vendredi 12 juin 2009

Crowbar et flanellette


Je me vois aller avec ma progéniture et franchement, je suis presque fière de moi.

Pour toute les fois où je l'aurais échanger contre un vieux t-shirt du Canadien, je souligne les fois où il me gonfle mon coeur de mère mais ...

Savez, le plus dur ce n’est pas de les aimer, de les éduquer, de les consoler, de les torcher, non …
Le plus dur quand on aime nos enfants c’est de ne pas pratiquer les actions ci-haut mentionnées dans l’abus et l’outrance.

Accepter que pendant 6 minutes 38 secondes on trouve nos enfants FRANCHEMENT tarla sans filer cheap de l’avoir penser, c’est dur. Parce qu’on les aime, right ?

Consentir au fait que des fois on a pas le gout d’expliquer pourquoi il faut être poli et aimer son prochain et que soudain notre kid dit une grossièreté plus grande que nature et qu’on fait comme si de rien était, ça c’est tough ! Parce qu’on les éduque, rignt ?

Avaler sa peine de voir son Tiku avoir de la peine parcequ’il est moyen dans un sport de groupe et le voir se faire rabrouer par les bons de la gang sans broncher pour ne pas qu’il devienne un Télétubbies, c’est tellement rude ! Parce qu’on les console, right ?

Consentir que votre trésor passe du temps avec son papa et ses mononc’ dans un camp de pêche et revenir avec des pic-pics plein son linge, une ligne de morve sèche sur la joue qui part du nez, son linge plein de sable, de boue et de grenouilles écrasées sans le prendre par les oreilles et le passer à la hose de pompier et la brosse de métal, c’est abominablement dur. Parce qu’on les torche, right ?

Ajoutez un brin d’exagération à un état à la base tout simple et POW! Nous v’là ti pas jusqu’aux dents dans le comportement aliénant de parent bien intentionné qui en fait
trop !

Une mère qui aime peut devenir castrante si on ajoute une pinte d’excès à tout cet amour.
Un père qui veut que son rejeton fasse bien peut devenir hyper disproportionné dans ses demandes et en faire un coincé du cul à jamais.
Des parents qui n’espèrent que le bonheur et la santé de leurs bébés et qui l’attrapent toujours sans le laisser se scraper un genoux ou deux en feront assurément un nouveau membre de la confédération des hypocondriaques.

La Shirley grande adepte de l’amour sans fin doublée d’une fine manipulatrice de la crow-bar, a, je crois réussis la fine tâche d’aimer son fils sans en faire une mauviette, espère aussi avoir inculqué un peu bon sens dans cet encéphale brumeux qui gère le corps de son fils par les élans impulsifs ratoureux ou pas toujours très pédagogiques mais Ô combien mémorables et inoubliables.

Reste maintenant à démanteler le boulon de la paresse et du moindre effort qui est encore un peu trop serré à son gout.

Le plus dur, c’est d’aimer sans étouffer, guider sans montrer tous les chemins, supporter sans tout opérer et surtout, surtout … s’arranger pour que nos enfants cessent de croire au Père-Noël avant 11 ans …

3 commentaires:

gaudie a dit…

Hé ben dis donc...ce serait-ti que j'aurais pas manqué mon coup?
C'est un beau panégyrique de la maman ça!...et moi je sais que le fiston sera le plus heureux des hommes d'içi quelques années, parce qu'il mettra en pratique (dans sa carrière,dans son appart, et avec les femmes) ce que sa super Mom lui aura transmis comme valeurs. Avec les mecs c'est un peu plus long...mais une fois bien intégré, c'est pour la vie. Bravo ma Shirly...t'est sur la bonne voie!

Hispong Elbayne a dit…

Très bon texte, très juste!

vanessa a dit…

C'est tellement vrai !!! J'essaie de trouver le juste milieu avec Raphou.
Mais c'est difficile et de penser que mes actions d'aujourd'hui vont en faire l'homme de demain me donne un petit stresse. dommage qu'il n'y a pas de livre "be a good parent for dummies" ;)