilleur de lui par la suite !

En gros, les vacances, ça sert à engraisser et du haut de mes cent neuf livres, j’y tends comme disent les romanichels !
Ça sert aussi à retrouver un tant soit peu de gros bonheur gras en mode High-Rotation pour tout les moments de la vie où tout va trop vite ...


mardi 17 novembre 2009

Oraison funèbre

La mort d’un Pierrot
Pas tout blanc avec une collerette, oh non ...
Tout rougeaud qui fleurait bon le bran de scie et la pipe
Un Pierrot aux mains grandes, fortes et rugueuses
Des mains qui caressaient le bois et en faisait ce qu’il voulait
Des mains d’où il sortait des étoiles
Sans compter les chutes de reins, il en a caressé combien …
Ses grands rires qui fendaient la place comme pour marquer son territoire
Pour faire peur à la mort, pour bouffer la vie comme un gros sac de chips
Sans fin, sans fond

Si l’irresponsabilité avait un visage, ce serait peut-être le sien
Mais il aurait les moustaches de la candeur et la couleur du ciel dans ses yeux
Jamais de méchanceté mais jamais de protection
Jamais de cadre mais toujours la spontanéité
De toute façon, on avait une mère pour le sal boulot, non ?
Tellement facile mais surement mieux
Ce Pierrot qui faisait trembler les femmes d’amour et sautait par-dessus bord
En cas de naufrage, l’homme à la mer avant les femmes et les enfants
J’en connais deux qui auraient pris un peu plus de temps avec lui

Non trois …
Parce qu’après le rapt qui dura dix ans
Celui-là même qu’il a laissé faire
Celle qui ne voulait pas qu’on s’approche de lui fut enfin détrônée
Pour une rare fois, il aura ramé pour tout sauver
Heureusement qu’il était junky de la peau des femelles pour qu’une d’elle arrive à point
Crise de manque évitée de justesse
On l’a aimée tout de suite puisqu’elle nous a remis notre père sur un plateau d’argent
Grégaire, hédoniste, accueillant et disponible
Drôle et coquin, assez pour mettre de côté les manques et les failles
Se racheter, comme un ex-prisonnier en réinsertion, pas seulement sociale

Se rendre compte que les jours sont comptés en faisant l’amour
Ça ne pouvait arriver qu’à lui
Cinquante-quatre printemps arrachés par un seul automne
Thank God j’ai eu le temps de lui dire que je l’aimais
Thank God il m'a rendu la pareille
Thank God j’ai eu le temps d’enfouir mon grand nez dans son cou
Imprimer son parfum de papa pour toujours en vue des souvenirs
Juste avant la première neige de Novembre 1996
Me semble que c’était hier

Et pis pour que l’amour revienne, Vieux motard que jamais
Comme tu disais

samedi 14 novembre 2009

Divinus sublimis


Si je pouvais transposer mes habilités à jouer la carte de la spéculation dans le domaine touffu du cinéma en gamble au poker je serais peut-être millionnaire.
Si je reviens dans une autre vie après avoir pratiqué le boursicotage de contrat comme je le fais depuis quoi … vingt-six ans déjà, je pourrais surement me réincarner en fine stratège militaire et gagner plein de guerre.
Je m’imagine la douceur de la facilité, l’assurance du don inné, le geste sur, sans arrière pensée du champion joueur d’échec.
Toujours le bon choix, ne jamais avoir à remanier son coup, jamais de regret, toujours gagnant.


Si seulement je pouvais me fier entièrement aux dates, aux montants d’argent, aux offres, aux commodités et aux besoins inhérents de la vie à combler …

Et ben … non

J’ai envie de choisir la joie de me rendre au boulot
J’ai envie de faire des bisous ultras matinaux aux gens avec qui je travaillerai parce que besogner dans le bonheur c’est plus impératif que jamais quand c’est 90 heures semaine.
Dans les pires conditions, j’y suis pour des raisons alimentaires, mais si l’offre d’à côté me promet un fou-rire par jour pour quelques espèces trébuchantes en moins, je préfère de loin cette option.
J’aime ce que je fais mais je voudrais tellement avoir le don d’ubiquité (et une cape d’invisibilité, come on Harry, passe moi là !) pour pouvoir enfin voir et entendre ce qui se mijote dans les meetings et me faire mon propre avis dans un but ultime, celui de faire le bon choix !
Parce qu’il y a toujours un criss de dilemme qui se pointe !

Beau problème me direz-vous mais …

Je fais le choix, justement, d’être heureuse avant tout, de côtoyer mes préférés, de m’extasier devant leurs forces et leurs talents, de m’attendrir de leurs faiblesses passagères.
Que toutes mes copines ésotériques s’avalent la langue avant de me traiter de Balance ascendant Balance, oui c’est dur de faire un choix parce que ça équivaut toujours à une déception, quelque part, pour quelqu’un …
Je ne vous parle même pas de la session d’auto-flagellation avec la branche de houx mouillée à genoux dans la garnotte qui s’en suivra si je faisais la mauvaise prédiction.

Un jour on m’a dit : Si la mauvaise réputation d’un nouveau patron arrive avant lui, y’a un problème en vue.
Tous les talents de spéculations ne valent rien quand on se retrouve devant les faits accomplis foireux, en compagnie d’humains qui ne méritent ce titre.

Si seulement je pouvais faire comme dans Back to the future …

jeudi 12 novembre 2009

Drogues douces


De toutes les drogues que j'ai prise, de tous les alcools imbibés, de tous les excès irréfléchis dont je me suis engluée, deux seuls n'auront jamais droit à une cure de désintoxication de ma part.


Je refuse de cesser de dormir et de manger, même si je le fais trop depuis cinq jours !

Même si tout passe en deuxième ...
Même si j'oublie tout le reste ...
Plus rien d'autre n'a d'importance !

mardi 10 novembre 2009

Fabuleux Filous Part 1

Je commence un truc auquel je jongle depuis un petit moment.
Entourée de gens complètement gogols en tout temps, faisant des métiers qui ne font pas loi, je me suis toujours pâmée sur ce qu'ils faisaient en dehors de leur lieu de travail déjà marginal.

Imaginez vous donc que les gens qui oeuvrent en Cinéma, tous départements confondus, ont des hobbies ! Genre, "même-après-une-semaine-de 90-heures" , me pogne une envie irréprésible de faire autre chose que ce que je fais d'habitude !

Comme de belles tricheries, des vols de temps, de fabuleux filous, c'est moi qui vous l'dis !

Je commencerai avec mon merveilleux Claude Hazanavicius, Preneur de son légendaire qui s'est découvert des talents de sculpteur. Il est exposé ça et là. Je suis l'heureuse propriétaire d'une de ses magnifiques pièce, non, deux ! J'avais un jour acheté un "démo" et je lui ai donné deux fois le prix qu'il me proposait pour l'encourager à continuer et nous bénir de son art !

ALLEZ-Y VOIR ! ENCORE ET ENCORE !

lundi 9 novembre 2009

Murphy et Pavlov,chums de brosse

Trois semaines déjà que le problème perdure.

Une vibration comme un dildo géant caché dans les murs de ma casbah qui vrombit dès que le thermomètre descend un tant soit peu.
Je me dis que je n’attendrai pas que le bruit devienne un problème, je ferai appel à mon plombier préféré qu’il rectifie l’ennuie parce que là, franchement, ça nous empêche de dormir cette saloperie de bourdonnement.

Mr Desplats se pointe en cette magnifique journée d’été des Indiens, au moment où l’énigme se termine d’elle-même … plus de boucan, fini, silence de mort. On comprend que c’est un problème de chauffage, hein ?!? On en a profité pour parler des rénos que je ferai l’été prochain tout en tendant l’oreille des fois que le bruit ne se remette en branle …
Et ben non, non non, Merci loi de Murphy de mes deux, d’avoir fait déplacer un plombier débordé pour rien, merci vraiment !

Pendant ce temps, ma drôle de manie de faire des listes pour ne rien oublier de mes millions de to-do prend des proportions gargantuesque quand je me retrouve en vacance ou avec un peu de temps devant moi.
Et je fais des listes de bouffes, et je griffonne des énumérations de rendez-vous à prendre, et je te catalogue les travaux à venir, et que je te fasse des belles colonnes de chiffres pour savoir si je devrai vendre mon petit cul pour avoir enfin un sous-sol dernier cri, et que je te répertorie les soupers avec les zamis et les drinks à boire …

Oui oui, je vais tout faire ce que j’ai noté mais s’il advenait que je perde une de mes petites litanies, je serais perdue comme Hansel et Gretel dans le bois et je devrais TOUT REFAIRE pour être certaine de suivre ma petite route de brique jaune préalablement tracée sur un beau pad en papier, incapable de me rappeler de quoi que ce soit si je n’ai pas mon papyrus à l’œil .
Merci Chien de Pavlov bavant, plein de vilaines manie qui te tchoppe la spontanéité et qui fait des associations misérables ou instinctives …

J’ai regardé par la fenêtre ce matin je me suis dis : « Tiens, y’a l’air de faire frett! »
M’habille comme un ours pour me foutre tout-nue dans la rue dix minutes plus tard.
Le nombre de dernières cigarettes allumées par dépit en attendant l’autobus ne venant jamais qui furent écrasées après deux puff du temps où je fumais tout plein vaut bien l’équivalent de mille paquets. Les lumières qui virent invariablement au rouge quand on est en retard, le bouton sur le nez le soir d’une première date Réseau-Contact, le premier repas raté avec le nouveau chum qu’on veut impressionner …
Vous finirez ce billet à ma place j’en suis certaine … Ah ce bon vieux Murphy …

Après m’être arraché mes vêtements, dans la bagnole, en route pour mes petites courses (avec mes petites listes hein …), mon itinéraire bien en tête, je me suis dirigée sans réfléchir vers les studios Mel’s pour me rendre compte que ce n’est pas là du tout que je m’étais dit que j’irais ! Ça va Madame Dans La Lune ? Ce n’est pas sur ta liste espèce de gourde que je me suis dis !
Retour vers le futur, brasse, fouille, achète, bricolle, bouquine , pour enfin réaliser que je m’étais dis plutôt dans la matinée qu’il serait bien d’aller au bureau chercher mon chèque de paye et que je ne l’avais pas noté …
Vous finirez ce billet à ma place j’en suis certaine … Ah ce bon vieux Pavlov …

Faits inversés défavorables, instincts broussailleux, savez, voyez le genre …
Antithèses de Cracker-Jack ou associations vaseuses de gars saoul …
Comme deux marins chums de brosse qui s'aident quand ils tombent mais qui se tapent sur la gueule à la moindre niaiserie !

Y’a de ces jours où tout a une couleur de conspiration.

DJ Shirley is in da house saveur 90's


Commençons ce Lundi en écoutant de la musique.
La semaine aura une toune par jour selon votre humeur.

Lundi donc, "la-vie-c'est-de-la-marde" mais quand on chante c'est moins pire.

Mardi, je travaille fort, je sers à quelque chose à quelqu'un, quelque part, j'ai une réponse à vos questions ...

Mercredi, si les années 90 peuvent tu revenir OPC que je me fasse une belle coéffure carrée, faut pas que j'oublie le lait, le dentiste, le chôming à remplir, chuis dans'l'jus ...

Jeudi, besoin d'un coup de pouce divin, un gospel qui fait taper du pied et qui me booste pour un dernier effort.

Vendredi, le dernier effort que voici, bonheur du devoir accompli, besoin d'un drink et d'amis now !

Samedi, ayoye ... Mais après deux-trois-douze cafés je devrais être capable de sortir ce soir.

Dimanche, ouille ... tout doux .... aouch ... relaaaaaaaaaaax

jeudi 5 novembre 2009

Balade sucrée au fond de l'âme


Il est de ces moments cathartiques qui nous sautent dans la face au moment où l’on s’y attend le moins qui sont effrayants ou géniaux.

Avant-hier, sur un plateau de tournage comme un autre, on fait faire une petite action toute simple à deux petites filles complètement adorables.
Une cocotte de 6 ans volubile et sans gêne qui faisait la conversation (fort interressante d’ailleurs) à tout le monde et sa cadette à l’air renfrogné qui se méfiait de tous et qui appelait souvent sa maman dès qu’une grosse coiffeuse trop friendly s’approchait.

L’action était celle-ci : elles devaient arriver dans le salon de coiffure au moment où leur maman d’emprunt se faisait sacrer une volée assez testostéronnée par une femelle agent secret qui venait lui faire le message de disparaître pour des raisons obscures.
En bref, jouer la peur de voir sa maman chérie se faire bardasser et se sauver dans l’arrière boutique.


Quand vint le temps pour l'équipe de se fermer la gueule et que la réalisatrice a crier Action, les petiotes se sont exécuter avec tant de naturel que les larmes me sont montées aux yeux parce qu’en l’instant de deux secondes, je me suis revue avec ma petite sœur en train de jouer dehors et de tomber sur les parents qui s’engueulent et qui pleurent, la prendre par la main et l’amener en courant loin du spectacle affolant qui s’offrait à nous de façon incongrue.
Putain de merde, chiotte, crotte, ça m’a pris une demi-heure avant que le flot de larme ne cesse …
Le plus fou c’est qu’elles nous ressemblaient physiquement en plus …
Gros choc de peine incontrôlable trente ans plus tard …

Dans un autre ordre d’idée, la fin du même tournage arriva, l’emballage du projet se fait les deux doigts dans le nez et à notre départ de l’atelier de costume, notre Designer trop gentille nous remet à toutes un petit cadeau pour nous remercier du boulot effectué dans un cadre tout sauf idyllique (we survived « Tangled ») et toutes frétillantes de joie, on déballe nos petits paquets pour y trouver, Ô délice, des petits bijoux de livre de recettes.

J’ouvre le mien qui se concentre sur toutes les recettes à base de chocolat et la première page sur laquelle mes yeux se posent me renvoie abruptement dans la cuisine de mes grands-parents à Oka, à l’âge de 10 ans, où ma merveilleuse Mme Patrie, femme de confiance de cette maisonnée, m’avait fait faire mon premier gâteau au chocolat en suivant religieusement les dires de la bible Farine Five Rose.


Je vous jure que j’ai entendu le bruit des batteurs sur la paroi du bol de céramique beige et blanc, j’ai pas rêver l’odeur de la farine, du sucre et du beurre, je me suis vue me débattre avec le cacao qui colle sa poussière divine sur mon t-shirt …
Un voyage dans le temps sensoriel multiple et vif comme l’éclair.

À peine le temps de me concentrer et déjà mon cerveau s’emballait dans des souvenirs rugueux ou doux, comme quoi, la mémoire est bien capricieuse même si on l’entraine durement à avaler des tonnes d’informations pertinentes …

Il aura fallu deux petites minounettes et un livre de gâteaux pour me faire faire des voyages impromptus, au cœur de mon âme qui me prouve que tout chez moi n’est que sensation, amour, amitié, peine, joie et sucreries …

P.S.: Je t'aime tellement ma sista, mais tellement !

dimanche 1 novembre 2009

Classique sexy 50's

La célébration du guidounage version 1956

"Je suis un courailleux, je suis un courailleux et je couraille couraille couraille ..."
Dans le genre pour faire freaker toutes les mères de jeunes filles ...
Plus ça change, plus c'est pareil !

Nez rouge et extasy


Certain qu’après une semaine de 79 heures, l’idée de me travestir en fée clochette ou en nain de jardin ne m’a pas effleuré l’esprit je l’avoue …
Pour le peu d’énergie qui me restait, j’ai rejoins mon merveilleux Zamouri au très neat & swell Roméo pour une tarte aux tomates dont j’ai besoin de fix une fois par mois au moins, pour aller ensuite se trémousser l’arrière-train au Karma, où parait-il, selon certaines jeunes femmes très Hip, spinnait un DJ qui faisait promesse de nirvana musical …


Did not happen …
Même avec un billet (à prix très correct il va sans dire) acheté à l’avance, un line-up de fées Carabosse, de terroristes masqués, d’Elvis obèses et danseuses Shanduh très impatient piaffait devant les grandes portes métalliques d’une autre époque.
Bref, grosse gang de monde gelés (dans tous les sens), à boutt’, pas confortables et insultés d’attendre comme un troupeau de mouton devant le passage du train.
Yark !
Avec toute la grâce dont je suis capable, j’ai lancé un beau « On décâliss d’icite my love ! » à mon Zamouri qui a tellement plus de patience que moi …

Demi-tour pour retrouver notre bon vieux Salon Daomé où les très funky-sexy-groovy Clifford Brown et Marinelli ont fait sauter la baraque une fois de plus.
À la porte, bizous, bizous, h1n1, passe devant tout le monde, paye même pas, bizous, h1n1, passe au vestiaire, laisse un gros pourboire sal, bizous, h1n1, j’aime les passe-droit, h1n1,entre enfin dans le petit racoin noir où il fait bon danser jusqu’à ce que les mix d’alcool et de dope rende la gente humaine dépourvue de tout sens d’équilibre, de savoir-vivre et de bon goût …
Ciao bye la dignité … mais bon … le but c’est de s’amuser malgré le make-up écrapouti et le costume débraillé ! Dansons, nous nous sommes dits !

Évidement, la fille des guénilles a su apprécier la belle débrouillardise de certains, la créativité des autres, l’humour douteux des uns, l’envie de sexyness des filles, la quête du super-héros des gars, les connaissances folkloriques et les efforts de séductions célébrées à grand coup de frenchs avec des dents de vampires ! Toujours génial ! J’aurais donné cher pour un don de téléportation et faire le tour des clubs en un clin d’œil.
Ça devait flasher chez Mado ! Le Parking est toujours assez impressionnant ! Le Stéréo devait être hallucinant ! Tout manqué ça … pffffffff …
Y'a malheureusement mes jambes qui m'ont fait faux-bond pas très tard , ma tête rêvait déjà d'un oreillé moelleux avant même de me pointer dans l'antre joyeuse et bruyante.

Je m’en vais surement élire un clown dans quelques heures moi-même, histoire de rester dans l'esprit de la fête !
Ma lhoween, Ta lhoween, Sa lhoween, La lhoween durera au moins quatre ans cette année ! On devrait envoyer Guy distribuer des nez rouges …

Bonne semaine à tous ! Allez voter bande de vous autres !