lundi 20 avril 2009

Passion,Pool,Coupe


Si je m’en balance comme l’An 3000, ce n’est pas par cynisme mais bien par pur manque de fanatisme et de sentiment d’appartenance aux sports de groupes.
J’y comprends rien !

On a beau me réexpliquer deux cent fois en ligne, j’ai cru comprendre que deux gang se chicannent un bout rond de plastoche dans le seul et unique but de le pitcher dans un filet gardé avec furie par un homme over-weight et masqué.

Mmmmmmmm … pas suuuure.

Tous les hommes de ma vie ont été des fous de hockey et des sportifs, chacun à leur rythme propre.

Mon subterfuge pour enfin réussir à me coller sur un chum qui se déclara jamais colleux fut celui-ci : Les verres de contacts enlevés, ma myopie féroce prenant le dessus et me rendant quasi aveugle, j’allais me vautrer dans le sofa et me lovais dans le creux des bras de mon Ex qui, une fois de temps en temps se relevait en hurlant pour exprimer sa joie immense face au petit bout de rubber qui venait enfin de faire son chemin entre les grosses pattes de l’autre débile sur lequel tout les autres joueurs se défoulent sans vergogne.
Et moi de profiter du chest généreux de l’être aimé qui lui, tout se temps, se vantait d’avoir une blonde qui aimait donc le hockey !!!
Berné il fut !

Non seulement j’exècre les joutes télévisées de sport de gang , les grosses soirée au centre où leur glace se trouve, même dans un Very Important Pitoune gratuit, bar open et le reste mais en plus, je roules des yeux quand j’entends les Amateurs qui donnent leurs avis l’aprem à la radio, j’honnis les arrière-trains de journaux qui ne sont garnis que d’articles sur le sujet, statistiques à l’appui et je peux dorénavant dire sans gêne que le stock de hockey dans un gros sac est une des affaires qui me lève le cœur au plus haut point.
J’étais assistante sur Lance et compte Un … j’avais 17 ans, je m’en souviens encore …
52 sacs de hockey nauséabonds !
Si j’y pense trop, je gag !

Le seul truc qui me fascine dans cet engouement c’est les Fans Finis !
Je les trouve émouvants de s’emporter de la sorte, de convaincre leur blondes que c’est l’fun, de porter les petits chandails à l’éfigie de leurs amours, de bouder quand ils perdent, de festoyer quand ils gagnent, d’installer des fanions sur leurs caisses, d’en parler, d’en parler …

Je trouve vraiment ça adorable, comme quand mon fils me parlait de Pokémon …

4 commentaires:

Patrick Dion a dit…

Ne crains rien, t'es pas seule. À la différence que moi, j'y pige quelque chose. N'empêche, ça me glisse sur le dos comme l'eau sur les pads d'un goaler...

chroniquesdelavant a dit…

Moi je crois que le hockey est aux hommes ce que le maquillage est femmes. Ça devient un sujet de conversation comme un autre.

Pour ma part, j'ai vraiment hâte qu'ils perdent les Canadiens, et qu'on passe à un autre appel.

Marc Desjardins a dit…

J'y ai joué avec passion toute ma jeunesse, et un peu regardé par dessus l'épaule de mon père, dans le temps où il n'y avait que 6 équipes. Pourtant, je n'ai jamais embarqué ou même compris cet engouement, encore moins à une époque où ce n'est qu'un spectacle (pas très bien joué) mettant en vedette une bande de machos sans trop de culture... et qui se foutent bien de jouer pour Montréal ou pour Phoenix... Et on prétexte le patriotisme pour justifier tous ces horribles fanions sur les autos... qui sont un peu comme les casquettes sur la tête d'hommes adultes dans des restos chics...

La Shirley a dit…

Mon Dieu la belle visite, je capote!
Miss Web groupie que je suis se trouve flattée de vous avoir tous dans mon salon !
Bienvenue à tous, j'arrive avec les sandwichs pas de crouttes !