mercredi 5 mai 2010

De cinéma et de diplopie

Une copinette à moi qui œuvre dans le milieu immobilier débarque un jour sur un plateau de tournage pour venir voir de quoi tout ça a l’air, elle est curieuse voyez vous …
Elle s’imagine des choses en plus …
Que c’est glamour, que l’on ne bouffe que du caviar et que le champagne coule à flot, bref, que ça ressemble à un party de Guy Laliberté perpétuel.

Premier constat : C’est un bordel total ! Pleins de gens qui semblent essayer tant bien que mal de trouver une sortie à un incendie imaginaire en parlant dans un micro caché dans leur chandail ou comme si quelqu’un avait mis du poil à gratter dans les pantalons de tout le monde qui en plus, manipulent un objet rappelant vaguement le département dans lequel ils oeuvrent. On est loin de l’ambiance Beauty Parlour et Chill Room qu’elle aimait s’imaginer …

Deuxième constat : Tout les acteurs et actrices sont parkés dans un camping provisoire qui rappelle le côté luxueux du Festival de St-Tite ou quand les riches débarquent au très chic Sainte-Madeleine et, par le fait même, on ne les croise que très peu. En plus de ne pas être très loquace avec des rouleaux sur la tête ou un body make-up bien sal pour les besoins de la prochaine scène. C’est que, vois-tu ma Judith, ils n’ont pas envie de te parler parce qu’ils ne te voient pas dans leur salon sur un écran plat, eux … Le cours de l’immobilier au Québec, très peu pour eux …

Troisième constat : Pourquoi donc que l’actrice, finalement sortie de la shop à saucisse maquillage-coiffure-costume après 2 heures, a-t-elle plusieurs jumelles ? Même chose pour l’acteur, il a des clones ou quoi ? Pourquoi cette petite femme est-elle habillée comme le petit garçon qui est supposé se lancer dans l’eau tout à l’heure ? Mais qu’est que c’est que ce foutoir ? Je vois double ou quoi ?
Mais noooooooooon …
Y’a l’actrice, sa « stunt double » pour aller se casser la gueule à sa place et la faire passer pour ultra athlétique, sa « body double » pour qu’on filme des plans qui contiennent tout sauf son joli visage et son indéniable talent pendant qu’elle va faire autre chose qui ne requière qu’elle et il y a sa « SSE Body double » pour les scènes de tout-nu qu’elle ne fait pas parce qu’elle ne veut tout simplement pas se foutre à poil ou parce qu’elle est complexée de son manque de fesses triché avec brio par le département des costumes dans les autres scènes où il est exposé mais habillé. J’oubliais la doublure lumière affectueusement appelée « Stand-in » qui prend la position sur le plateau pour aider les dudes de l’éclairage pendant qu’on fini de la rendre fabuleusement parfaite … Mais non Judith, t’as pas besoin de nouvelle lunettes !

Quatrième constat : Coudonc, c’est donc ben long vos journées vous autres !?!?! Bon allez, je retourne à ma vie, j’en ai assez vu, vous êtes tous fous !
-Ben quoi … on a même pas été lunché encore Judith ! Judith ! Reviens !

Elle est partie, elle et son char propre, sa valise, son laptop, son rang de perle, son bureau avec des cutes photos de sa fille et elle ira à son cours de pilates comme tous les mercredis que la vie lui apporte et elle n’aura pas de poches sous les yeux ni mal au dos, sa diplopie disparaissant déjà. Et elle ne côtoiera jamais d’éléphants ni de nains champions de la WWF ni de spécialiste de la musculature spirituelle, de graphiste 3D , de bâtisseurs de sandwichs géants et encore moins des fabricants d’armures médiévales !

À moins qu’elle ne leur vende un condo …

dimanche 2 mai 2010

Si vous ne l'aviez pas vu ...

Il est temps de courir au vidéo et de vous louer ceci :



Dans la lignée des films qui vous font décrocher du temps pour au moins deux bonnes heures, je crois pouvoir affirmer sans doute que c'est un des plus beau et un des plus poétique qu'il m'a été donné de voir.

samedi 1 mai 2010

Le cercle: Djouly

Quand on a la chance ultime de pouvoir se vanter que l’on a des amis, arrive un temps où il se forme un cercle autour de soi.
Un beau rond, chaud, doux, avec ses irrégularités, ses contours, ses détours et son amour perpétuel qui se régénère au fil du temps, tissé serré ou crocheté lousse, selon le besoin, comme un beau chandail hybride dont on ne se lasse pas et qui passe à travers les modes avec brio …

Le mien, de cercle, est constitué de maillons nécessaires, parfois reliés, parfois entortillés, d’autres fois franchement déconnectés et sans rapports aux uns les autres.
Toute fois, le hasard a fait que la plupart de mes tendres amis appartiennent tous au même monde, celui du boulot et que d’amis d’enfance, il ne m’en reste qu’une seule que je continue de torturer de bizous et d’amour inconditionnel quand les agendas ne sont pas trop obèses d’activités et d’obligations …
Facebook ayant largement contribué aux retrouvailles virtuelles, je « revois » des gens que j’ai côtoyé au secondaire et dont la vision rafraichissante de ce temps (pourtant noir et glauque dans ma tête) me ravie et me rassure un peu sur ce que j’ai laissé comme souvenir à mon entourage de jadis. Je me croyais plus dark et sinistre que je ne l’étais vraiment … Good !

Ceci dit, mon cercle vital est constitué de gens si différents, si spéciaux, si intéressants de par leur condition et leur nature distincte que je considère franchement faire partie des gens plus que choyé. C’est tellement varié et touffu que ça leur prendrait un billet chacun pour essayer, je dis bien essayer, d’en faire un genre de tour.

Mais Matt le Gaulois a eu le sien, Jen-Jen a eu sa mention honorable déjà or, je crois être en mesure de m’égosiller sur la nature de ma tendre Djoulhy Del Haval qui laisse parfois sa trace sur ce blog en commentaires.

Mesdames et Messieurs, mon cercle a en son sein une réincarnation de la Reine Marguerite de Valois ou un truc du genre … D’une classe et d’une éducation irréprochable, un côté mystérieux trop souvent confondu avec l’austérité, la personne la plus concise et la plus fiable de l’univers entier ayant pour grandes qualités la précision et la loyauté, des joyaux trop rares dans l’industrie et dans la vie en général, avouez le ! Cette même petite bonne femme a une générosité que je qualifierais d’abyssale et une capacité à voir le mal partout pour finalement se trancher le visage du plus joli sourire possible quand finalement tout ne va pas si mal que ça … C’est une approche complètement thérapeutique de la vie, une auto-défense de métal pour des conclusions heureuses. Elle compte plus de soulagements que de déceptions c’est certain !

Cette Djouly d’Outremont a la voix douce, le mot juste, la mémoire aiguisée,le bon livre, la référence exacte, des connaissances perdues, l’amour Victorien, la maternité soucieuse et des technos-phobies attendrissantes, comme un cocktail-mix de vieille dame indigne et d’adolescente pécheresse. C’est une archiviste à l’annotation rigoureuse, au boulot comme dans la vie. Elle aurait fait une inspecteure (fuck you correcteur Windows, je mets un E quand même à inspecteur) de police incroyable …
Une patronne délurée l’a déjà accusée d’être le genre qui ne passait pas ses notes de cours à une élève coupable de « foxage » d’école en disant « -T’avais juste à venir au cours ». On a ri très fort surtout quand elle a avoué que c’était en plein ça ! C’est que derrière cet air un peu sévère se cache un être toujours prêt à la franche rigolade et à la moquerie suave et distinguée. Une belle grande singularité de 5 pied 2 !

Dans un milieu où tout le monde a une grand’yeule, où la majorité bouffe de l’air et prend trop de place, ou la joke de pet est reine et où la vantardise et le pétage de bretelle font figure de critère d’engagement, ses aspirations à la perfection dans le geste, sa grande écoute et son amour des fleurs sont comme un spa pour l’âme. Calme, reposant.
Son amitié tardive, dosée égale depuis 4 ans maintenant comme un soluté vital, ne me fait regretter qu’une seule et unique chose; que tout ça n’aie pas commencé plus tôt.

dimanche 25 avril 2010

L'inspiration est une drôle de bête

Bien évidemment que je n’ai qu’une seule et unique envie, celle de me vider le cœur et de vous parler de ce qui se passe dans mes semaines de 77 à 81 heures.
Bien évidement que le décompte petits et grands bonheurs versus les irritants est bien inégal.
Tout ça aurait pu être une expérience fascinante, un thrill of a life time …
Travailler fort ne me fait pas peur, y laisser un peu de mon dos et me faire une collection de poches sous les yeux ne me freine pas dans mes élans, dormir moins que la moyenne ne m’atteint presque pas si tout ça se fait dans la joie et la bonne humeur. Mais …

Le bruxisme est en train de me façonner une mâchoire plus carrée qu’à l’habitude et je me tâte à savoir si je n’aurais pas, par hasard, quelques talents en vaudouisme pour donner des crampes de mollets insupportables à ceux qui le mérite et je sais que partout dans le monde, que ce soit dans les tours à bureaux, les plateaux de tournages, les chantiers de constructions, les hôpitaux, les marchés, les navettes spatiales, ça ne prends qu’un seul fruit pourri pour gâter un panier complet et que trop souvent, personne n’aura envie de se salir les mains pour le retirer et ainsi éviter une bouillie informe qui laisse des odeurs fétides et des souvenirs troublants …
Engagez vous qu’ils disaient …
Endurez vous qu’ils disaient …

Le plus fabuleux dans tout ça c’est que je sais pertinemment que je travaille en ce moment sur un film qui en  deviendra un culte … Crimpuff que ça va être beau !

Encore plus faramineux est le merveilleux support des gens que j’aime autour de moi.
Je ne suis bonne dans ce que je fais que parce que je m’entoure des plus hots et des meilleures, c’est ma plus grande qualité !

Entre temps, je me lève et tout le monde dort, je reviens à la maison et tout le monde est déjà couché, en vrac, j’essais tant bien que mal d’avoir des news du monde la fin de semaine et je fais une surconsommation gargantuesque de Facebook et de Twitter le Dimanche pour savoir ce qui ce passe du côté de la blogosphère. J’ai manqué DJ Sneak au Stéréo, le joyau des DJ de Toronto et j’ai acheté son œuvre complète sur Itunes pour me venger de mon manque de vie de nightlife, je constate que le printemps s’installe du mieux qu’il peut en faisant exploser des bourgeons joyeux là où il peut, rempli les vitrines des magasins enorgueillies de couleurs criardes et voyantes, ce même printemps amène avec lui son lot de nouvelles tendances au genres un peu douteux à mon goût avec des relents de 90’s , des tailles hautes et des gros imprimés floraux filandrés or et argents … est-ce bien nécessaire ?

Mantra de la semaine :
« C’est pas parce que c’est à la mode que ça va bien à tout le monde »

Dans le même ordre d’idée, j’aimerais faire comprendre à la gente féminine fashionista et victimes de la mode que les COLLANTS BLANCS, OFFWHITE OU BEIGE C’EST JOLI SEULEMENT SUR LES PETITES HAÏTIENNES DE 6 ANS QUI VONT À LA MESSE LE DIMANCHE OU SUR LES BOUQUETIÈRES DE 10 ANS DANS LES MARIAGES ITALIENS !!!
Ça fait des grosses cuisses, des grosses chevilles et ça moule la cellulite ! C’est lette même sur Gisèle Bundchen !
Si il y avait une « Fashion police » vous auriez un ticket de 250.00$ et vous seriez en probation pour un an minimum pour polution visuelle agravée. Sachant que ces même demoiselles font surement parti du groupe qui juge sévèrement les hommes portant des bas blancs dans leurs chaussures, je me fais l’avocat du Diable et interdis le port de ce tue-l’amour par excellence qu’est le collant anyway !

Merci de m’avoir écouté …

dimanche 18 avril 2010

Il est de ces vracs ...

Qu’on voudrait défoulatoires parce qu’on ne peut pas dire du mal de notre job, particulièrement du film sur lequel on travaille …

Qu’on voudrait purgatifs parce qu’on se rend compte qu’on fait souvent les mêmes gestes, les mêmes choix sachant pertinemment que c’est mauvais pour nous …

MAIS ! Je viens de prendre la décision ultime de virer la cabane de bord !!!
Je ne me ferais pas prendre la langue trop bien pendue, le fiel venimeux et le cynisme trop athlétique, non ! Je vais plutôt faire un grand vrac des choses qui nous font rire, qui nous remonte le moral et qui nous rappelle qu’on a déjà vu pire ! Je vote pour la pensée positive et les fou-rires !!!

Et ça va comme suit :

-Dans la catégorie vidéos sortis des boules-à-mites qui nous font hurler de rire soit par leur débilité, leur côté anti-temporel plein de drogue voici mes préférés :
a-Anita et Fidel pour leur grande complicité et les confessions touchantes.
b-Lynda Tremblay qui m’a donné tant de fou rires dès que je passe dans un coin déco de quincaillerie.
c-Gregorius qui fait découvrir les folies Gay au peuple Finlandais dans les années sombres de la tolérance.
d- La voix et la ritournelle d’Éduard Khil, baryton crooner Russe qui voit sa carrière relancée par la magie de Youtube.
e- Une bamba comme vous n’en avez jamais vue avant.
f- Un air du nouvel an par un boyzband Russe qui me rappelle pourquoi j’haïs le temps des fêtes.

-Dans la catégorie humour sauce Américana ou UK, voici des perles fabuleuses sorties d’un peu partout :
a- Une première dans les années 70 , l’émission Newly wed game et sa plus fabuleuse participante, un classique dorénavant, toujours dans mes favoris en cas de manque de confiance en soi …
b- Comment résister à cette chanson et au message qu’il véhicule, surtout venant de mon chanteur pop préféré ?
c- Mon héros, Grand Prêtre de la mauvaise foi, King de la grossièreté joyeuse qui prend le pari d’aller jouer dehors avec un champion de la survie, c’est à ne pas manquer.
c- Le site qui me donne l’occasion de me repasser en loupe ma série sitcom fétiche des années 90 avec les mamies les plus hots du monde.
d- Tout au complet partout de ce Monsieur me fait me rouler par terre, TOUT ! Dommage qu’il soit parti au ciel …
e- Lui il est hystérique et il est au Saint-Denis dans pas long … juste pour son look ça vaut le déplacement, on est loin des jeans et des t-shirts de Louis-José …

Bon, voilà pour les remonte-morals qui ne font de mal à personne … et quand on en peu plus … voici la chatte à boutte qui nous fait un bien immense même si elle vient d’ici au préalable.

Si par un moment trop chargé de rage ou de sentiment d'injustice profond, on se rappelle ce qui se passe en Haïti, on se remet en tête qu'on est pas neuro-chirurgien, qu'on ne nourrit pas les affamés et qu'on ne contribue pas à la recherche sur le sida , ça remet les choses en perspective et en cas d'urgence ultra-ultime , on y va pour ceci : Beaume par excellence de la rate dilatée !

Bonne semaine mes amours chéris dont je m'ennuie, il y aura ici un billet par semaine jusqu'à la fin du mois de Juin parce que 77 heures par semaines minimum, c'est pas vargeux sur l'inspiration je vous le concède !
À Dimanche prochain ! xxx

dimanche 11 avril 2010

Pas de danger ...


Serial Stepperz Demo Glazart from Lekameleon on Vimeo.

Pas de danger que je croise ce genre de soirée dans notre belle ville ... Comme si on boudait ce genre ou peut-être que c'est moi qui suit "Out" et qui ne passe pas à autre chose ...
Mais purée de purée que ça m'impressionne !!!

Diable de Tazmanie et autres bourasques type mur du son

Première semaine de tournage achevée.
Imaginez une image arrêtée sur un visage de femme entouré de longs cheveux flottants dans les airs et tous dans la même direction , des yeux fermés par un réflexe de protection, la bouche en rictus dans le même sens que les cheveux et un élan de vitesse de la lumière dans la peau des joues et vous avez une impression de ce que je ressens ce matin.
Un p’tit tour en Glamorous Glennis de cinq jours !

Rien ne semble simple sur ce projet, pourtant si on prend un paquet de gens d’ici qui ont travaillé maintes fois ensemble, toujours avec des gens venus d’ailleurs avec leurs bagages d’expérience respectifs, leurs spécialités et leur bonne volonté, avec un patron qui me semble être un croisement raffiné du Diable de Tazmanie et d’une Star de Bollywood à l’imaginaire digne de tous les Windsor McCay et Lewis Caroll de ce monde et affublé d’un humour de Monty Python pour couronner le tout, je crois sincèrement que c’est le genre de projet qui nous laisse ce choix-ci :
Ou c’est le nirvanah ou c’est la cata !

J’opte évidement pour la première option mais pour l’instant, j’ai comme la vague impression que cette première semaine de tournage m’est passée dessus comme un troupeau de mammouth sentant le feu de la Savane au loin.

Le Monsieur Maitre Lumière venu de la Californie ensoleillée nous a admis que ce genre de chaos joyeux et/ou confus ne tiendrait pas la route dans son bout de pays et que les journées ne se feraient pas, que seul une grande flexibilité et une grande tolérance à l’ambigüité de la part des artisans-techniciens pourra faire en sorte qu’on se sortent tous indemnes de ce tour de manège dans lequel on vient de s’embarquer pour trois beaux mois et que ça l’impressionne beaucoup.
Lui on l’aime ! C’est un gentil ! Il trouve toutes les blagues de son équipe très drôles, il est content d’être là et il fait un sacré boulot en plus de rendre les gens et les décors beaux !

Ceci dit, ce qui fait la différence de tourner dans un bout de planète où les gens ont une culture cinématographique autant technique que productive et créative, c’est que les gens qui se retrouvent en bon deuxième avec des boss venus d’ailleurs sont aussi des boss sur les productions Québécoises et que ce sont en plus des gens habitués aux vaches maigres et aux débrouillardises pingres mais lumineuses d’inventivité, une autre merveilleuse raison de ne pas trop couper dans les $$$ pour les productions d’ici.

Je continue de vanter les productions venues d’ailleurs avec leurs budgets faramineux (voir parfois gênants) pour les défis qu’ils nous ont fait relever. C’est pas avec les Filles de Caleb que j’aurais appris à « riguer » des trous de balles de fusils ou à trancher la tête d’une actrice ou à faire mourir un explorateur gelé et mauve ou à envoyer au ciel un Spartiate victime d’un monstre ultra-violent. Je n’aurais pas tourné à Pragues, à Bangkok ni au Maroc et encore moins en Chine. Je n’aurais pas eu à devenir un monstre d’organisation et de multi-tasking et je ne manipulerais que des jeans et des t-shirts, jamais de casques de guerre ou protège-tibia en faux métal décorés de pierreries plastiques venu de fournisseurs obscurs que seuls les pitounes du costume connaissent.

Bref, en coup de vents et bourrasques, claques sua yeules suivies de bizous, courses effrénées doublés de fous-rires gras, installer l’intimité AVANT la complicité (Bonjour, mon nom est Shirley, veuillez me laisser vous replacer la bizoune dans votre perizoma pour cette prochaine prise de la caméra, il semblerait qu’elle n’est pas au même endroit que tout à l’heure et ça pose un problème de continuité…) et surtout, se rappeler que derrière le Diable de Tazmanie se cache un colosse de talent brut et qu’au fond, ce qui compte, c’est qu’on en sorte vivants et fiers, pas trop matraqués, l’égo pas trop scratché vu qu’on l’a laissé à la maison et d’ouvrir grand les yeux devant le produit fini l’an prochain …

D’ici là, le tourbillon, la cohue, la pagaille et les chambardements règnent en Rois et Maitres sur nos longues journées qui se finissent toutes par un one-man standing-ovation de la part de celui qui crée toutes ces confusions colorées. Il est heureux.

Tant mieux …

vendredi 9 avril 2010

Paraitrait que ...

Qu'on ne peut plus laisser de messages ici ...
Que les articles se font rares ...
Que la bonne femme se musèle un peu plus vu qu'elle ne peut plus parler boulot sans risquer le goulag ...
Que les technicalitées de son hôte Bloguien font des leurs ...
Que la wanna-be écrivaine fait 17 heures par jours ...
Qu'elle file cheap de délaisser son lectorat ...
Qu'elle se fait des liquid-lunch en finissant la partie informatique de sa job le soir quand tout le monde dort ...
Qu'elle a plein de fausse bouette dans ses souliers ...
Qu'elle a le cheveux archi-sec et en broussaille ...
Qu'elle a un urgent besoin de manucure ...
Que son nerfs sciatique soigneusement étiré recommence à faire le capricieux ...
Qu'elle pratique son imitation d'accent Indien de l'Inde, le seul qu'elle ne maitrisait pas trop bien ...
Que son amie Jen-Jen porte en son sein une Karatéka-Tigresse déchainée ...
Que son Zamouri est débordé ...
Et que son Mr Fiss risque de se ramasser sur le même plateau de tournage qu'elle ...
Grosso Merdo , paraitrait que tout va trop vite !!!!
Un genre de "Broue-dans-l'toupet" colossale !

dimanche 4 avril 2010

Effet dernière minute

Des fois je me demande si de toujours tout faire à la course, à la hâte et en panique ça ne conditionnerais pas mon cerveau et ma vie …
Comme si l’urgence me permettait de mieux réfléchir, de mieux m’organiser.
Comme une étincelle de last call et de son drink décisif, j’y vas-tu, j’y vas-tu pas …
La même adrénaline en moins héroïque que celle des pompiers mais tout aussi efficace se lance dans mes veines et rend mon hémisphère gauche hyper-absorbant et le droit ultra sémillant. Un petit footing-cérébral revigorant quoi …

Pourtant c’est une relation amour-haine entre moi et cette procrastination Olympique.
Parce qu’elle n’est pas née la personne qui me fera paraître « pardue » et brouillon !!!
Je travaillerai sans relâche le jour et la nuit s’il le faut mais j’aurai des réponses à vos questions et solutions à vos problèmes quand vous aurez vos pattes dans mes plates bandes ! Chef de département oblige ! Orgueil force !
Mais me bourrer le crâne à la va-vite ne m’aide pas trop trop à me faciliter la tâche côté par-cœur et c’est là que le bât blesse tabouère !

Ceci dit, cette fébrilité me force tout de même à poser des gestes prompts et précis.
Zéro droit à l’erreur ! Et c’est là que l’orgueil embarque et fait des merveilles.

Mais j’ai déjà les rotules au plancher et on commence pour vrai demain.
Je souhaite allègrement ne pas assister à un show à grand déploiement ayant pour thème l’Improvisation Mixte et Changements Surprises parce que la Miss Shirley risque d’avoir son air hébété, bouche entre-ouverte et son flat line dans l’œil qui lui donne cet air pas trop joli de poisson mort et qui ne rassure en rien les Big Boss venus ici en espérant être entourés de professionnels efficaces et énergiques !

On verra bien comment cet encéphale embrumé qu’est le mien réagira à toute cette effervescence de dernière minute et les multiples branle-bas de combats en vue …
C’est à ne pas manquer !

samedi 3 avril 2010

Première

La première fois
C’est toujours pareil
Quelque soit l’âge
L’endroit
Le feeling
Le danger
Le plaisir

La première fois
C’est toujours paniquant
Quelque soit le temps
La préparation
Le par-cœur
L’envie
La passion

La première fois
C’est toujours un peu raté
Quelque soit le contrat
L’enjeu
La chance
La poisse
Le momentum
Les gens

Que ce soit en amour ou au bureau
Dans une tour ou sur un plateau
La première journée
C’est toujours un peu une cata annoncée
Mais ça y’est … c’est passé !

Poème de niveau 6ième année B bien senti de la part d’une Shirley déjà très occupée