vendredi 15 janvier 2010

Dualité cerveau-bouche


J’aimerais avoir des dons d’oratrice.
Avoir un ordre naturel de ma pensée.
Un début, un milieu, une fin.
Concise.
J’aimerais être en mesure de toujours avoir le mot juste .
Celui qui décrit parfaitement la situation ou le sentiment .
Puis enfin, avoir le ton qu’il faut quand cette pensée doit être partagée .
Avec un auditoire ou dans une conversation intime.
Et qu’enfin, quand la pensée est une fois exprimée, elle soit comprise .
Par tous .
Mais il n’en est pas toujours ainsi.
Mon cerveau manque de souplesse et de figures .
Ma bouche s’impatiente et tente de rattraper le temps perdu.
S’emballe.
Au même moment où mon cerveau voit l’embrouille se pointer,
Ma bouche continue son torrent .
Et moi dans tout ça, j’ai envie de me taper moi-même pour faire de l’ordre la dedans
Et ne plus jamais avoir à dire :
« C’est pas ça que je voulais dire ! »

mercredi 13 janvier 2010

Haïti, Pays Pam




Pour les dons : La Croix Rouge , Le Ceci et Oxfam sont les organismes les plus safes !

Si le Bon Dieu qu'ils chérissent tant avait deux minutes, ce serait bien qu'il fasse autre chose que d'écouter leurs chants .

Exaucer trois ou quatre prières ce serait pas mal non plus ...

Mais par où commencer ma foi ...

Je suis de tout coeur avec eux, toute ma compassion est dirrigée là-bas.

V pour Victoiiiiire


Un autre bout de papier qui forme l’avenir vient d’atterrir dans le wallet de mon Tiku ! Un beau permis de conduire tout neuf !

Après deux essais, comme toujours, jamais du premier coup.
Toujours travailler plus longtemps que les autres.
Toujours essuyer une défaite humiliante et y retourner, avec une boule de quille (une grosse) dans le ventre, avec tellement de dépit compacté que ça ressemble presqu’à du désespoir , pour finalement sortir du combat contre soi-même, Victorieux.
Le sourire si large que j’ai cru remarqué qu’un fil de ses broches a peut-être débarqué de son boitier !
Le torse bombé comme Monsieur Bedondaine de la Ribouldingue !
Savez pas de qui je parle ?
Tant pis ...
Je ne voudrais surtout pas faire cet évènement mien mais j’avoue que j’aurais été vraiment mal prise et sans mots si il avait fallu encaisser un autre échec. Moman est ben contente. Pour lui. Pour moi qui n’aura pas eu à formuler d’autres phrases d’encouragements inutiles.

Je vais pouvoir me remettre à boire exagérément ! Ouaaaaaiiiis !!!

Monsieur Tiku, j’suis fière de toi !

dimanche 10 janvier 2010

The Educatoooor ou la démocratie linéaire

Ça y’est ! Il est temps de revêtir une cape écarlate, un unitard de lycra carmin, de pointer ma main droite vers le ciel et de serrer le poing gauche à ma taille et de m’élancer dans un discours haineux sur les files d’attentes.

Va falloir distribuer des gifles, des coups de pied au derrière et des soufflets par milliers.
Je n’y arriverai pas seule. Calmez-vous Shirley, c’est une catastrophe !

La file d’attente n’est plus ce qu’elle était et pourtant je ne parle pas de celle par qui l’espoir d’un bout de pain sec arrive en temps de crise, non, beaucoup plus simple que cela.

Je parle de la file d’attente dans la toilette des femmes, savez comme une petite ligne trépignante, qui saute d’un pied à l’autre, qui serre les fesses, qui mord sa lèvre du bas, qui lève les yeux au ciel pour rester concentrée, qui parle toute seule comme un mantra et qui tout a coup se fait moins linéaire lorsqu’une effrontée passe devant et prend sournoisement la place d’une vieille dame dont les sphincters sont moins solide et la rapidité à se rendre au cabinet moins fulgurante. Y’a de la grogne dans l’air, ça n’en revient pas, ça se peux-tu, c’est t’y possible mais la seule voix qui s’élève c’est la mienne : « Hey ! Enwoye en arrière de la file, attend comme tout le monde ! »

J’évoquerai aussi les populaces en panique que l’on a mise en rang face à un microbe virulent dans les derniers mois et qui, presque toujours docilement, a fait face au combat en attendant d’interminables heures pour finir par se faire trouer le bras et repartir l’âme en paix. Sauf que les fameuses heures interminables, paraitrait qu’il y en a qui ne supportent pas ça, qu’ils ont autre chose à faire que d’attendre, que leur rejeton bénéficiera des armes pour se battre avant tout le monde, que leur damoiselle qui se croit Femme de Rêve mérite une attention toute autre que les celle donnée aux gueux et qu’après avoir admis leur faute se permettent d’en rire. En public. À la TV.Payé avec nos taxes. Moi j’ai crier qu’on lui lime les dents, qu’on l’écartèle, qu’on lui injecte du Botox sur le nez, what ever it is, The Educatoooor dit : « Le virus, il attaque tout le monde égal, pas toi plus qu’un autre, enwoye en arrière de la file, attend comme tout le monde ! »

Pourquoi ne pas me rafraichir une mémoire pas si lointaine d’un 31 Décembre où le dessein de danser jusqu’au lever du soleil me ravissait déjà. Une immense queue de fêtards intoxiqués de joies et de drogues piétine de froid en attendant d’entrer dans le temple du gros fun noir mais l’organisation chavire depuis un bon moment et le troupeau commence à s’impatienter. Deux ou trois gorilles essaieront en vain de faire faire un bel alignement discipliné aux fêtards mais trois fanfaronnes passeront le plus clair de leur temps à essayer de faire des gentillesses au monsieur pan de mur qui bloque la porte, à faire de micro pas vers l’avant, sur le côté, se mettre chum avec de purs inconnus ayant pour seul attrait leur situation géographique, pour finir par ne plus donner dans la discrétion jusqu’à ce que l’écho d’une voix caverneuse venue des tréfonds de mon âme se fasse entendre.
« S’cusez les filles, faudrait quand même pas exagérer, pourriez vous reprendre votre place initiale, on a tous payé l’entrée de ce party un montant absurde, il fait moins dix-sept pour la province au complet, ça n’ira pas plus vite si vous poussez. » La vague de haine qui m’a envahie suite à la réplique de la poufiasse au cerveau plein d’engelures fut tout de même productive; quand elle m’a regardée et m’a dit : « Je vais quand même pas passer le décompte dehors à me geler le cul !!! » je lui ai gentiment répondu « Vaut mieux ça que de le passer à l’urgence avec huit dents en moins, Enwoye en arrière de la file, attend comme tout le monde !! ».

Que dire d’une charmante récipiendaire d’Oscar qui va, au bras de son bel Adonis de papier glacé, passer devant une série de vacanciers tous plus dégoutés les uns que les autres devant l’expectative des cinq heures passées derrière des petits cordons en forme de chemins, sous prétexte d’avoir un enfant ( … ). Les aéroports sont le théâtre de telles ratoureries line-up-éennes qu’il m’est difficile d’expliquer combien les gens sont en général abrutis et soumis.
Oh un policier les escortes ! Oh des gens célèbres ! Oh ils passsent devant tout le monde et n’attendent pas ! Oh ! Ok , on ne dira mot !Oh ! On reste cois et on maugrée entre nos dents et on prend à témoins nos nouveaux amis de file !
Paraitrait que les journaux sérieux et potineurs se sont permis de dire tout haut ce que grommelaient les passagers outrés tout bas et le gentil monsieur en uniforme qui s’est laissé gonflé l’égo par les flatteries est dorénavant la risée de ses collègues. Si au moins il avait dit :
« Enwoyez en arrière de la file, attendez comme tout le monde ! » en anglais.
Oh well, The Educatoooor ne peux pas être partout …

Comment ils dorment dites-moi ? Comment on se sent quand mille paires d’yeux vous regardent et vous détestent en même temps ? Pourquoi suis-je toujours la seule à pousser de hauts hurlements pour mon droit à la chronologie des évènements ? Son tour, mon tour, ton tour ! Quelle est le nom du chromosome si rare qui les rend si uniques et qui leur donne tous les droits, y compris celui de laisser une mémé se pisser dessus ? Pourquoi personne ne dit rien ?

The Educatooor vote pour qu’on rétablisse la pratique du goudron et des plumes et qu’on l’inflige à tous les pressés-importants de ce monde qui n’ont pas encore compris les lois du premier arrivé, premier servi et de la démocratie linéaire!
Get in line for freakin'Christ sake !!!

Classique Cotton Club



Je pense que j'aurais passer tout mon cash là-bas, au mythique Cotton Club et j'aurais chanter très fort avec Cab !!!

vendredi 8 janvier 2010

Jen-Jen ou les lois de probabilité


Pas besoin de scoop journalistique pour me faire ouvrir grand les yeux et me faire échapper ma mâchoire sur le sol.
Pour ce faire, j’ai une tendre amie qui pourrait, sans se gêner, se présenter comme étant mon autre sœur, savez , celle qu’on se choisis.
Je vous ai jamais parlé de Jen-Jen ?
C’est qu’avec elle, y’a jamais de « dull moment ». Juste la façon dont on s’est rencontrées ça tient du Fabienne Larouche les cheveux tirés !!!

Elle était l’actrice détenant le rôle principal d’un film écrit et réalisé par ma tatie, j’étais la fille punk et bum de la directrice artistique qui m’avait obligée de venir avec elle à Percé en Gaspésie, histoire de ne pas me laissé seule à faire des pitreries à Montréal. C’est que j’en était capable du haut de mes quatorze ans…
On m’a shippée dans le département costumes où j’ai été très vite happée par le tsunami de job et où, finalement j’ai appris ce que je voulais faire quand je serais grande.

On est devenue amies presque tout de suite, on a passé l’été ensemble, on s’est dit tellement de trucs que s’en était étourdissant et quand est venu le temps des adieux, on a eu le cœur franchement gros, nos petits papiers avec des coordonnées à la main à échanger, pas de cell, pas de Facebook, pas de e-mails … C’était une autre époque.

Retour à l’école en Septembre, je n’avais pas eu de nouvelles d’elle, j’avais appelé pourtant mais je tombais sur une série de bips tous plus décevants les uns que les autres . Et par un bel après-midi de début des classes, dans le cours de français de Monsieur Pinson, je m’installe au pupitre double où je trouve mon nom inscrit à la main sur un carton, dépose mon cul sur la chaise et lit nonchalamment le nom sur l’autre carton et les fils se touchent !!! Impossible !!! Noooooooon !!! Et ben oui, puis elle entra dans la classe. C’est sans blague un des beaux moments de ma vie. Le hasard me remettait cette fille sur mon chemin ! Merci encore hein ?!?

Le silence radio fut expliqué par une situation familiale de marde, des chamboulements de marde, un déménagement de marde qui l’a fait atterrir dans cette école à la dernière minute. C’est qu’elle n’a pas été gâtée côté Clan familial ma Jen-Jen.
En gros on ne s’est plus lâchée, tellement que ma Titemère avait même cru bon essayer d’engager un dialogue sur la sexualité des jeunes filles et ceci et cela et ben non Mom, je suis pas lesbienne et ça va et merci de t’inquiéter, on fait dodo ensemble et c’est tout. Ah d’accord, ok. Cinq années d’osmose pure que même les amoureux ne pouvaient pas perturber. Puis par un quiproquo étrange devenu franchement nébuleux au fil des ans, on s’est éloignées, on ne s’est plus vues, on s’est perdues.

Durs temps et passages douloureux de début de vie adulte, chacune à nos petites malédictions, gérées séparément, nous avons perdu pour un instant trop long mais obligatoire, cette synergie amicale qui nous rendait invincibles.
Encore à ce jour, je me souviens avoir attrapé le téléfon et avoir dit dans un fouilli Defunesien à la vitesse de la lumière que j’étais enceinte et que franchement, fallait qu’on se revoit quand j’aurai pondu mon gros œuf, que ça ne pouvait plus durer.

Le reste c’est de l’histoire, c’est la seule qui a pu garder mon poussin quand il était à peine sorti de mon antre et qu’il fallait aller gagner sa criss de croute miséreuse d’artisanne, on a travaillé en tandem pendant un sacré bout de temps, elle a pondu une merveilleuse poussinette aussi, elle sait tout de moi, je ne sais jamais tout d’elle puisque sa vie est un tourbillon, il faudrait la mettre sur Twitter, elle a tout lâché pour faire honneur à son intelligence et à son intellect qu’elle ne bichonnait pas assez. Retour à l’école, école buissonnière sur les plateaux de tournage une fois de temps en temps, question de renflouer les coffres un peu et yeuter les beaux techs tout en râclant des épluchures et des miettes d’amour troués et de mauvaise qualité par-ci par-là.

C’est qu’elle a tout appris seule. Pas de parents talentueux au partage du savoir, de l’affection et de la responsabilité. Deux êtres pas fait pour parenter, du tout.
C’est pourquoi cette fille reste un mystère de force, de courage et de bravoure à mes yeux. Jamais vu ça ! Elle a essuyé toutes les tempêtes, a crier à l’aide doucement, s’est prise en main, s’est écorché l’âme et les jointures, s’est encore relevée, a élevée sa fille avec brio, seule ou presque, sans jamais avoir eu une once d’exemples à suivre et je vous jure que le résultat est fouettant de réussite et de beauté.

Dans les 18 dernières années, je lui ai connu des histoires de cœur et de fesses brumeuses, un chum qui a mérité ce nom mais pas longtemps et pour le côté médical de la chose, les volontaires étaient nombreux mais jamais assez percutants pour qu’on ne s’y intéresse plus que ça. J’avais peur qu’elle se désincarne. L’amour de ses amies de filles transies valait bien pour la camaraderie et ses bienfaits mais les bras d’un homme qui est là, « toute là », ça ne se remplace pas par la compassions ni les fous rires de femelles, aussi sincères soient-ils.

Puis le miracle à quarante-deux ans … Un homme bon, bien, bouillonnant d’amour avec un grand A, se faufile dans sa vie et se fait aimer d’elle « pour-de-vrai », elle balbutie de passion et fait des bulles, s’habitue à l’inconnu de sentiments mutuels et partagés et m’annonce comme on annoncerait une nouvelle couleur de vernis à ongle qu’elle se marie cet été et que par la même occasion je serais de nouveau Tatie …

Que c’est un « stérilet-mal-function » batailleur !
Qu’on peut pas abjurer un tel entêtement à vouloir vivre !
Que sa grande fille de 18 ans ne se comprend plus de joie !
Que Monsieur son futur mari a de la misère à respirer tant il frôle le nirvanah !
Que toutes les lois de probabilité qu’un truc du genre arrive sont chavirées …
Que …
Que je braille comme une grosse gourde parce que mon amie merveilleuse réussis encore à m’ébahir par sa résilience et son appétit de la vie.
Je ne la vois pas assez. La vie va trop vite.
Never. A. Dull. Moment. J’ai dis !

Classique rap Français

Je m'ennuie de ce genre là, du ton de sa voix, des mots brillants et d'une certaine poésie ... Je fus amoureuse pendant un certain temps !

jeudi 7 janvier 2010

Intensité puissance mille


Pour le Québec, les Etats-Unis, le Mexique ainsi que tout le reste du monde, une étoile s’éteint, laissant une bande de bergers, de brebis et de Rois Mages sans lumière, sans chemin.
La première personne qui chantait, pleurait, criait toutes les tristesses dans trois langues qui n’a jamais nourri les polémiques du patois mais qui a surtout donné tous les sens aux mots, toutes leurs sonorités, sans que personne ne trouve le temps de s’en offusquer.

La seule à chanter Chavela Vargas comme si de rien n’était, à se lancer partout, que ce soit un festival, une micro salle, une salle immense, un cirque , ici et là et y ravir who ever was there, une des rare à changer les gens au sortir de ses prestations.

Victime d’ennemis virulents installés en son sein, pied dans la porte, ils ont envahis et conquis en laissant un trop grand vide.

Son intensité n’avait d’égal que le tourbillon suscité sur la fibre optique dans les derniers jours, allant d’extrêmement grave, passant par la mélancolie, bifurquant vers la laideur, déviant vers l’ombre des Talions et atterrissant dans le repentir et la fragilité, la délicatesse comme elle seule savait la chanter.
À la puissance mille, elle aura intensifié les rapports entre tous ses admirateurs, ses détracteurs, ses acolytes et sa famille au quatre coins du monde.


La plus jolie phrase dans ce bousier déguisé en oraison funèbre vient d’une des personne qui a, sans le vouloir surement, commencer un bal au allures burlesques et qui dit ceci :
« C’est beaucoup de bruit pour une musique si douce. »

Lhasa toute douce justement,pleine de fougue, je ne comprenais rien à ce que tu chantais et je ne pouvais pas t’écouter chanter les jours de pluie, tu aurais chanté en Yukaghir j’aurais compris la force et l’amplitude de tes propos et je me serais noyée dans mes propres larmes.
Mais c’est promis, maintenant on te laisse en paix avec la chorale des anges et on célèbrera la magnitude de ce que tu laisses sur terre.

Merci Lhasa

lundi 4 janvier 2010

Ciné 101 ou pas Ciné 101


En vacance forcée mais appréciée, je me dis toujours la même chose :
Time to take quality time !

Options cinématographiques en vue :

-Regarder des films (je suis dans le département des costumes après tout), mais sans blague, je ne peux plus aller dans les salles sans risquer d’étrangler les gens qui ont des comportements d’ados attardés et finir en tôle pour ça … c’est triste un peu. Mon vidéo du coin est bourré de kétaineries et mon buff de concentration de 10 minutes m’empêche de rester assise plus longtemps que ça avec tous les stimulis domestiques que ma petite piaule comporte, imaginez le visionnement et ce dont je me souviens, c’est pas fort.

-Voir des amis techniciens rencontrés sur des plateaux en d’autres lieux que des apparts empruntés, des ruelles mal famées ou des studios sombres pleins de spaghettis de fils électriques et surtout essayer de parler d’autre chose que de job … hummmm … nice try.
En vacances on est tous débordés !

-Prendre des cours de perfectionnement du costume dans un local d’union syndicale près de chez vous et risquer de ne rien apprendre ou réviser ce que vous savez déjà ou prendre des cours de yoga chauffé avec du Tiger Balm en dessous du nez pour ne pas sentir les odeurs des autres yogis ? J’opte pour le yoga surchauffant-odoriférant et ce dès Lundi !
Je ne sais pas tout en cinéma mais dans mon département, on apprend sur le tas et ce tas là est gros en titi et je ne fais que ça, apprendre faque hein ?!? Allons plutôt vers l’inconnu au risque d’avoir des abdos de feu.

-Faire partie des adultes généreux de leur savoir et partager avec de jeunes gens pleins d’espoir de détrôner Steven Spielberg dans 3 mois au sein d’une organisation qui fait office d’école de cinéma et enfin voir la relève arriver sur les plateaux de tournage avec les doigts en dehors du nez et une certaine compréhension du bordel organisé qui les entoure ou … rester chez soi et en apprendre un peu plus sur les Designer étrangers qui font des films hallucinants de beauté et de créativité et garder tout ça pour soi.
Selfishness is bliss !!!

-Passer mon petit nécessaire de travail en revue, trier, jeter, remplacer, bricoler, réorganiser et emmieuter pour être le plus « on-top » possible quand on risque de se frotter aux Designers mentionnés plus haut qui croient dur comme fer que de tourner au Québec c’est l’équivalent d’aller tourner en Papouasie. J’adore voir les pèteuses de broue de L.A. ouvrir de grands yeux devant la rigueur quasi militaire de notre roulotte-costume, devant la clarté de l’organisation et devant la quantité infinie de stock smath avec laquelle nous travaillons. In yo face Fatso !!! Sauf que j’ai envie de faire du ménage autant que d’aller faire du plein-air … plus tard plus tard … une autre fois.

Rien à faire, j’aime ce métier, j’ai même peur d’avoir à arrêter un jour puisque mon petit corps malgré les muscles, ne suivra plus mais sans blague, en ce moment, l’oisiveté a bon goût et le lézardage fait bonne figure !
Je suis juste contente de ne pas tourner dehors l’hiver, c’est tout …
To Ciné101 or not to Ciné101, it is not a question right now ...

dimanche 3 janvier 2010

Escapade au fond de mon âme

Quand une chanson fait la différence dans un moment de vie trop plein de tout ce qui ne devrait pas arriver,
Quand une chanson sert de bouée de sauvetage,
Quand cette même chanson fait en sorte que vous restiez sain d'esprit,
Il faut ne jamais l'oublier et la partager au cas où elle servirait encore à sauver une vie.

Voici une de mes plus salvatrice ever ...
En tournage pour deux mois et demi en Chine, si je ne l'avais pas eu, j'aurais surement commis l'irréparable.