dimanche 9 août 2009

Malicious Mean Mylady en 40 jours


1- La seule arrivée en première classe à Montréal. Le réalisateur a pris la classe affaire …
2- Pour les visites, en préparation du film, la demande d’un véhicule à grandes fenêtres.
3- Demande de valet qui stationne son char à elle, elle-même n’ayant le temps que de lancer ses clefs sur le bureau de la Directrice de production.
4- A enregistrer une des plus longue liste d’équipement pour un tournage considéré comme « petit » au service de location d’équipement cinématographique qui en a vu d’autres.
5- Rote à qui mieux mieux.
6- Pète sans vergogne.
7- Se cure les dents par succion constante, bruyamment et ce, toute la journée.
8- Parle très fort.
9- Ne dit jamais s’il-vous-plait. Fait sentir tout le monde comme s’ils étaient à SON service.
10- Ne dit jamais merci. Fait regretter tout le monde d’avoir obtempéré à la demande.
11- Se gratte la moule en parlant à ses collègues en clignant d’un œil.
12- Refuse systématiquement toutes les propositions faites par ses coéquipiers mille fois plus expérimentés et répète la même chose en d’autres termes deux minutes plus tard comme si l’idée venait d’elle.
13- Fait faire des visites de TOUTES les locations à la fin des journées de 15-17 heures.
14- Fait sortir tellement d’équipement pour rien que les gars qui travaillent pour elle sont épuisés morts à peine la moitié du film fait.
15- Déteste le premier assistant réalisateur qui souligne le fait que son éclairage prend trop de temps et se met à comploter dans son dos.
16- Réussi à faire disparaître son ennemi juré en léchant le cul du réalisateur si profond que sa prostate s’en trouvera repoussé en des fonds intestinaux jamais soupçonnés.
17- Commence alors le règne de Malicious Mandy dans toute sa nouvelle supra- puissance.
18- Crie que l’éclairage est prêt quand ce n’est pas vrai et que les pauvres éclairagistes courent avec le matos à bout de bras en essayant de ne pas se tuer.
19- Fait attendre deux, voir trois heures toute une équipe de tournage sous prétexte que les scènes de nuit, c’est très long à éclairer.
20- Décide alors de ne faire que des gros plans. Tant pis pour les magnifiques costumes et les grands décors qu’on ne verra pas et qui ont couté une petite fortune …
21- Une fois le premier assistant réalisateur parti, elle fait la demande de prendre son appartement qu’elle trouve mieux que le sien .
22- Fait voyager son mari et sa fille d’Australie en première classe aux frais de la production.
23- Fait engager un tuteur de français pour sa fille, au frais de la production encore.
24- Ordonne qu’on fasse la visite de la location la plus connue de tous les techniciens d’éclairage, plans à l’appui, après la plus longue journée de tournage depuis le début du film. Tous vocifèrent entre leurs dents.
25- Se tord la cheville en courant dans les tracks de chemin de fer de la dite location, sous les fous rires de ses coéquipiers qui se disent tous, « Bien bon pour elle ! » Compassion zéro !
26- Passe la nuit à l’hosto sous l’œil moqueur de la directrice de production qui se fait chier avec elle depuis le début de la production et se fait reconduire chez elle en limo sous prétexte qu’elle ne peut plier sa jambe …
27- Fait la demande d’une chaise roulante pour le plateau de tournage pour qu’on la roule partout.
28- Hypothéquant le travail de tout le monde à force de se faire rouler ici et là, la demande est faite d’engager un esclave pour Malicious Mandy seulement.
29- Elle le fait congédier après deux jours. Raison ? Pas assez intelligent. Hé oui. Ça prenait un PHD en astrophysique doublé d’un docteur pour la pousser dans sa chaise roulante et lui apporter une bouteille d’eau …
30- Elle s’est fait venir un spécialiste sur le plateau pour faire le suivi de sa cheville, diagnostique final ? Entorse légère. You guys have the shittiest doctors in the world, furent ses derniers mots concernant les gens qui lui ont prodigués de si bons soins.
31- Entre deux boitages assistés d’une canne ultra-légère dont elle s’est servie surtout pour pointer les endroits où elle voulait installer des lumières, elle oublie de boiter quand les producteurs sont absents.
32- Une envie soudaine de caca survenant, il n’est pas question de se plier aux lois de la location hyper-compliquée et elle ira donc faire son transit intestinal dans la bécosse à 75 0000 dollars interdite d’accès plutôt que d’aller en bas comme tout le monde. Résultat ? Elle bloque la toilette avec son étron de compette et beurasse l’ensemble de céramique Italienne sans se sentir mal le moins du monde et annonce à sa bande ceci : I took a huge dump of shit and my poo is stuck in there, who should i say that to ?
Évidement, l’assistant de production de plateau sera le chanceux qui devra effacer les méfaits de la mal-élevée avant que le responsable de la location ne s’en rende compte. L’envie de lui foutre au cul le rouleau de tape « danger » qui barrait la porte n’a pas cessé depuis cette soirée là …
33- On a appris que depuis la malheureuse chute, le mari de la Mother of all bitches doit la laver puisqu’elle ne peut le faire elle-même ainsi que sa fille qui elle, doit lui laver les dents (???). C’est vrai que le pied dans une attèle, ça manipule mal une brosse à dent …
34- Elle a quand même prévu le coup en faisant la demande d’une infirmière qui la lavera lors du départ imminent de son chéri, c’est tellement difficile de se prendre une douche le pied en dehors du rideau , ça prend une spécialiste en aqua-thérapie venue tout droit des instituts Clarins ou des sources Evian . Non mais …
35- Les visites chez le physiothérapeute sont maintenant monnaie-courante, tout le monde la connaît et tout le monde lui propose des massages, des spécialistes et des bandages derniers cri, tout cela à prix d’ami … L’hypocondrie se porte à merveille et génère des dollars ( dela production bien sur)!
36- Son pied gauche étant (supposément) si gros que les jeans ne passent pas, elle pressera la production de lui faire acheter 6 paires de pantalons de yoga de chez Lululemon à 150$ chaques pour qu’elle puisse mettre son attèle confortablement.
37- Son chéri parti avec tous ses souliers gauche à sa demande, elle a sommé la production de lui faire acheter deux paires de running shoes (complete) pour qu’elle puisse aller chez le physio et faire des galipettes sur le treadmill en toute simplicité et confort.
38- Sentant un rhume poindre, elle a demandé qu’on lui achète des mouchoirs en cotton de fil d’Écosse parce qu’elle ne prend pas de mouchoirs de papier, ça c’est pour la plèbe évidement.
39- Il ne s’en fallait pas plus pour que l’on fasse appel à un otorhinolaryngologiste issu de McGill pour venir vérifier toutes ces jolies cavités pleines de mucus terrifiant. Monsieur Face de cul en a profité aussi, vu qu’il parle du nez et que ça la foue mal pour devenir autre chose qu’un joli visage sur du papier glacé. Malheureusement, il ne peut pas te greffer un cerveau monsieur Face de cul …
40- Malheureusement, ce billet devrait s’arrêter ici, le tournage ayant été si retardé par cette grosse pouf sans talent, 4, peut-être 5 jours seront rajoutés à ce tournage qui n’en fini plus de finir et qui nous a bousillé solide notre amour du métier. On a jamais fini une seule journée de la façon prévue, on a tout pelleté vers l’avant, le monticule devenu Everest on aura jamais assez de temps, de patience, de jugement et de bonnes manières pour finir tout ça en beauté et en douceur …

J’avais pourtant commencé en me disant que je n’avais jamais travaillé avec une Femme Directeur Photo, que son look de cheveux bleechés et de vilain rouge à lèvre cheap lui donnait un petit je ne sais quoi, que son accent à couper au couteau venu du pays des kangourous était drôle et différent, que dans son jeans à taille basse, elle faisait fi de ses rondeur et qu’elle rockait en tabouère, yo yo sista pis toute le kit de mauvaise foi de féminisme qui se joue de moi de temps en temps …

Je me dis maintenant, sans retenue, qu’une femme ou un homme, mal élevé, c’est la même maudite affaire, que cette grosse tarte avec son muffin top qui sort de ses jeans à taille basse ( pas parce que c’est la mode que ça va à tout le monde !) ne dit que des ossssties de niaiseries à la journée longue avec son accent de marde que personne ne comprend sous ses airs de médame pincée pet-sec avec un gout de chiotte , que c’est un profiteuse opportuniste de haut calibre et maaaaaaaaaaan qu’on a tu hâte qu’à décrisse !

Haaaaaaaaaaaaaaaaaaa … ça fait du biennnnnnnnnnnnnnn …


Je terminerais en disant que la production , les gens de la ville des Anges, plus précisément de la compagnie qui l'engage, sont des pauvres naifs de première classe d’endurer et de payer tout ça …

Malicious Mean Mylady, time consumming madam from hell , you are out in 5 days !

10 commentaires:

KHORE a dit…

Cibole! zavez frappé le gros lot ce coup-ci. T'es drôle, ça t'as fait du bien de blaster c'te conne, good...moi je me suis bien marré en tout cas! thank you m'dame.

97point23 a dit…

Ta conclusion "la production [...] sont des pauvres tarlas de première classe d’endurer et de payer tout ça …", c'est ce que je me suis dit tout le long...

Dommage pour vous, mais tant pis pour eux !

23

vanessa a dit…

WOW !!! is she for real ??
Je te comprend d'être démoralisé
Mais ça achève Go Shirley Go

Paco a dit…

HALLUCINANT! On voit ça dans des films des monstreas comme ça et on y croit pas!! Ce qui me cidère, c'est que personne ne lui GUEULE ses 4 vérités en plusieurs points clairs et sans possibilités de "oui mais", avec postillons et tout, devant toute l'équipe de préférence. Le manque de couilles est définitivement trop répandu. Courage Shirley. 4 jours.

Sara a dit…

C'est ben plate pour vous mais c'est drôle pour nous de lire toutes les emmerdes qu'elle vous fait vivre.

Aimée V. a dit…

Chère Shirley,

je te comprends, même si ma situation ne se compare pas du tout à la tienne, et je te remercie d'exister pour nous exorciser ça! J'ai beaucoup ri, surtout à la passe de la brosse à dents...

Dlouly Del'haval a dit…

Quelle pétasse! quel tournage! quel pouvoir!
J'ai jamais vu ça!!!
Courage ma tendre amie, je suis avec toi de tout mon coeur!
Je t'aime

Gaudie a dit…

AYOYE SHIRLEY!...ça me fait penser à un premier-assistant que j'ai déjà connu et qui était sûrement parent avec ta grosse pouf...on l'haissait tellement, que pour lui faire comprendre qu'il fallait qu'il arrête de gueuler comme un fou après tout le monde, nous lui avions mis un gros tas de caca de chien dans son mégaphone...tu imagine sa face et le mégaphone qui faisait des allers-retours! Ça l'a guérit d'aplomb!

une Championne a dit…

wow!!!
what a bitch!!!!

julie a dit…

j ai bien ri en te lisant, la derniere fois qu elle etait en ville , elle etait aussi mal eleve mais au moins gentille....


vive les petites productions canadiennes avec les gens de chez nous.