jeudi 17 février 2011

Jérémiades thérapeutiques

C’est évidement quand on manque de temps que les grilles horaires se remplissent comme une panse d’outre-mangeur.

La date fatidique de la fin des travaux (de câliss de tabarnak d’osti de siboire de crisss) se voit devancée. Notre prochain tournage commençant plus tôt que prévu, je galope comme une jument de course qui a le mors aux dents pour arriver à terminer les derniers guidis poches à faire, touch-up idiots et arrangements décoratifs qui vont donner une petite touche de Oumfph à notre nouveau domaine.

Sans blague, c’était pas le temps pour mon routeur d’internet sans fil de faire des siennes.
Sans blague, c’est pas le temps pour ma carte réseau de rendre l’âme !
C’est pas une super idée de faire des scènes d’avance avec une équipe de cascadeurs et un « action-unit » qui tournera des courses dans la neige folle 3 jours avant le VRAI tournage !

À 18 heures 42 minutes, le téléphone sans-fil a crié très fort et s’est tu dans un dernier souffle.
Mon cellulaire, terrassé de chagrin devant ce drame vient de trépasser à son tour.
L’aspirateur surchauffe, je crois qu’il apprécie pas trop sa nouvelle diète.
Je suis verte, j’ai besoin d’un pédicure, d’une manucure, de teinture, de coup de soleil et de ne pas prendre de décision pour 24 heures !

Mon pauvre Zamouri est aussi vert-de-gris, attaqué par je ne sais quel virus insolite qui lui a fait se vider tout son corps, quand on s’assoit dans le sofa ça fait un nuage de poussière comme des karatékas dans les films de kung-fu et demain, les déménageurs débarquent avec leurs gros sabots d’Ostrogoth pour me livrer mes meubles qui viennent de passer 4 mois et demi dans un entrepôt , me reste mille petites courses à faire …

Je vous jure, amis lecteurs, je vous jure qu’un seul de ces ours mals léchés me scratche un mur, je lui saute à la gorge et lui arrache la jugulaire avec mes dents, je lui extirpe les yeux et les manges crus, je lui fais bouffer ses couilles et je le coule dans le plâtre de Paris qu’il me reste pour le jeter dans le fleuve après !
UNE scratche …

Je veux m’asseoir et avoir un clone qui fait tout ce qui reste à faire à ma place.
Juste envie de m’asseoir et de faire de la jérémiade thérapeutique en callant des gin-tonic au concombre et manger des chips ! Assise hein ... je l'ai déjà dit ça ?

Mieux, en finissant ce film, je m’envole pour une destination style tout-inclus de luxe en cure de silence et en mode brain-dead pour une semaine. Des suggestions ?

Parce que là ... Y faut !

7 commentaires:

parlicomen a dit…

Eh bien cette fois-ci c'était CRIER!!!

Paco a dit…

tiens bon et laisse aller ce wui doit être abandonné! Sometimes you have to learn when to say "fuck it".

Martinovich a dit…

Égypte! Super pas cher en ce moment! Et pour le dépaysement, c'est garantit.

Anonyme a dit…

Pauvre toi ! on sent un puissant crescendo dans ta rage . Si je pouvais t'aider je le ferais sans hésiter .

La Shirley a dit…

Ah oui l'Égypte Martinovich ! Bonne idée !!! Lolll !!! xx

Merci Anonyme de me plaindre. Des fois, juste un ti peu, ça fait du bien ! xx

Paco: sul bord des fuck it en tabouère là !

Accent Grave a dit…

Je sens que là, faut pas marcher sur vos pieds!

Vous reposer? Un endroit? Désolé, connais pas, je ne me repose jamais.

Par contre, si vous voulez des suggestions d'activités, là j'en ai!

Accent Grave

Morgane a dit…

Pis, t'es-tu mourru ?