• Entre moi-même, Miss Maison avec un grand M et mon Zamouri, King du jogging sur le Mont-Royal, il existe une taquinerie impitoyable, toujours pleine de moquerie, jamais méchante. Pendant que je vois des montagnes de marde (j’exagère un tout petit peu) s’accumuler, il me traite gentiment de grosse aseptisée. Dès que je peux me vautrer dans la maison, il part en courant avec ses grandes cuisses musclées se shooter aux endorphines naturelles mais toujours avec, dans son pack-sac, des victuailles raflées aux marché Gian Talone et son brouhaha digne des grands raves des années 90. À moi le frottage excessif et abusif, à lui les foules hystériques et le frigo plein. En bout de ligne, tout est toujours bien qui fini bien et ne me faite pas dire ce que je n’ai pas dit : Zamouri n’est pas de ces hommes qui ne se ramasse pas ! Je suis juste plus maniaque que la moyenne et j’aimerais souligner que je n’aime pas faire le ménage, j’en aime le résultat ! Soyons clairs hein ...
• Mon voisin d’en face dans la ruelle était propriétaire d’une maisonnette qui se collait sur son gros duplex, il y a deux ans, il l’a mise en vente et le marché s’est conclu avec un pasteur Baptiste Haïtien aux ferveurs grandioses qui invite dorénavant sa crowd de fidèles grandissante à expier leurs pêchés tous les samedi et dimanche que leur Bon Dieu amène, le tout agrémenté d’un orchestre pic-pic plein d’entrain qui fait chanter les pieux pratiquants des envolées pas toujours harmonieuses mais Ô combien passionnées. En bref, dormir tard la fin de semaine est devenu impossible pour les athées du coin qui croient plus en un sommeil réparateur qu’à une divinité trop débordée de demandes ardentes. S’en suive une pléiade de cris et d’expiations de toutes les fautes et délits à grands coup bible sur la tronche, de pleurs et de demande de pardon au Tout-Puissant avec la rengaine encourageante des amis bigots : Gros crisstie de party ! À boutt’nous sommes.
• Malgré le fait que je sois une adepte de l’astiquage, il est de ces états que je peux ignorer avec fougue, wich is, l’état de ma cour et le fouillis agricole qui s’y dessine. Sauf que quand on peut lire son livre à l’ombre de nos plants de persil il est évident que l’on devra un jour s’y mettre… Mon voisin de 78 ans sourdingue et joueur de bowling averti a eu pitié de moi et est venu armé de son weed-eater passer à travers la jungle qui s’installe moyennant un bon café et une demi-heure de bitchage contre sa femme qui ne veut jamais sortir avec lui. J’espère qu’à son âge, je serai toujours aussi pleine de pétulance et que mon Zamouri viendra jouer au bowling avec moi ! Tout pour se sauver de la corvée de tondeuse, surtout que Mister Fiss est parti, Zamouri est trop débordé à éduquer les cerveaux d’universitaires et je n’ai donc plus personne à terroriser pour s’affranchir de la besogne … Je vais couler du béton je crois …
• L’envie folle d’en finir avec des réparations urgentes dans mon sous-sol m’a prise la semaine dernière. Bravo Championne ! Faire des téléphones aux travailleurs de la construction à l’aube de leurs deux semaines de vacance est une décision digne de mon détachement de fille de cinoche. Aucune idée de ce qui se passe dehors ! Outcast perdue cherche rénovateur de qualité pas trop cher libre right now ! Non mais sans blague, y’a de ces jours où je me foutrais une de ces raclée …
• Dans la catégorie « JE-VOIS-LES-GENS-QUE-JE-N’AI-PAS-VU-DURANT-MON-TOURNAGE-DE-FOU », le dîner avec ma grande fille demain, la pédicure à ma chum enceinte à 5 jours d’accoucher qui n’arrive plus à voir et atteindre ses pieds faite par sa chum Shirley, un coup de main par-ci par-là à ma progéniture dans son premier appart, des soupers avec des amis sur l’avenue du Parc dans un resto outrageusement cher pour 6 crevettes et une salade, des cocktails à la Buvette à Simone avec une chum de fille et ses histoires de célibataire désespérée, un brassage de happy feet sur un dancefloor de bar gay qui , tous les jeudi soirs, a un trio de DJ affolants faisant danser une foule hétéroclite, j’ai de prévu un souper de fille le soir où mon Zamouri part pour le loin loin et on pourra bitcher en cœur sur Carla Bruni, la blonde Johnny Hallyday et les looks des Hipsters du Mile-end sans faire sourciller qui que ce soit, orgie de macarons en vue en relatant l’époque du secondaire où l’on s’est connu sans endormir un auditoire peu averti des péripécies passées…
• Bref, j’aime les vacances que j’aime les vacances !!!!!!!!!!!
dimanche 18 juillet 2010
jeudi 15 juillet 2010
Tergiverser
Pour tous qui ont un choix à faire
À la grâce de Dieu ou pas
Avec toutes les petites ou grandes tortures qu’on s’inflige à délibérer
Le manque de sommeil qui s’y colle
Les cernes, ça réfléchit mal
De l’importance du moment, de la situation
Ne restera que le bon, assurément
Une fois le couperet tombé
Puisque trancher, c’est faire la part des choses … Non ?
Faut juste le courage de se promettre à soi-même de ne pas regretter.
Tant que les dilemmes sont en avant, ils s’exposent
Tous
Comme un assortiment de pour et de contre
Aux couleurs attirantes mais aux goûts discutables
La sélection s’impose, comme le début d’un semblant de réponse
Mais encore …
À quand faut-il devenir calculateur et froid ?
Nos cœurs et leur amour ont-ils le jugement fiable ?
Comme une pelouse de golf comparé à un jardin Anglais …
Se rappeler que le sujet est le même; un grand terrain.
Un bout d’existence qui reste et qui préoccupe à tout jamais
Malgré tout …
De toutes les indécisions, il en est des plus grinçantes que d’autres
Aux contours de culpabilité et au gout amer de la pudibonderie
Ne pas être trop dur avec soi-même, s’accorder la douceur
Comme on le ferait avec une amie en peine
S’auto-flatter la joue et se parer de mouchoirs
S’accorder une trêve dans la course folle à la perfection
Le devoir de tergiverser comme analyse personnelle
Le droit de décision comme un aller-retour Première Classe vers ce qu’on est
Vraiment
À la grâce de Dieu ou pas
Avec toutes les petites ou grandes tortures qu’on s’inflige à délibérer
Le manque de sommeil qui s’y colle
Les cernes, ça réfléchit mal
De l’importance du moment, de la situation
Ne restera que le bon, assurément
Une fois le couperet tombé
Puisque trancher, c’est faire la part des choses … Non ?
Faut juste le courage de se promettre à soi-même de ne pas regretter.
Tant que les dilemmes sont en avant, ils s’exposent
Tous
Comme un assortiment de pour et de contre
Aux couleurs attirantes mais aux goûts discutables
La sélection s’impose, comme le début d’un semblant de réponse
Mais encore …
À quand faut-il devenir calculateur et froid ?
Nos cœurs et leur amour ont-ils le jugement fiable ?
Comme une pelouse de golf comparé à un jardin Anglais …
Se rappeler que le sujet est le même; un grand terrain.
Un bout d’existence qui reste et qui préoccupe à tout jamais
Malgré tout …
De toutes les indécisions, il en est des plus grinçantes que d’autres
Aux contours de culpabilité et au gout amer de la pudibonderie
Ne pas être trop dur avec soi-même, s’accorder la douceur
Comme on le ferait avec une amie en peine
S’auto-flatter la joue et se parer de mouchoirs
S’accorder une trêve dans la course folle à la perfection
Le devoir de tergiverser comme analyse personnelle
Le droit de décision comme un aller-retour Première Classe vers ce qu’on est
Vraiment
mardi 13 juillet 2010
Coup de soleil, granules et come-back
Je peux dire sans sourciller qu’aujourd’hui était un jour parfait.
Le ciel bleu, le soleil au rendez-vous et j’étais à l’heure, croyez moi !
Le nez enchifrené, les yeux trop brillants dus à mon cadeau de fin de tournage en forme de joli rhume, j’avais rendez-vous.
Un super rencart avec la femme de ma vie, ben oui quoi, ma Titemère ! Celle que je ne vois pas assez, celle qui aimerait être plus occupée, celle qui, lorsque la Résilience faisait ses dons de naissance, en a eu plus que les autres, celle qui adore passé des après-midi dans les endroits biens et se faire bronzer en espionnant la faune qui l’entoure.
Celle-là même !
Dans mon cas, on se souviendra que le soleil, malgré mes millions de précautions n'arrive à moi qu'à grands coups ! Salopard ... Le rouge ne me va pourtant pas bien !
Seule une faim de loup nous a sorties de notre Sanctuaire pleins de Dames qui se battent contre le temps et l’ennuie et on est allé fêter nos retrouvailles devant un méga-burger sur la très Foutremontaise rue Bernaaaaaaaaaaaaaard. Le mojitos était divin, le serveur trop chou, le burger génial et ma Titemère contente ! Pendant ce temps, j’engouffrais le tout à la vitesse de l’éclair comme si on allait me voler mon assiette, agrémentais le tout de granules homéopathique débouche-sinus de monsieur Boiron et j’admirais la capacité inouïe de celle qui a eu la bonne idée de me mettre au monde à écouter les 52 conversations environnantes. Deux oreilles qui comptent pour vingt !
Après s’être promis pleins d’autres journées pareilles sur le parvis de sa belle galerie, je rentrais pour me dégommer du combo crème-solaire-chlore-sueur et je m’installais devant mon laptop pour découvrir avec joie et stupeur le come-back des Deux frangines chouchou de la blogosphère Québécoise et je me suis retapé la lecture en vrac du dit bijou ! Non mais non mais ! Quel talent, quelle plume, quelle tendresse qu’elles ont !
Tout ça commençait bien les vacances ! Ouaip ! Je peux en prendre plein des journées comme celle-là !
Le ciel bleu, le soleil au rendez-vous et j’étais à l’heure, croyez moi !
Le nez enchifrené, les yeux trop brillants dus à mon cadeau de fin de tournage en forme de joli rhume, j’avais rendez-vous.
Un super rencart avec la femme de ma vie, ben oui quoi, ma Titemère ! Celle que je ne vois pas assez, celle qui aimerait être plus occupée, celle qui, lorsque la Résilience faisait ses dons de naissance, en a eu plus que les autres, celle qui adore passé des après-midi dans les endroits biens et se faire bronzer en espionnant la faune qui l’entoure.
Celle-là même !
Dans mon cas, on se souviendra que le soleil, malgré mes millions de précautions n'arrive à moi qu'à grands coups ! Salopard ... Le rouge ne me va pourtant pas bien !
Seule une faim de loup nous a sorties de notre Sanctuaire pleins de Dames qui se battent contre le temps et l’ennuie et on est allé fêter nos retrouvailles devant un méga-burger sur la très Foutremontaise rue Bernaaaaaaaaaaaaaard. Le mojitos était divin, le serveur trop chou, le burger génial et ma Titemère contente ! Pendant ce temps, j’engouffrais le tout à la vitesse de l’éclair comme si on allait me voler mon assiette, agrémentais le tout de granules homéopathique débouche-sinus de monsieur Boiron et j’admirais la capacité inouïe de celle qui a eu la bonne idée de me mettre au monde à écouter les 52 conversations environnantes. Deux oreilles qui comptent pour vingt !
Après s’être promis pleins d’autres journées pareilles sur le parvis de sa belle galerie, je rentrais pour me dégommer du combo crème-solaire-chlore-sueur et je m’installais devant mon laptop pour découvrir avec joie et stupeur le come-back des Deux frangines chouchou de la blogosphère Québécoise et je me suis retapé la lecture en vrac du dit bijou ! Non mais non mais ! Quel talent, quelle plume, quelle tendresse qu’elles ont !
Tout ça commençait bien les vacances ! Ouaip ! Je peux en prendre plein des journées comme celle-là !
dimanche 11 juillet 2010
Fabuleux Filous part 3
Elle a plus de vingt ans de métier, elle sait donner le ton juste aux visages qu'elle maquille, qu'elle aie à les rendre beaux ou laids.
Un appétit de la vie rare, le rire comunicatif, la clope joyeuse, râleuse sourire en coin, talentueuse et d'agréable compagnie.
Cette Cécile oeuvre en cinéma dans le département du maquillage, relève des défis, élève sa progéniture, ne recule devant aucun projets et quand elle en a le temps, et ben dites donc, Madame nous fait des bijoux et en importe d'un peu partout si j'ai bien compris.
C'est beau c'est beau c'est beau !!!! Y'en a pour tous les gouts et tous les prix et c'est facile d'accès.
ChiChi Bijoux c'est d'abbord et avant tout Cécile, sa curiosité sans fin et son goût de tout transformer en joli ! Elle a vendu tout plein de pièces sur le plateau, on se les arrachait toutes, il y a même un acteur Americain qui nous a toutes offert une bague de notre choix dans son stock. On se serait cru dans un magasin de bonbon avec une garderie munie d'une carte platine !
Et c'est tant mieux ! Une corde de plus à son arc !
Allez voir !
Un appétit de la vie rare, le rire comunicatif, la clope joyeuse, râleuse sourire en coin, talentueuse et d'agréable compagnie.
Cette Cécile oeuvre en cinéma dans le département du maquillage, relève des défis, élève sa progéniture, ne recule devant aucun projets et quand elle en a le temps, et ben dites donc, Madame nous fait des bijoux et en importe d'un peu partout si j'ai bien compris.
C'est beau c'est beau c'est beau !!!! Y'en a pour tous les gouts et tous les prix et c'est facile d'accès.
ChiChi Bijoux c'est d'abbord et avant tout Cécile, sa curiosité sans fin et son goût de tout transformer en joli ! Elle a vendu tout plein de pièces sur le plateau, on se les arrachait toutes, il y a même un acteur Americain qui nous a toutes offert une bague de notre choix dans son stock. On se serait cru dans un magasin de bonbon avec une garderie munie d'une carte platine !
Et c'est tant mieux ! Une corde de plus à son arc !
Allez voir !
samedi 10 juillet 2010
Post mortem d'une Immortelle
C’est officiellement fini. C’est bien ainsi. C’est bu, c’est dansé, bizouté et caliné et c’est plein de promesses de e-mail ou de se revoir … si on a le temps évidement.
Tous les joueurs ce sont sortis de cette joute avec des scratchs. On s’est tous fait un bleu au cœur et à la fierté. On en est tous ressorti pas mal plus tough aussi … Comme un peu plus de corne sur le caractère et c’est trop tard pour la râper. Le mal (ou le bien) est fait.
La poche sous l’œil de résorbera ainsi que les grinçages de dents, le sommeil polira les jugements, le quotidien adoucira les souvenirs douloureux, les bras de mon Zamouri si patient, si concilient, mettront un baume sur mes épaules et mon dos amochées, les soupers d’amis me réconcilieront avec la folie des quatre derniers mois et peinturer avec Mister Fiss me remettra les pieds sur Terre.
Bref, il était temps que ça finisse. Le party d’hier soir me l’a confirmé !
J’ai vu et entendu des choses pas jolies jolies, ma carcasse me crie de me faire masser, le petit nerfs sous ma paupière droite qui frétille comme un poisson rouge m’indique que malgré la canicule, je ne devrai résister à aucune envie de sieste, je lance un souhait au ciel de ne plus jamais remettre certaines personne sur mon chemin malgré le fait qu’ils finissent toujours par vous faire le coup de vous aimer le dernier jour de tournage, si il y avait une suite à ce péplum, je promet devant témoin qu’on ne m’y reprendra pas et surtout, surtout, qu’on est capable de grandes choses dans le milieu du cinéma au Québec. Le talent des artisans d’ici n’a d’égal que leur rigueur et leur sens de l’humour.
La gagnant de la « quote » du tournage est nul autre que notre charmant réalisateur et je le cite : -« I love you all guys and the only reason why I would shoot in China is because they’re cheaper! »
Y’a plein de façon de dire je t’aime I guess …
Et maintenant, à moi l’errance sans but dans ma petite maison douce, mal habillée, le cheveu en 4 dimensions et la morve au nez due au good’old rhume de fin de projet provoqué par l’over fatigue, les chocs thermiques AC-Canicule-AC-Canicule et le manque dramatique de légumes verts et frais. Un beau grand vide d’une semaine sans oreillette pleine de bruit pendue à mon oreille, sans cadran qui me botte le cul en bas du lit à des heures de fermeture de club, sans personne à détester, sans cœur qui bat la chamade par peur de faire attendre, sans problèmes à régler …
Rien !
Le seul spleen réside au fait que je m’ennuierai ferme de mes merveilles, toutes ces merveilles qui m’ont accompagnées tout au long du périple et qui ont été avec moi 5 jours semaine, collées, collées. Là, pus rien …
Vous me direz y’a le téléphone Pardi !
Oui mais non … Ils ont tous besoin de se retrouver en terre connue, de refaire leur territoire et de dormir jusqu’à écoeurement, surement pas de me voir ma grand’face !
Ceci dit, moi j’ai un tan à me construire et des salades à manger !
I’m back in life, back to reality !
Contente de vous voir vous ! Vous m’avez manqué !
Tous les joueurs ce sont sortis de cette joute avec des scratchs. On s’est tous fait un bleu au cœur et à la fierté. On en est tous ressorti pas mal plus tough aussi … Comme un peu plus de corne sur le caractère et c’est trop tard pour la râper. Le mal (ou le bien) est fait.
La poche sous l’œil de résorbera ainsi que les grinçages de dents, le sommeil polira les jugements, le quotidien adoucira les souvenirs douloureux, les bras de mon Zamouri si patient, si concilient, mettront un baume sur mes épaules et mon dos amochées, les soupers d’amis me réconcilieront avec la folie des quatre derniers mois et peinturer avec Mister Fiss me remettra les pieds sur Terre.
Bref, il était temps que ça finisse. Le party d’hier soir me l’a confirmé !
J’ai vu et entendu des choses pas jolies jolies, ma carcasse me crie de me faire masser, le petit nerfs sous ma paupière droite qui frétille comme un poisson rouge m’indique que malgré la canicule, je ne devrai résister à aucune envie de sieste, je lance un souhait au ciel de ne plus jamais remettre certaines personne sur mon chemin malgré le fait qu’ils finissent toujours par vous faire le coup de vous aimer le dernier jour de tournage, si il y avait une suite à ce péplum, je promet devant témoin qu’on ne m’y reprendra pas et surtout, surtout, qu’on est capable de grandes choses dans le milieu du cinéma au Québec. Le talent des artisans d’ici n’a d’égal que leur rigueur et leur sens de l’humour.
La gagnant de la « quote » du tournage est nul autre que notre charmant réalisateur et je le cite : -« I love you all guys and the only reason why I would shoot in China is because they’re cheaper! »
Y’a plein de façon de dire je t’aime I guess …
Et maintenant, à moi l’errance sans but dans ma petite maison douce, mal habillée, le cheveu en 4 dimensions et la morve au nez due au good’old rhume de fin de projet provoqué par l’over fatigue, les chocs thermiques AC-Canicule-AC-Canicule et le manque dramatique de légumes verts et frais. Un beau grand vide d’une semaine sans oreillette pleine de bruit pendue à mon oreille, sans cadran qui me botte le cul en bas du lit à des heures de fermeture de club, sans personne à détester, sans cœur qui bat la chamade par peur de faire attendre, sans problèmes à régler …
Rien !
Le seul spleen réside au fait que je m’ennuierai ferme de mes merveilles, toutes ces merveilles qui m’ont accompagnées tout au long du périple et qui ont été avec moi 5 jours semaine, collées, collées. Là, pus rien …
Vous me direz y’a le téléphone Pardi !
Oui mais non … Ils ont tous besoin de se retrouver en terre connue, de refaire leur territoire et de dormir jusqu’à écoeurement, surement pas de me voir ma grand’face !
Ceci dit, moi j’ai un tan à me construire et des salades à manger !
I’m back in life, back to reality !
Contente de vous voir vous ! Vous m’avez manqué !
dimanche 4 juillet 2010
C'est fini
J'ai chanté ça toute la journée de Vendredi dans ma tête, pour ne pas me faire trucider par mes amis de travail, pour célébrer la fin du tournage le plus difficile qu'il m'a été donné de faire en 26 ans.
Mais après avoir donné des bizous à ceux et celles qui ont partagé l'aventure de presque 4 mois, je suis rentré chez nous et mon Mister Fiss avait fait son déménagement et passait sa première soirée dans son appartement (à 4 coins de chez nous).
La maison était étrangement trop tranquile pour une fille qui venait juste de faire des saluts en masse ...
Oh le coup de poing ...
Dernier petit bout de cordon ombillical à couper mais le ciseaux était pas bien aiguisé ...
Me suis noyée dans mes larmes, assise par terre dans le salon, à brailler, morve au nez, tous ces grands départs.
Chuis nulle pour les aurevoirs, imaginer la gérance des adieux ...
dimanche 27 juin 2010
Liberté on wheels
Toyota Corolla 1996, 287 mille kilomètres, bleu marin et rouille, en presque bon état, à vendre maintenant pour 700 beaux dollars.
Signez ici, voici les clefs, voilà le travail.
Top là !
Marché conclu !
Merci beaucoup !
Et c’est ainsi que Mister Fiss, à deux semaines de son grand départ du nid familial douillet, cocon duveteux s’il en est un, se retrouve fier propriétaire de sa première caisse, monument de satisfaction et d’amour-propre, « chick magnet » et plus-value de virilité, liberté on wheels avec un très grand L.
Dans deux semaines mesdames et messieurs, Mister Fiss sera officiellement un Homme.
Un homme qui paye son loyer et ses comptes.
Un homme qui empile des papiers supposément importants et les règlent une fois par mois, peut-être.
Un homme qui gère son horaire et qui n’a pas à puncher.
Un homme qui dirige sa vie comme bon lui semble.
Un homme qui décidera de lui-même s’il abuse ou s’il se calme.
Un homme qui devra s’organiser lui-même, sans aide ou rappels.
Un homme qui apprendra surement à la dure comment remplir son frigo.
Un homme qui saura faire la part des choses, je le souhaite.
Un homme qui rentrera dans le système, Belair, Hydro, Vidéotron, Banque Nationale, Gaz Métro, Provigo, Uniprix, Jean-Coutu, Impôts Québec, Canada, AQTIS, IATSE, Castonguette et Permis, j’en passe …
Un homme qui travaillera fort, du mieux qu’il le peux, tant qu’il le pourra.
Un homme qui visitera sa mère, boulottera avec son père.
Mon homme , mon fils.
Maintenant qu’il a son appart, son char, sa job, son coloc et sa vie, ne manquerait plus qu’une bru et des petits enfants !
Ça peut attendre, faut commencer par toper le 300 Kilo avec sa bagnole dans des voyages qui forment la jeunesse, dans des trips de Paint ball qui solidifie la gang, dans des aller-retours de jobs à l’extérieur qui vous forgent l’expérience et quelques tours chez le garagiste,son nouveau meilleur ami pour l’année à suivre, qui rappelle que la liberté a bel et bien un prix.
Profites-en belle face ! Vay Fangio !
Signez ici, voici les clefs, voilà le travail.
Top là !
Marché conclu !
Merci beaucoup !
Et c’est ainsi que Mister Fiss, à deux semaines de son grand départ du nid familial douillet, cocon duveteux s’il en est un, se retrouve fier propriétaire de sa première caisse, monument de satisfaction et d’amour-propre, « chick magnet » et plus-value de virilité, liberté on wheels avec un très grand L.
Dans deux semaines mesdames et messieurs, Mister Fiss sera officiellement un Homme.
Un homme qui paye son loyer et ses comptes.
Un homme qui empile des papiers supposément importants et les règlent une fois par mois, peut-être.
Un homme qui gère son horaire et qui n’a pas à puncher.
Un homme qui dirige sa vie comme bon lui semble.
Un homme qui décidera de lui-même s’il abuse ou s’il se calme.
Un homme qui devra s’organiser lui-même, sans aide ou rappels.
Un homme qui apprendra surement à la dure comment remplir son frigo.
Un homme qui saura faire la part des choses, je le souhaite.
Un homme qui rentrera dans le système, Belair, Hydro, Vidéotron, Banque Nationale, Gaz Métro, Provigo, Uniprix, Jean-Coutu, Impôts Québec, Canada, AQTIS, IATSE, Castonguette et Permis, j’en passe …
Un homme qui travaillera fort, du mieux qu’il le peux, tant qu’il le pourra.
Un homme qui visitera sa mère, boulottera avec son père.
Mon homme , mon fils.
Maintenant qu’il a son appart, son char, sa job, son coloc et sa vie, ne manquerait plus qu’une bru et des petits enfants !
Ça peut attendre, faut commencer par toper le 300 Kilo avec sa bagnole dans des voyages qui forment la jeunesse, dans des trips de Paint ball qui solidifie la gang, dans des aller-retours de jobs à l’extérieur qui vous forgent l’expérience et quelques tours chez le garagiste,son nouveau meilleur ami pour l’année à suivre, qui rappelle que la liberté a bel et bien un prix.
Profites-en belle face ! Vay Fangio !
Libellés :
Bonheur pur,
Éducation,
Famille,
Hom-Fam
dimanche 20 juin 2010
The EDUCATOOOOR contre la machine à monstre
Elle existe réellement, elle est très prolifique, très efficace.
C’est une machine aux allures de matrice infernale qui englobe tout un monde pas toujours visible à l’œil nu et qui fait plus de ravages qu’on voudrait bien le croire.
Malheureusement, c’est pas un p’tit suit rouge et une cape au vent qui risque de changer quoi que ce soit, let’s face it …
Par contre, une bonne dose de râlage n’a jamais fait de tord à personne et je crois que je suis spécialement mûre pour une cession défoulatoire maintenant qu’un des suppôt de la MàM ( Acronyme de Machine à Monstre, merci …) est enfin parti de notre beau tournage. Il était temps …
En bref, la machine existe dans le monde du cinéma et dans le fabuleux milieu du spectacle en général, musique, théâtre etc.
Elle prend en son sein une multitude de jeunes gens beaux, talentueux, charismatiques, égocentriques et exhibitionnistes et leur font faire pas mal n’importe quoi tout en faisant miroiter que le chemin de la gloire est à porté de la main et le sac de fric à un rôle près.
Tant qu’ils sont gentils et qu’ils acceptent tout ce que les réalisateurs leur impose ou leur indique, même ce qui n’était pas prévu, pas sur le contrat, pas dans le wish-list, pas dans leurs cordes.
Ces jeunes thesbiens se verront promettre trois millions de projets dont certains qui fonctionnent et qui les mèneront au début d’une lancée céleste et c’est là que la MàM ramasse tout ce qu’il y a de laissés pour contre, les sans familles, ceux et celles venus de milieu de pockés et de naïfs en quête d’amour universel, les trop fragiles, sans oublier ceux et celles qui font des come-back après être tombés dans le stupre et la luxure (et que je te sniffe un beau million par ci et que t’en joue un beau cinquante mille au casino par là et que je t’achète un char à toé, une maison pour toé et ainsi de suite …) mais dont on pourrait encore tirer quelque chose …
La fameuse MàM a dans son staff une nuée de vautours qui réussissent en apparence sans efforts à faire croire dur comme fer aux acteurs et actrices maintenant un peu connus qu’ils ont pleins de besoins que l’on doit assouvir, pas le plus vite possible mais bel et bien im-mé-dia-te-ment, comment ça que c’est pas déjà faite, parce qu’ils sont dorénavant des êtres suprêmes, qu’ils ne devraient s’entourer que du best en tout temps.
Difficile de rester la tête froide devant autant d’attention, de fric et de piédestaux.
Les qu’en dira-t-on peuvent vous schtroumpher votre superbe début de carrière mais une réputation de bad girl ou de bad boy c’est bien aussi mais c’est de l’ouvrage, vous êtes ce que vous conduisez, on vous aime si vous aimez le bon monde, vous êtes dans un rôle en tout temps, la diète est votre religion et votre entraineur personnel est votre meilleur ami. Le staff vous rappellera sans répit que les seuls qui ont droit au secrets personnels c’est EUX. On ne donne pas d’entrevue au premier venu, on ne se vide pas trop le cœur avec les gens au boulot, les amitiés sont systématiquement louches et les cigarettes peuvent vous mettre un terme à un contrat ultra lucratif le temps de tirer une puff. Les paparazzis sont là au détour quand l’envie irrépressible de se fouiller dans le nez vous prend et gare à vos dames de ménage qui voudraient bien échanger un petit secret contre quelques milliers de dollars …
Et c’est là que les jeunes pourtant pleins d’une belle énergie mue par l’espoir d’une ébauche de vie idyllique se transforment doucement en êtres paranoïaques et anxieux, méfiants et faux-nez, toujours en représentation de ce qu’ils ne sont pas vraiment, se faisant sécher les dents plutôt que de sourire, prenant la pause plutôt que de chiller avec les potes, énonçant des âneries insipides plutôt que de donner libre court à leurs discours propre, se diluant lamentablement devant les gens normaux et équilibrés qui se donnent le droit de dire ce qu’ils pensent …
Jusqu’au moment où ils deviennent enfin de vrais monstres, craquants sous les barèmes et les conditions. Mais c’est souvent suite au fait que le mot NON n’a plus sa place, que les agents, le casting, les producteurs se vautrent dans des demi-vérités et des semi-mensonges, que ces jeunes là devenus adultes n’on plus jamais le pouls de la vrai vie.
Quand dans la vrai vie un tech arrive en retard d’une heure et plus, on lui donne de la marde. Pas ma vedette.
Il s’en criss et en rajoute en prenant son temps.
Quand un tech a la fuse courte, on s’explique et on règle ça OPC. Pas ma vedette.
Il s’en fout et considère qu’il a du caractère.
Quand un tech pète dans le visage de quelqu’un par inadvertance, il s’excuse et se sent mal. Pas ma vedette.
Je lui fais remarquer et il me répond : « Oh what ever. »
Quand un tech n’aime pas un autre tech, il s’arrange pour l’éviter et ne pas s’en faire. Pas ma vedette.
Il dégaine une énergie solaire à vomir dessus et dire les pires grossièretés en son honneur et ce, dès qu’il trouve une oreille nouvelle.
Quand un tech fait sa dernière journée sur un plateau et part avant les autres, on l’annonce et on l’applaudit très fort et se dit qu’on s’aime et bonjour les effusions d’amour. Pas ma vedette …
Ce fut sa dernière journée Jeudi et 5 personnes ont applaudit froidement et vite fait …
La MàM fait toujours défaut à Montréal parce que les gens sont moins « nez-brun » qu’ailleurs, croyez le ou non …
Et c’est là que l’EDUCATOOOOR a été prise d’une grande fierté qui lui a gonflé le cœur et se dit que le monde du cinéma Québecois en est un bien distinct.
C’est une machine aux allures de matrice infernale qui englobe tout un monde pas toujours visible à l’œil nu et qui fait plus de ravages qu’on voudrait bien le croire.
Malheureusement, c’est pas un p’tit suit rouge et une cape au vent qui risque de changer quoi que ce soit, let’s face it …
Par contre, une bonne dose de râlage n’a jamais fait de tord à personne et je crois que je suis spécialement mûre pour une cession défoulatoire maintenant qu’un des suppôt de la MàM ( Acronyme de Machine à Monstre, merci …) est enfin parti de notre beau tournage. Il était temps …
En bref, la machine existe dans le monde du cinéma et dans le fabuleux milieu du spectacle en général, musique, théâtre etc.
Elle prend en son sein une multitude de jeunes gens beaux, talentueux, charismatiques, égocentriques et exhibitionnistes et leur font faire pas mal n’importe quoi tout en faisant miroiter que le chemin de la gloire est à porté de la main et le sac de fric à un rôle près.
Tant qu’ils sont gentils et qu’ils acceptent tout ce que les réalisateurs leur impose ou leur indique, même ce qui n’était pas prévu, pas sur le contrat, pas dans le wish-list, pas dans leurs cordes.
Ces jeunes thesbiens se verront promettre trois millions de projets dont certains qui fonctionnent et qui les mèneront au début d’une lancée céleste et c’est là que la MàM ramasse tout ce qu’il y a de laissés pour contre, les sans familles, ceux et celles venus de milieu de pockés et de naïfs en quête d’amour universel, les trop fragiles, sans oublier ceux et celles qui font des come-back après être tombés dans le stupre et la luxure (et que je te sniffe un beau million par ci et que t’en joue un beau cinquante mille au casino par là et que je t’achète un char à toé, une maison pour toé et ainsi de suite …) mais dont on pourrait encore tirer quelque chose …
La fameuse MàM a dans son staff une nuée de vautours qui réussissent en apparence sans efforts à faire croire dur comme fer aux acteurs et actrices maintenant un peu connus qu’ils ont pleins de besoins que l’on doit assouvir, pas le plus vite possible mais bel et bien im-mé-dia-te-ment, comment ça que c’est pas déjà faite, parce qu’ils sont dorénavant des êtres suprêmes, qu’ils ne devraient s’entourer que du best en tout temps.
Difficile de rester la tête froide devant autant d’attention, de fric et de piédestaux.
Les qu’en dira-t-on peuvent vous schtroumpher votre superbe début de carrière mais une réputation de bad girl ou de bad boy c’est bien aussi mais c’est de l’ouvrage, vous êtes ce que vous conduisez, on vous aime si vous aimez le bon monde, vous êtes dans un rôle en tout temps, la diète est votre religion et votre entraineur personnel est votre meilleur ami. Le staff vous rappellera sans répit que les seuls qui ont droit au secrets personnels c’est EUX. On ne donne pas d’entrevue au premier venu, on ne se vide pas trop le cœur avec les gens au boulot, les amitiés sont systématiquement louches et les cigarettes peuvent vous mettre un terme à un contrat ultra lucratif le temps de tirer une puff. Les paparazzis sont là au détour quand l’envie irrépressible de se fouiller dans le nez vous prend et gare à vos dames de ménage qui voudraient bien échanger un petit secret contre quelques milliers de dollars …
Et c’est là que les jeunes pourtant pleins d’une belle énergie mue par l’espoir d’une ébauche de vie idyllique se transforment doucement en êtres paranoïaques et anxieux, méfiants et faux-nez, toujours en représentation de ce qu’ils ne sont pas vraiment, se faisant sécher les dents plutôt que de sourire, prenant la pause plutôt que de chiller avec les potes, énonçant des âneries insipides plutôt que de donner libre court à leurs discours propre, se diluant lamentablement devant les gens normaux et équilibrés qui se donnent le droit de dire ce qu’ils pensent …
Jusqu’au moment où ils deviennent enfin de vrais monstres, craquants sous les barèmes et les conditions. Mais c’est souvent suite au fait que le mot NON n’a plus sa place, que les agents, le casting, les producteurs se vautrent dans des demi-vérités et des semi-mensonges, que ces jeunes là devenus adultes n’on plus jamais le pouls de la vrai vie.
Quand dans la vrai vie un tech arrive en retard d’une heure et plus, on lui donne de la marde. Pas ma vedette.
Il s’en criss et en rajoute en prenant son temps.
Quand un tech a la fuse courte, on s’explique et on règle ça OPC. Pas ma vedette.
Il s’en fout et considère qu’il a du caractère.
Quand un tech pète dans le visage de quelqu’un par inadvertance, il s’excuse et se sent mal. Pas ma vedette.
Je lui fais remarquer et il me répond : « Oh what ever. »
Quand un tech n’aime pas un autre tech, il s’arrange pour l’éviter et ne pas s’en faire. Pas ma vedette.
Il dégaine une énergie solaire à vomir dessus et dire les pires grossièretés en son honneur et ce, dès qu’il trouve une oreille nouvelle.
Quand un tech fait sa dernière journée sur un plateau et part avant les autres, on l’annonce et on l’applaudit très fort et se dit qu’on s’aime et bonjour les effusions d’amour. Pas ma vedette …
Ce fut sa dernière journée Jeudi et 5 personnes ont applaudit froidement et vite fait …
La MàM fait toujours défaut à Montréal parce que les gens sont moins « nez-brun » qu’ailleurs, croyez le ou non …
Et c’est là que l’EDUCATOOOOR a été prise d’une grande fierté qui lui a gonflé le cœur et se dit que le monde du cinéma Québecois en est un bien distinct.
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THE EDUCATOOOOR
dimanche 13 juin 2010
Oooooooooh que, oh que ...
Que j'ai envie d'écrire plein de trucs
Que j'ai des billets à fignoler
Que j'ai des histoires à vous raconter
Que j'ai des potins extras à partager
Que j'ai des secrets à vous susurer au creux des oreilles
Que j'ai des fables à fontainer et des ôdes à dérouler
Mais ...
6 jours semaines c'est pas bon du tout pour bloguer
Oh que non ...
Ne boudez pas je vous en suplie
Je vous reviens dans pas long, presque reposée !
Que j'ai des billets à fignoler
Que j'ai des histoires à vous raconter
Que j'ai des potins extras à partager
Que j'ai des secrets à vous susurer au creux des oreilles
Que j'ai des fables à fontainer et des ôdes à dérouler
Mais ...
6 jours semaines c'est pas bon du tout pour bloguer
Oh que non ...
Ne boudez pas je vous en suplie
Je vous reviens dans pas long, presque reposée !
dimanche 6 juin 2010
Bout de tunnel
Un tunnel, 2 bouts, 160 guerriers, une moyenne de 200 techniciens, 17 cinq gallons de faux sang, des racks d’épées tordues, de javelots tronqués, des boucliers cabossés, des kilomètres de tapis de caoutchouc, des centaines de boites de Wet-Ones, des milliers de rouleaux de Scott Towels, du jus de bras, des postillons en masse, des ondes de walkie-talkie sur-utilisés, des milliers de pas dans tous les sens, des changements d’idées, des changements de plans, des changements de costumes, des changements de maquillages, au dessus de 300 serviettes, un service de buanderie de nuit, des douches mobiles, des lignes droites dans les moniteurs de cerveaux qui ne savent plus où diriger leurs pensées tant tout allait trop vite, des blessés, des band-aid, 2 médics de plus que d’habitude, du chaos et des grognements en trame sonore et un spectacle renversant de la part des cascadeurs d’ici et d’ailleurs, sans oublier un réalisateur complètement éclaté qui a décidé de rythmer le tout à grand coup de bâton sur un drum de fortune en hurlant dans un micro, le volume au maximum en chantant des hymnes bien personnels …17 heures par jours …
C’est la raison de mon absence ici …
Putain que je suis fatiguée …
J’aimerais vraiment crier mon amour à Valou, Lolo, MF et Hélène pour être arrivées à passer à travers ce tunnel avec brio, sans dormir, avec leurs vies trop pleines par-dessus le marché.
Vous êtes des championnes du monde et mon admiration est sans limite, ma vénération sans borne. Un quart de jour, un quart de nuit, 30 personnes qui habillent, déshabillent, recousent, lacent, réparent, classent, reclassent, plissent, trient, frottent, montent, démontent, toutes ces personnes venues de l’atelier, de chez eux, d’un autre tournage, qui sont là depuis le début ou qui ne viennent qu’une journée pour dépanner, toutes et tous je vous bénies d’un lyrisme gluant. Une mention toute spéciale pour notre Designer de Montréal qui a vu ses costumes se faire détruire sauvagement et qui a garder son sourire rayonnant et encourageant, t'es hot Sim ! Très hot ! Voilà !!!
La jolie chose dans tout ça, savez c’est quoi ?
Pas une fois on a eu à dealer avec des acteurs ou des actrices un peu chiant.
2 semaines pas de biberons, de caprices ou de demandes spéciales.
2 semaines de gros smiles dans la face des intéressés, trop heureux d’enfin pouvoir se taper sur la gueule à qui mieux mieux et de faire des saltos arrière avec triple boucle piqué. Exaltés d’enfin pouvoir montrer ce qu’ils ont pratiqué dans les derniers mois et de nous mettre ça devant les 3 caméras convoquées pour l’évènement.
Enfin pouvoir compter leurs bleus, leurs ecchymoses et leurs scratchs comme des trophées ou des médailles, comme une preuve de travail accomplis avec fierté.
Le tout orchestré par nos deux Maestres Es Pro Coordonateurs de cascade Marc Désourdy et Jean Frenette, qui lui a eu droit à un chant d’anniversaire, toutes épées dehors, de la part de son équipe de valeureux guerroyeurs paddés et ensanglantés. Le Senseï a bien failli verser une larme mais comme il est fait de métal avec un centre au sucre doux, il a réussis à se garder ça pour chez lui. Testostérone oblige …
La lumière au bout du tunnel est à 3 jours de tournage, bien rodés pour la deuxième équipe faisant un joli ménage dans ce qu’il reste à faire de plans dits de « poignées de portes » (comprendre ici tout ce qu’on appelle affectueusement les inserts et qui ne demande que des objets ou des petits bouts d’acteurs et surtout pas de jeux ou d’émotion) pendant que la première équipe retourne à la lourde tâche des vedettes de renoms déconnectées de la réalité, mesquine et délinquantes, gâtées pourries et franchement désagréables pour encore deux jours … Thank God qu’ils sont pas tous comme ça !
Juste hâte de recommencer à jouer avec les gentils et gentilles comédiens et comédiennes, leurs doublures et surtout leurs cascadeurs, nobles représentant de l’adrénaline et des millions de dollars au box office, majestueux ambassadeurs de l’humilité et du courage qui rendent les acteurs et actrices plus grands que nature.
La lumière au bout du tunnel est un follow-spot qui brille sur vous !
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